PG 21
Pour un nouveau parti politique à gauche

Pour la République Sociale, PRS regroupe des femmes et des hommes de gauche impliqués dans des engagements
associatifs, syndicaux ou politiques différents. Ils font fonctionner collectivement l'association comme un outil de formation, d'élaboration programmatique et d'action militante pour proposer le
projet de la République sociale en France, en Europe et dans le monde. Ils contribuent ainsi à la formation d’une culture commune à gauche et à la construction indispensable d’une nouvelle unité
de la gauche ainsi qu’à la rénovation du fonctionnement et du programme des partis qui la constituent.

Le nouveau traité européen
Dernier livre de Jean Luc Mélenchon.
Pour comprendre
et réfléchir
sur l'orientation d'une véritable gauche
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Meeting front de gauche
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entretien
Jean luc Mélenchon
Front de gauche contre eurolibéralisme
Pour Jean-Luc Mélenchon, dont le Parti de gauche tient son congrès la semaine prochaine, « un projet de rupture avec le capitalisme n’est pas compatible avec les traités européens en vigueur ».
L’année 2009 est pour vous celle de tous les dangers ?
Jean-Luc Mélenchon. Ce sera à coup
sûr une année terrible pour la France et pour le reste de l’Europe. Nous nous dirigeons à la fois vers une situation de tension sociale et économique sans précédent et vers une situation d’impuissance politique des gouvernements également sans précédent. Mais cette dernière résulte aussi de l’incapacité de la gauche à proposer une alternative.
Quel devrait être le rôle des partis politiques dans les mouvements sociaux tels que la journée du 29 janvier, qui semble une date déterminante pour la riposte ?
Jean-Luc Mélenchon. Il ne faut pas considérer le mouvement social comme un supplétif de l’action politique. Les partis doivent offrir une perspective politique aux actions. On entre plus difficilement dans la lutte quand celle-ci ne semble pas avoir de débouché politique. Le paysage est en train de bouger dans la mesure où les communistes et le Parti de gauche commencent à proposer une alternative qu’est le front de gauche, en rupture avec l’Europe libérale.
Mais au-delà du front uni pour les européennes, quel projet entendez-vous construire Die Linke à la française ?
Jean-Luc Mélenchon. Vous allez trop fort. Le front de gauche est inscrit dans une réalité politique, électorale, marquée par des rendez-vous. Un projet formulé dans le vide, sans tenir compte des étapes et des réalités politiques, serait sans issue. Quelle est la clé de la situation pour des gens qui croient à une transition démocratique ? Il faut d’abord vouloir une transition, si l’on se contente uniquement de la réformer à la marge…
Vous n’êtes pas un réformiste alors ?
Jean-Luc Mélenchon. Je n’accepte pas l’opposition révolutionnaire-réformiste. Se disent réformistes ceux qui veulent laisser entendre qu’ils ne toucheront à aucune des règles de base du capitalisme. Mais est-ce cela le réformisme ? Il existe des réformes radicales, comme, par exemple, constituer un pôle financier public en nationalisant toutes les banques. Il faut être en rupture avec le capitalisme. Pour que ce projet commence à prendre corps, il faut trouver les forces pour le porter. Ce projet-là n’est pas compatible avec les traités européens en vigueur. 80 % de nos lois sont transposées de directives européennes et 100 % de nos lois doivent être en accord avec les traités européens. Qui accepte ces derniers en accepte les conséquences nationales. C’est pourquoi ce n’est pas un acte artificiel que de dire que la constitution d’un front de gauche proposant une alternative à la situation actuelle en France commence par le refus du traité de Lisbonne. La domination sociale-libérale sur la gauche est un empêchement à la victoire de la gauche.
Comment entendez-vous renverser la domination sociale-libérale ?
Jean-Luc Mélenchon. Tout simplement en la battant sur le plan électoral. Le NPA (Nouveau Parti anticapitaliste, appelé à succéder à la LCR) répond qu’il n’y a pas d’urgence à l’élection européenne et qu’il n’est pas envisageable de gouverner avec les socialistes. Or, il n’est pas question de gouverner sous la domination des sociaux-libéraux. Donc, pour cela, l’opinion, les citoyens doivent intervenir. Et ils peuvent le faire dans le cadre des élections européennes. Nous ne connaissons pas d’autres manières de renverser la tendance que le suffrage universel. Le front de gauche a pour vocation de battre la droite et de passer en tête de toute la gauche. Pour y arriver, il n’y a pas mieux que le rassemblement de toute l’autre gauche. Un rassemblement le plus large possible inclut tous ceux qui ont refusé clairement le traité de Lisbonne. Je suis opposé à tout accord avec le PS aux européennes, puisqu’il réclame la ratification du traité de Lisbonne dans son programme.
Die Linke, parti de la gauche allemande né de la fusion entre le PDS, de tradition communiste, et des sociaux-démocrates de gauche, est une formule politique à laquelle vous vous référez souvent. Est-elle un modèle pour vous ?
