PRS




















          Le nouveau traité européen


A Gauche,journal de PRS










Pour s' abonner
Possibilité de 4 semaines à l'essai



















 



























             Archives
Vendredi 1 février 2008

Vous trouverez ci-joint  un lien pour prendre connaissance d'un texte d'analyse et de réplique de Jean-Luc Mélenchon ,président de PRS.
Analyse approfondie et pertinente qui fait suite
au discours de Latran de Nicolas Sarkozy contre la laïcité.
Laîcité qui malheureusement subit et continuera de subir d'importantes modifications dans un futur proche .
Le président Sarkosy envisage de revenir sur la loi dite de 1905,un des piliers de notre république.

Pour prendre connaissance de ce texte cliquez sur le lien.

undefined

par Jean_Luc Mélenchon publié dans : Editoriaux
commentaires (0)    recommander
Vendredi 11 janvier 2008

Tous à Versailles le jour du congrès pour la ratification du nouveau traité européen .

Le peuple français ne doit pas être privé d'un référendum :nous assistons à un véritable déni de démocratie .

 Aucune décision d'une telle importance ne doit se faire sans la consultation des citoyens !

Les conséquences démocratiques seront importantes et profondes

La déclaration de Jean-Marc Ayrault a été un tel choc que nous avons choisi de réécrire en dernière minute l’éditorial de A Gauche (journal de PRS ) pour ne pas la laisser sans réaction. Mardi 8 janvier au matin, le président du Groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a déclaré dans ses vœux à la presse que les députés socialistes n’iraient pas au Congrès de Versailles par attachement à une procédure référendaire et non parlementaire.

Cette « décision » est un sommet de manipulation et d’hypocrisie. D’abord une manipulation sur la forme. Elle n’a été discutée nulle part. Pas dans la moindre instance du PS, alors que depuis la fondation d’un parti socialiste en France, le parti dirige le groupe parlementaire et non l’inverse. Mais pas davantage au sein du groupe parlementaire lui-même. Ayrault a inventé cela tout seul et l’a présenté comme une décision des députés socialistes. Pire encore, lorsque Jean-Luc Mélenchon a demandé au Bureau national du PS le soir même que la position des parlementaires socialistes soit enfin débattue, il n’a tout bonnement obtenu aucune réponse de François Hollande. Si on les suivait, ce serait sans doute le premier texte soumis au vote des parlementaires socialistes sur lequel leur parti n’aurait défini aucune position. Malgré l’importance cruciale d’un vote qui révise la Constitution et permettrait l’adoption d’un traité européen que les mêmes présentent comme un rendez-vous avec l’histoire. A ce compte, pourrait-on encore parler du PS comme un parti politique et non comme une simple addition d’élus locaux sans conviction bien définie ?
Il s’agit ensuite d’une consternante hypocrisie sur le fond. La désertion du champ de bataille du Congrès aurait un unique effet : permettre à Nicolas Sarkozy de modifier la constitution à sa guise. Et donc de ratifier dans un second temps le nouveau traité par un vote parlementaire à la majorité simple. Versailles est le seul lieu où les députés de gauche ont une chance de contraindre le président au référendum, grâce à la majorité requise des 3/5e des suffrages exprimés. C’est la seule bataille qui ne soit pas purement symbolique. C’est la seule qu’Ayrault ait décidé de ne pas soutenir (en revanche il votera une motion réclamant le référendum déposé par le groupe PCF/Verts, qui sera rejetée).
Bien entendu, tous les Français un peu informés des enjeux en tireraient le sentiment que les socialistes les prennent pour des imbéciles. Non seulement ces derniers soutiendraient l’adoption du nouveau traité par la voie parlementaire au mépris de leurs engagements répétés (Congrès du Mans, projet socialiste et celui de Ségolène Royal). Ils choisiraient de prendre une véritable revanche contre le vote populaire du 29 mai 2005 qui ne s’est pas déroulé conformément à leurs consignes. Mais en plus, ils n’assumeraient pas ce choix et tenteraient de le dissimuler derrière des ruses grossières.
On pouvait espérer autre chose d’un responsable qui faisait il y a peu, avec Ségolène Royal, de la crise démocratique un enjeu central pour le pays. De tels reniements ne pourraient que l’aggraver. Que vaudrait la parole des socialistes ainsi piétinée ? Et quelle serait demain la légitimité d’un traité adopté contre le vote du peuple français, au terme d’une mascarade ridicule dans laquelle les élus socialistes se montreraient dignes d’une opposition de complaisance dans une république bananière. Ce n’est pas la moindre des conséquences de la décision d’Ayrault. Si elle était suivie, ce soutien honteux à Sarkozy, à son traité et à la méthode qu’il a choisi pour l’adopter, achèverait de déconsidérer le Parti socialiste comme opposition à la droite. Et cela à la veille des élections municipales et cantonales qui nous donnent pourtant la première occasion de sanctionner le gouvernement. L’argument récurrent selon lequel la question de la procédure de ratification a été tranchée par l’élection présidentielle et que dès lors il faut « l’acter » ne fait qu’aggraver les choses. Dans ce cas, les socialistes qui gouvernent avec la droite n’ont-ils pas raison de mettre en œuvre la politique que les Français ont choisi ?
Pour une construction européenne fondée sur l’adhésion des citoyens, pour la forme républicaine de la France menacée par la remise en cause de la souveraineté populaire, pour la gauche qui risque d’y perdre tout restant de crédibilité, il faut empêcher qu’une telle stratégie l’emporte. Il reste un mois pour y parvenir. Par une action à tous les niveaux. Dans le Parti socialiste, ses sections et fédérations, qui doivent être saisies de ce débat. Dans le pays, à l’occasion de l’interpellation des parlementaires menée par le CNR. Nous nous y investissons sans état d’âmes. Mieux vaut affronter le problème que d’espérer qu’il disparaisse par la grâce d’une quelconque ruse à Versailles. La tentation du pas-vu-pas-pris de ceux qui pensent enfumer nos citoyens est non seulement misérable, mais elle est de toutes façons vouée à l’échec.
par Pour la République Sociale publié dans : Déclaration et textes
commentaires (0)    recommander
Jeudi 10 janvier 2008
Il faut empêcher cela !