Jean-Luc Mélenchon. Il faut s’en inspirer, en effet. Pas le recopier, car c’est impossible. S’en inspirer sur ce qui est transposable : la rupture avec la social-démocratie et la constitution d’un front. Die Linke a commencé par être un front et il n’est devenu un parti fusionné que parce que la loi électorale allemande lui en a fait obligation. Donc rompons pour notre part, affirmons notre indépendance à l’égard de la social-démocratie et formons un front qui soit une alternative gouvernementale, je dis bien gouvernementale. Le projet politique du front à terme doit être de constituer une majorité pour gouverner le pays.
L’élection de Martine Aubry au poste de première secrétaire du PS ne marque-t-elle pas, du moins dans la volonté des militants, une volonté d’ancrer le parti à gauche ?
Jean-Luc Mélenchon. Le PS est traversé de toutes sortes de courants et de tentations, avouées ou cachées. Mais je n’oublie pas qu’il est un parti de gauche. Et il n’y a pas une majorité de gauche possible dans ce pays sans le Parti socialiste. La question est de savoir sur quelle orientation. Or, celle qui l’a emporté actuellement est celle de l’alignement de sa politique et de son programme gouvernemental sur les orientations de la social-démocratie européenne, laquelle repose tout entière sur l’acceptation du traité de Lisbonne. Le courant de Martine Aubry est classiquement social-démocrate de centre gauche. J’en veux pour preuve sa première déclaration disant que le PS se situe à gauche, mais demeure réformiste et que, pour elle, l’Europe est un projet en soi. Le mot réformiste est utilisé pour signifier que l’on ne touchera pas au capitalisme et le mot Europe est un signal pour dire qu’elle reste dans le camp du « oui », avec la droite, au traité de Lisbonne.
Vous souhaitez construire une majorité de gauche qui inclut le Parti socialiste, mais comment, dans ce cas, ne plus subir la domination sociale-démocrate ?
Jean-Luc Mélenchon. Il n’y a que deux manières de déplacer le centre de gravité : par l’intérieur du PS en essayant de le faire évoluer, j’y ai consacré vingt ans de ma vie, pour quel résultat ! J’en tire la leçon. La seconde possibilité est de passer par le débat public et par l’arbitrage des électeurs. C’est au peuple français et aux électeurs de gauche de régler le problème. Si l’autre gauche part éparpillée sans un minimum de plate-forme commune, je comprends que, comme à la présidentielle, les électeurs de gauche lui tournent le dos. Mais à présent le front de gauche n’est plus un projet mais une réalité : c’est le PCF plus le PG. Une réalité insuffisante certes, mais on ne peut reprocher ni aux communistes ni à nous-mêmes de vouloir rester en tête-à-tête. Ceux qui formulent ce reproche peuvent nous rejoindre ! Mais on ne doit pas minorer que le front existe. C’est un point d’appui essentiel !
Au-delà du front, comment envisagez-vous vos rapports avec le PCF. À terme, ne rêvez-vous pas d’une OPA sur ce parti ?
Jean-Luc Mélenchon. Non. Les relations sont d’autant plus faciles que le Parti communiste choisit d’être le Parti communiste. Chacun reste dans son identité. Le PCF se réclame de l’histoire du communisme et la prolongation de cette histoire dans l’avenir. Nous, nous sommes dans une logique de république sociale et de parti creuset, qui se donne comme objectif de reformuler l’idéal de gauche. Nous ne sommes pas en compétition avec le PCF, pas plus qu’avec le NPA. Il faut savoir combiner identité et unité. Il ne faut lâcher ni l’un ni l’autre terme. On se comprend bien avec le PCF à ce sujet aussi.
Comment expliquez-vous que le NPA veuille jouer cavalier seul pour les européennes ?
Jean-Luc Mélenchon. La discussion n’est pas terminée entre eux sur cette question. Les camarades du NPA disent qu’ils veulent créer un parti révolutionnaire. Ce n’est pas notre problème. Nous, nous proposons un front, constitué forcément de militants et d’opinions différents. Souvent le NPA met en avant ce qui nous distingue et parfois nous oppose. Il ne fait là que constater une évidence, sinon nous serions tous dans le même parti. J’espère que la rencontre que nous avons eue avec le NPA aura contribué à dissiper les malentendus. Je suis certain que nous pouvons aboutir dans le respect de chacun.
Entretien réalisé par Mina Kaci et Rosa Moussaoui
CONGRES DE FONDATION DU PARTI DE GAUCHE
PROJET DE TEXTE D’ORIENTATION
(soumis au débat des adhérents et aux amendements des comités du PG)
Le Congrès fondateur du Parti de Gauche doit répondre à un état d’urgence. La crise écologique n’est plus seulement un pronostic visionnaire, elle produit ses premiers effets. La crise du capitalisme n’est pas uniquement annoncée dans les livres, elle se déroule sous nos yeux. La guerre n’est pas une menace rendue lointaine par la mondialisation, elle fait au contraire son grand retour. Le vieux cadre de pensée, de production et de consommation tourné vers le profit capitaliste qui mène le monde le conduit à des désastres imminents. Pourtant d’autres choix sont possibles. Une autre histoire peut être écrite. Une bifurcation se présente à nous. Le changement est possible. C’est une question de volonté et d’action. En fondant le Parti de Gauche, nous avons cette volonté d’agir pour un autre avenir. Pas dans cent ans, pas dans dix ans, pas dans cinq ans. Certes le chantier est immense et tout ne sera pas fait tout de suite. Mais nous n’avons pas le temps d’attendre. C’est tout de suite qu’il faut dessiner un nouvel horizon et enclencher les premières ruptures.
L’humanité vit au rythme des évolutions continuelles du capitalisme. Les partisans du système en tirent même fierté. Pour eux ce capitalisme en bouleversement permanent est le symbole même de la modernité. Or il apparaît aujourd’hui clairement que le capitalisme de notre époque n’a en rien surmonté les travers que dénonçait déjà le mouvement socialiste du 19e siècle. Il les a aggravés, plongeant l’humanité dans une crise sans précédent.
Après l’épuisement des Trente Glorieuses et la crise qu’il a rencontré à la fin des années 60 et au début des années 70, le capitalisme a pris un nouveau cours, marqué par la domination de la finance et la transnationalisation du capital. La cohorte flagorneuse des beaux esprits toujours prêts à encenser les puissants lui a ouvert la route. Ils prétendaient que ce nouveau capitalisme serait celui de l’émancipation des individus, d’un développement plus équilibré de l’économie mondiale, d’une paix durable. Certains ajoutent désormais qu’il pourrait être un « capitalisme vert »… Or c’est l’inverse qui s’est produit. Le capitalisme a aggravé ses tendances profondes à l’inégalité, l’instabilité, l’impérialisme et a précipité une terrible catastrophe écologique.
Les inégalités ont explosé. Elles sont plus fortes que dans le capitalisme sauvage du 19e siècle. En 1820, les 10% les plus riches de la planète concentraient 42% des revenus mondiaux, ils en détiennent aujourd’hui 55%. A l'inverse les 20% les plus pauvres percevaient en moyenne 5% des revenus mondiaux contre environ 2% aujourd'hui. En conséquence la pauvreté de masse s’est répandue partout. Les Etats-Unis, pays le plus riche du monde, comptaient ainsi, avant même la crise dite des subprimes, 3,5 millions de sans-abri, parmi lesquels 1,4 million d'enfants. L'Union européenne n'est pas épargnée puisque la pauvreté y touche 72 millions de personnes (sur 450 millions). Cette répartition inégale des richesses, en plus d’être un scandale moral et une atteinte à l’émancipation humaine, a provoqué la crise financière actuelle. Parce qu’il a comprimé les salaires, le capitalisme actuel a dû asseoir la hausse effrénée de la consommation qu’il réclame sur une immense pyramide d’endettement. La chaîne a fini par craquer en son maillon le plus faible, les prêts subprimes, emportant le mirage d’une « société de propriétaires » sans redistribution des richesses. Depuis, la crise financière est devenue économique. Et l’humanité fait face à une urgence sociale aggravée.
L’instabilité s’est déchaînée. Les premiers socialistes dénonçaient déjà l’absurdité d’un système économique caractérisé par une crise tous les huit ans de 1816 à 1929. Avec la crise actuelle, « sans précédent depuis un siècle » selon Alan Greenspan, l’ancien président de la Banque centrale américaine, nous y sommes à nouveau. Des défaillances dans un segment du marché immobilier américain déclenchent une crise économique générale et mondiale. Le capitalisme dérégulé de notre époque en diffuse les effets à une vitesse inédite dans tous les compartiments de la vie humaine. Aussi « moderne » soit-il, il n’a pas fait vieillir d’une ride la phrase du Manifeste rédigé par Marx pour la Première Internationale notant que les « ouvriers, contraints de se vendre au jour le jour, sont une marchandise, un article de commerce comme un autre; ils sont exposés, par conséquent, à toutes les vicissitudes de la concurrence, à toutes les fluctuations du marché. » Il y a en revanche ajouté de nouvelles aberrations : droits à la retraite volatilisés par l’effondrement des fonds de pension, villes fantômes provoquées par l’abandon soudain de programmes immobiliers, biens publics pillés en quelques heures pour renflouer les pertes du privé. Une fois de plus l’intérêt général est piétiné. Le temps long doit s’effacer devant la dictature des actionnaires qui exigent la rentabilité à court terme. Le droit de la collectivité à soumettre l’activité économique à des normes décidées librement pas les citoyens est remis en cause au nom de la concurrence « libre et non faussée ». Les souhaits des actionnaires seraient devenus plus légitimes que la volonté des citoyens. Celle-ci ne parvient plus à se faire entendre. Il en résulte partout une profonde crise démocratique. L’humanité affronte désormais une urgence démocratique aggravée.
L’impérialisme menace le monde. Le capitalisme a toujours été un système hiérarchisé, avec un « centre » dominant une « périphérie ». Le capitalisme actuel n’échappe pas à cette règle. Il est assis sur la domination des Etats-Unis d’Amérique. Or celle-ci est devenue vacillante. Après des vagues incessantes de délocalisation, les Etats-Unis ne sont plus une puissance industrielle de premier plan. Leur économie repose sur un endettement pharamineux. Son financement dépend désormais de ses principaux concurrents, notamment la Chine, qui rachètent des quantités toujours plus élevées de sa dette. En revanche, les Etats-Unis dépensent autant pour leur budget militaire que tous les autres pays du monde réunis. Dès lors on comprend mieux l’attitude agressive des Etats-Unis sur la scène internationale. Les déclarations violentes de Bush ont souvent paru surprenantes aux oreilles françaises. Mais elles ne sont pas le signe d’un cerveau agité. Une stratégie raisonnée est à l’œuvre. La multiplication des foyers de confrontation violente au plan international permet aux Etats-Unis de faire valoir leur puissance militaire. La théorie du choc des civilisations et celle de la guerre contre le terrorisme fournissent des habits nouveaux à la vieille momie de l’impérialisme que l’on nous promettait morte à jamais. Elles créent les conditions de collisions toujours plus violentes. L’humanité fait face désormais à l’urgence de la paix.
La crise écologique met en danger la survie même de l’humanité. La soumission des modes de production et de consommation dominants aux exigences du profit privé débouche sur un mode de développement qui dégrade irrémédiablement les écosystèmes. Au nom du libre échange on a encouragé la délocalisation des productions et refusé de mettre en place des normes environnementales contraignantes. Dès lors la crise écologique a pu s’approfondir sans entrave. D’abord locale et environnementale, elle s’étend désormais mondialement au climat et à l’énergie, ainsi qu’à la biodiversité. Elle a des conséquences fortes sur l’agriculture et sur la santé humaine Elle se traduit par de nombreux conflits géopolitiques liés à l’accès aux ressources (gaz, pétrole et eau principalement) et par l’apparition de nouvelles migrations de « réfugiés climatiques ». C’est donc une crise majeure aux conséquences globales sur l’économie et la société. Déjà les dégradations portées actuellement à l’écosystème sont en partie irréversibles. A terme, elles menacent l’avenir même de l’humanité comme le montre le dernier rapport du GIEC (Groupe International d’Etude sur le Climat). Nous sommes face à l’urgence écologique.
Il n’existe pas d’exception dans l’histoire. Les grandes crises du capitalisme conduisent à chaque fois à des bouleversements politiques majeurs. Le continent sud-américain en a fourni la démonstration récemment. La crise qui s’y est abattue n’a pu être affrontée que par une révolution démocratique d’ensemble : apparition de nouvelles forces politiques, convocation d’assemblées constituantes, politiques d’inclusion sociale des plus pauvres, rétablissement de la souveraineté populaire sur les ressources naturelles.
Mais les citoyens peuvent prendre d’autres chemins : la Grande crise de 1929 a accouché du New Deal, du Front Populaire mais aussi du nazisme. En Europe c’est pour l’heure une nouvelle droite, libérale et sécuritaire, qui émerge et emporte les élections nationales. Une course de vitesse est engagée avec elle. En France, qui va la gagner ? De quel côté vont se tourner les citoyens pour faire face à la crise ?
La droite tente de prendre appui sur la crise pour faire avancer ses objectifs politiques. Elle s’efforce de capter l’exaspération qui traverse des couches toujours plus nombreuses de la population au profit d’un discours d’ordre. Chaque problème social est désormais réinterprété en termes de déficit d’autorité. La crise financière n’a pas fait exception. Elle a immédiatement été présentée comme la conséquence de comportements individuels « pervers ». Sarkozy a affiché sa détermination à « sanctionner les coupables » pour « moraliser le capitalisme » et donc à faire respecter les règles du jeu plutôt que de les changer. Ce faisant, la droite travaille à construire un paysage mental dans lequel les crimes du système sont déguisés en crimes contre le système. Elle veut ainsi légitimer une conception purement policière du rôle de l’Etat, qui justifierait la présence d’un homme fort à sa tête et donc le renforcement du pouvoir personnel du président de la République. Elle organise dans le même temps la criminalisation des mouvements de contestation.
De même la droite s’évertue à évacuer toute revendication du partage et de la redistribution des richesses en expliquant que la crise doit conduire les salariés à de nouveaux efforts. Au nom du mérite, chaque individu est sommé de se prendre en charge sans attendre le soutien de la collectivité. Alors qu’il est toujours prompt à un volontarisme purement verbal, Sarkozy a ainsi publiquement déclaré que l’Etat ne ferait rien contre les licenciements. Il n’a renoncé à aucun de ses projets de remise en cause des droits du travail. Au contraire, il a immédiatement dégainé sa proposition visant à étendre le travail du dimanche, symbole des efforts supplémentaires à accomplir par les travailleurs. Les chômeurs et les précaires sont eux aussi peu à peu dépouillés de leurs droits.
Inégalité, dérégulation, atlantisme… la politique menée par la droite aggrave la crise en renforçant ses causes.
Dans ce contexte, la gauche peut donc incarner une alternative. Car la conscience que le système capitaliste ne conduit pas au bonheur est sans doute devenue majoritaire dans la population. La volonté de soumettre l’activité économique au contrôle démocratique peut trouver de nouveaux soutiens. La bataille culturelle contre ce système qui frappe des femmes et des hommes au motif que le marché l’aurait décidé peut être gagnée. Pour cela, il faut proposer une alternative au capitalisme. Partout où des forces de gauche ont fait de celui-ci un horizon indépassable, elles ont fini soit par gouverner avec la droite, à l’image des partis membres du PSE (Parti des socialistes européens) en Allemagne, aux Pays-Bas, en Hongrie notamment, soit par fusionner avec une partie de celle-ci, comme l’ont fait les Démocrates en Italie, soit par la remplacer purement et simplement comme le font les travaillistes en Grande-Bretagne. Ces orientations rendent les forces de gauche impuissantes et leur ôtent toute crédibilité face à la crise. Elles créent un dramatique vide politique à gauche. C’est pour aider à le combler qu’est né le Parti de Gauche. Pour notre part, nous savons que la crise que nous vivons n’aura pas d’issue sans rupture avec le système actuel. Le rôle de la gauche est donc de proposer un autre horizon, de préciser les transitions qui y conduisent, et de proposer au pays les ruptures franches qui permettront de s’y engager.
La recherche d’une alternative politique au capitalisme répondant à l’urgence sociale, démocratique et écologique bénéficie de solides points d’appui. La richesse produite à l’échelle mondiale permet de répondre aux besoins vitaux de l’humanité et d’étendre les droits sociaux construits dans les pays du Nord. De même, on peut sans peine repérer les fondements concrets et culturels d’une nouvelle culture civique permettant la réappropriation de la souveraineté populaire. Enfin, la prise de conscience écologique est propice à l’invention d’un alter-développement.
Economiquement, le monde n’a jamais été aussi riche de toute son histoire. La production de l’industrie et des services atteint des sommets inédits. Nos capacités scientifiques et technologiques sont sans précédent. Le niveau de qualification des travailleurs également. La productivité du travail n’a jamais été aussi élevée. En France, elle atteint même un record mondial. Les malheurs de l’humanité ne proviennent donc pas du fait que les caisses seraient vides. Elles n’ont jamais été aussi pleines. Il réside tout entier dans le fait que cette richesse n’est pas partagée. Et qu’elle l’est même moins que jamais.
Donnons quelques chiffres pour fixer les idées. Un modeste prélèvement d’1% seulement sur les comptes bancaires des 100 000 personnes les plus riches du monde, représenterait 140 milliards de dollars, soit près de deux fois les ressources du Programme Alimentaire Mondial qui sert à lutter contre la faim dans le monde. La part des salaires qui a basculé vers les profits depuis 20 ans, se monte en France à plus de 150 milliards d’euros par an, soit 35 fois le déficit de l’assurance maladie et 40 fois celui de l’assurance vieillesse. Il est donc possible de sauver des vies en menant agissant contre la faim dans le monde. Il est possible de protéger et développer nos systèmes de protection sociale. Ces revendications essentielles d’un programme de gauche répondant à l’urgence sociale sont crédibles. Elles peuvent être financées. Mais ce financement repose sur un préalable : le partage et la redistribution des richesses.
Nous devons donc nous préparer à une confrontation inévitable avec le capital financier. La gauche ne le convaincra pas de rendre ce qu’il a accaparé au terme d’une aimable discussion entre gens de bonne compagnie. Elle doit se donner les moyens de créer les rapports de force et s’appuyer sur mobilisation de toutes celles et ceux qui vivent de leur travail et voient le fruit de leurs efforts alimenter le casino de la finance globalisée tandis que s’aggrave l’urgence sociale.
On entend souvent dire que l’exercice de la souveraineté populaire est devenu plus difficile que jamais, voire quasiment impossible, dans le cadre de sociétés complexes et de la mondialisation. A l’inverse de ce discours dominant, nous estimons que les moyens d’une souveraineté populaire sont plus étendus que jamais.
La souveraineté populaire repose en effet sur la capacité des citoyens à fixer l’intérêt général et donc à déterminer par la confrontation raisonnée des arguments ce qui correspond à l’intérêt de tous. Elle implique un développement important de l’éducation. Elle implique la conscience par les individus de participer à une même communauté de destin. Le développement du salariat et de l’urbanisation ont créé une interdépendance nouvelle entre les individus qui constitue un terreau propice à cette conscience civique. Dans le monde urbain, comme sur la planète unifiée par l’urgence écologique, il n’existe pas de réponse aux problèmes individuels qui n’ait pas une dimension collective. Pour que le paysan bolivien de l’Altiplano puisse disposer d’eau, il lui aura fallu provoquer un bouleversement complet de la politique de son pays. De même, l’habitant de la Creuse ne pourra être soigné convenablement que s’il obtient un renversement des politiques de libéralisation des services publics encouragées au niveau de l’Union européenne. L’appel à rechercher les solutions « en soi-même » est une illusion encouragée par l’idéologie dominante. Il n’y a pas d’émancipation individuelle sans exercice collectif de la souveraineté. Il n’y a pas de satisfaction des besoins de chacun sans que soient déclarés des biens communs. Ensuite il faut fixer les objectifs, critères et procédures de décision auxquels soumettre leur gestion. La question sociale et les questions institutionnelles ne peuvent être dissociées. De puissants facteurs contribuent ainsi à l’établissement des bases culturelles de la souveraineté populaire.
Bien sûr encore faut-il faire de celle-ci un objectif et s’en donner les moyens. A commencer par l’inversion de la logique à l’œuvre depuis plusieurs années de dessaisissement de la puissance publique : banques centrales indépendantes, autorités administratives indépendantes, dépolitisation des échéances électorales réduites à des combats de personne, non respect du vote populaire en matière européenne… L’exigence républicaine se dresse contre cette évolution. Elle appelle au rétablissement des moyens publics de faire prévaloir l’intérêt général, notamment par la mise en place de la planification écologique. En même temps, elle veut des institutions véritablement soumises à la volonté populaire. Elle s’efforce de créer les conditions d’une société mobilisée et de citoyens motivés, dotés de nouveaux moyens d’intervention citoyenne et de démocratie participative, du droit à l’information. Face à la logique et à la puissance du capital, elle cherche aussi à construire des rapports de force nouveaux à tous les niveaux en s’appuyant sur la mobilisation du mouvement social dans toutes ses composantes et en mettant en place une véritable démocratie sociale : définition de règles enfin démocratiques pour le dialogue social, reconnaissance et soutien de ses acteurs et en premier lieu des organisations syndicales, institutionnalisation de leur intervention dans le débat collectif, approfondissement des droits des salariés dans l’entreprise. Cette refondation républicaine qui est à notre portée rend possible une réponse de gauche à l’urgence démocratique.
Parce que chacun en subit les effets dans son quotidien, la crise écologique est l’objet d’une prise de conscience croissante de nos concitoyens. Celle-ci permet de faire partager plus facilement la nécessité d’un changement profond de nos modes de consommation, de production et d’échange.
Chacun sait que le système capitaliste organise la mise en concurrence mondiale par le libre-échange généralisé et la libéralisation des mouvements de capitaux ; c’est lui encore qui encourage l’exploitation sans frein des ressources naturelles partout dans le monde, la marchandisation progressive du vivant et, même, l’utilisation des catastrophes naturelles pour étendre son emprise. La crise écologique trouve donc clairement son origine dans le système capitaliste et le modèle productiviste qui le sous-tend. La nécessité d’organiser le dépassement du système capitaliste et celui du modèle productiviste en inventant un alterdéveloppement jouit dès lors d’une légitimité inédite.
La crise écologique est par exemple une justification extrêmement puissante de la mise en place de biens publics mondiaux préservés des intérêts privés. La raréfaction de l’eau et de l’énergie renforcent la nécessité d’en faire des biens publics fondamentaux dont l’accès à tous doit être garanti. Leur production et leur gestion doivent être réorganisées dans le cadre d’un service public de l’eau et d’un pôle public de l’énergie, seuls à même de mettre en place une tarification incitant à la sobriété, par exemple en rendant gratuites les premières tranches d’eau et d’énergie pour l’ensemble des ménages et en surfacturant les consommations abusives. De même la mise en place de la planification écologique implique une modification en profondeur de notre système productif. La lutte contre le changement climatique appelle une forte relocalisation des productions et la remise en cause du libre échange. L’encouragement nécessaire des investissements écologiquement responsables est également un argument essentiel en fonction d’un secteur financier public reconnaissant d’autres normes que la rentabilité. La remise en question de nos modes d’hyper-consommation occidentaux, qui ne sont ni généralisables à l’ensemble des habitants de la planète, ni soutenables à long terme, est enfin un élément clé de la bataille culturelle que doit mener la gauche pour l’émancipation des esprits de l’idéologie marchande et publicitaire.
La gauche peut donc trouver une nouvelle raison d’être et une opportunité sans précédent d’avancer ses propositions dans le combat pour répondre à l’urgence écologique.
Le Parti de Gauche est un parti en chantiers. Un seul Congrès ne suffira pas à fixer définitivement son orientation, ses programmes, son fonctionnement. Un second Congrès se tiendra à l’automne 2009 autour notamment de l’élaboration de notre programme. Mais devant l’urgence politique, nous devons faire du PG un parti utile dès à présent.
La droite est en train de mettre en œuvre ses principaux objectifs historiques, y compris ceux auxquels elle avait dû renoncer depuis plusieurs années : destruction du code du travail, remise en cause de la laïcité, privatisation des services publics, retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, suppression de fait de l’ISF avec le bouclier fiscal, ruine des principes de solidarité de la Sécu avec les franchises médicales, coupes sans précédent dans les effectifs de la fonction publique… Cette politique représente non seulement une dégradation inouïe de la condition des salariés mais aussi une rupture assumée avec les fondements républicains de la Nation française.
Nombre de nos concitoyens ne s’y résignent pas. En témoignent la multiplication des grèves ouvrières, le succès des mobilisations de défense de l’Education nationale, l’unité syndicale réalisée pour la première fois depuis le CPE autour de la journée du 29 janvier 2009. Ces luttes sont essentielles. Jusqu’où la droite irait-elle si elle ne rencontrait aucune résistance ? C’est pourquoi le Parti de Gauche tâchera d’être utile à tous ceux qui résistent à la droite, pour rompre l’isolement, encourager les mobilisations, mener un travail d’éducation populaire afin de dévoiler le fondement des réformes gouvernementales et diffuser les arguments qui aident à s’y opposer. Il agira comme un parti trait d’union, facilitateur d’une union des gauches sans exclusives face à la droite.
Face à la crise, nous opposerons nos mesures d’urgence aux réformes menées par la droite afin que nos concitoyens sachent que d’autres choix sont possibles et puissent dès lors forger leur propre opinion sur la politique gouvernementale. De même, parti d’éducation populaire, le PG contribuera activement à la bataille culturelle contre la droite. Pour qu’il devienne une réalité concrète, c’est d’abord dans les têtes et dans les cœurs de nos concitoyens que doit vivre le modèle de civilisation fondé sur l’égalité et la laïcité auquel nous adhérons.
Une opportunité historique se présente avec les prochaines élections européennes.
Lors de ces élections, les Français pourront d’abord exiger le respect de la souveraineté populaire. Leur vote du 29 mai 2005 a été piétiné. Le candidat Sarkozy avait promis l’enterrement du projet de Constitution au profit d’un mini traité simplifié et consensuel. En réalité, c’est le même texte qui a été repris dans le Traité de Lisbonne puis adopté par le Parlement français, après qu’ait été refusé au peuple le recours au référendum avec la complicité de la majorité des parlementaires du PS. Depuis les Irlandais ont rejeté à une large majorité le traité de Lisbonne. Qu’ont fait les dirigeants européens ? Tous, y compris les partis membres du PSE, ont encore choisi de piétiner la souveraineté populaire en appelant à ratifier le traité de Lisbonne et en contraignant les Irlandais à un nouveau référendum. Le traité de Lisbonne s’impose dorénavant comme la négation de la volonté des peuples en général. Ce modèle étouffant de construction autoritaire de l’Europe appelle une cinglante réplique populaire.
Ensuite, ces élections européennes permettront aux électeurs de se prononcer sur les orientations principales qui cadenassent la politique du pays. Les lois votées en France sont en effet à 80% des transcriptions de directives européennes et on ne compte plus les mesures réclamées par notre peuple qui se heurtent aux décisions de l’Union. Pour ouvrir la voie à une autre politique pour notre pays, il est indispensable de faire sauter le verrou de la construction antisociale et antidémocratique de l’Europe.
Enfin, ces élections surviennent dans un contexte qui rend vitale l’émergence d’une alternative progressiste en Europe. L’action au Parlement européen d’un groupe de gauche qui ne soit pas compromis dans la cogestion du Parlement et de la Commission avec la droite est indispensable pour qu’émerge d’une issue internationaliste et démocratique à la crise globale du système actuel.
Pour toutes ces raisons nous voulons rendre possible un rassemblement qui se donne l’objectif d’arriver en tête de toutes les listes aux élections européennes. C’est la raison de notre appel à un front de gauche ouvert à toutes les forces politiques de gauche qui refusent le traité de Lisbonne et défendent la construction d’une autre Europe sociale, écologique et démocratique. A cette heure, nous savons déjà que ce front rassemblera notamment le Parti de Gauche et le PCF, dont le Congrès a confirmé son engagement dans cette démarche. C’est une nouvelle qui peut tout changer. Nous contribuerons à faire vivre le front sans tarder pour permettre aux citoyens de s’y impliquer dès maintenant. Et nous maintiendrons le front ouvert aux autres forces politiques du « non » de gauche qui continuent actuellement de débattre de cette perspective, notamment les Alternatifs, le NPA, le MRC, le POI.
Nous avons l’ambition de contribuer à la réinvention de la gauche en élaborant un programme qui synthétise le meilleur des histoires des gauches et qui sache aussi tirer les leçons de leurs échecs passés. A notre niveau, nous voulons être un creuset où se mêlent les cultures politiques issues du socialisme historique, de l’histoire des luttes ouvrières et syndicales et des révoltes populaires, de l’apport des combats féministes, antiracistes, écologistes, laïques et altermondialistes. Et nous voulons faire de cet alliage nouveau le cœur d’une majorité alternative et d’un projet de gouvernement, appuyé sur l’intervention et la mobilisation des citoyens, afin de changer radicalement de société et de changer la vie vraiment. C’est pourquoi nous décidons que notre Congrès de l’automne 2009 sera le Congrès du programme et nous invitons tous ceux qui se reconnaissent dans cette ambition à nous rejoindre pour y travailler ensemble.
Nous proposons d’organiser ce travail programmatique autour de quatre axes.
Premièrement, face à l’urgence sociale, inverser l'ordre du partage des richesses entre le capital et le travail sous toutes ses formes : salaires, fiscalité, sécurité sociale, service public... Car c’est la condition d’une société où le droit au bonheur n'est pas un slogan de supermarché ouvert le dimanche, où la vie douce n'est pas réservée à quelques-uns, d’un monde où le travail encore et toujours n'est pas la frontière entre la vie et la mort sociale, bref, de l’invention d’un futur tout simplement humain.
Deuxièmement, face à l’urgence environnementale, installer la planification écologique tout de suite, car elle est nécessaire pour engager la transition entre le modèle actuel de production, de consommation, de vie et d'échange et le modèle d’alter-développement qu'il est urgent d’inventer.
Troisièmement, face à l’urgence démocratique réaliser la refondation républicaine et laïque des institutions et de la société française. Pour ce faire, il faudra notamment passer à la sixième République parlementaire, rétablir le contrôle politique de la monnaie et de la finance, garantir le droit de citoyenneté des travailleurs dans l'entreprise afin d’inventer la société de ce que Jaurès appelait « la démocratie jusqu’au bout ».
Quatrièmement, face à l’urgence européenne, tourner la page du modèle de construction libérale de l'Europe dont le Traité de Lisbonne est la règle du jeu antidémocratique et antisociale. Nous devons laisser respirer la puissance des peuples, la force de la démocratie, afin que les Européens puissent inventer leur intérêt général, s'aimer et vivre ensemble, et inventer un nouvel internationalisme.
Pascale Le Neouannic et Eric Cocquerel, membres du bureau national provisoire du Parti de Gauche rendent compte de la réunion qui a eu lieu entre le PG
et le NPA le 9/01/08, à propos du front de gauche en vue des élections européennes.
Pour visionner la vidéo ,il vous suffit simplement de cliquer sur le lien
La rencontre du Parti de Gauche avec le NPA a été positive , encourageante et prometteuse dans la construction du front de gauche que nous souhaitons mettre en place et surtout en
oeuvre pour les très prochaines élections européennes dans un premier temps.
GAZA : Halte aux massacres !
Comme dans beaucoup de villes françaises, Samedi à Dijon, plus de 1500 personnes se sont rassemblés devant la préfecture et sont partis en cortège devant le Palais des Ducs et ont défilé rue de la Liberté devant des passants ébahis devant l’importance de cette manifestation qui a mobilisé bien au-delà des militants des partis de la gauche et des associations qui s’étaient réunis la veille pour préparer ce mouvement de protestation contre le massacre des innocents à Gaza. Car ce sont des femmes et des enfants qui meurent chaque jour à Gaza, qui paient au prix fort les ambitions électorales de Tipi Livni et d’Ehud Barak. Les Français et les immigrés d’origine du Maghreb sont venus en masse pour soutenir les Palestiniens.
Le Parti de Gauche 21 était évidement présent et a été remarqué par la jeunesse et mes classes populaires venus des quartiers et villes ouvrières de la périphérie de Dijon, réclamant des drapeaux et des autocollants.
Exigeons des Etats – Unis et de l’U.Européenne :
- un cessez-le-feu immédiat !
- le règlement de ce conflit qui met en danger la paix mondiale depuis si longtemps, par le respect imposé à Israël des résolutions votées par l’ONU !
- un Etat indépendant pour les Palestiniens, le retrait des colons de leur territoire - tous illégaux, en Cisjordanie comme à Jérusalem-Est !
- la démolition du mur de la honte !
Allain GRAUX
Secrétaire de la coordination départementale provisoire du PG21
Réunion publique du Parti de Gauche
Le Parti de Gauche 21
organise sa prochaine réunion
le lundi 5 janvier 2009 à 20H 45
(bar l' annexe ,47 rue Devosge à Dijon)
Pour celles et ceux qui sont interessés par ce nouveau parti politique ,vous pouvez vous joindre à nous.
En participant à cette réunion, vous pourrez également vous renseigner sur cette nouvelle formation politique
En adhérant ,vous pouvez participer,agir avec vos idées ,vos attentes et vos convictions à la construction
du Parti de Gauche
et renforcer les milliers de nouveaux adhérents .
Pourquoi un nouveau parti politique ?
Quels sont les projets ?
Comment constituer un front de gauche ?
Une autre gauche est elle possible ?
Une autre gauche decomplexée ?
Un horizon nouveau sans suprématie
de la sociale-démocratie ?
Quelles actions concrètes face à la droite ?
Comment réinventer une autre façon
de faire de la politique ?
Comment s'unir pour les européennes pour proposer une veritable alternative face à une construction libérale ?
Le Parti de Gauche est conscient de la nécessité et de l'urgence de construire ce front de gauche .
Pour nous contacter :lepartidegauche21@orange.fr