La déclaration de Jean-Marc Ayrault a été un tel choc que nous avons choisi de réécrire en dernière minute l’éditorial de A Gauche pour ne pas la laisser sans réaction. Mardi 8 janvier au matin, le président du Groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a déclaré dans ses vœux à la presse que les députés socialistes n’iraient pas au Congrès de Versailles par attachement à une procédure référendaire et non parlementaire.


Cette « décision » est un sommet de manipulation et d’hypocrisie. D’abord une manipulation sur la forme. Elle n’a été discutée nulle part. Pas dans la moindre instance du PS, alors que depuis la fondation d’un parti socialiste en France, le parti dirige le groupe parlementaire et non l’inverse. Mais pas davantage au sein du groupe parlementaire lui-même. Ayrault a inventé cela tout seul et l’a présenté comme une décision des députés socialistes. Pire encore, lorsque Jean-Luc Mélenchon a demandé au Bureau national du PS le soir même que la position des parlementaires socialistes soit enfin débattue, il n’a tout bonnement obtenu aucune réponse de François Hollande. Si on les suivait, ce serait sans doute le premier texte soumis au vote des parlementaires socialistes sur lequel leur parti n’aurait défini aucune position. Malgré l’importance cruciale d’un vote qui révise la Constitution et permettrait l’adoption d’un traité européen que les mêmes présentent comme un rendez-vous avec l’histoire. A ce compte, pourrait-on encore parler du PS comme un parti politique et non comme une simple addition d’élus locaux sans conviction bien définie ?
Il s’agit ensuite d’une consternante hypocrisie sur le fond. La désertion du champ de bataille du Congrès aurait un unique effet : permettre à Nicolas Sarkozy de modifier la constitution à sa guise. Et donc de ratifier dans un second temps le nouveau traité par un vote parlementaire à la majorité simple. Versailles est le seul lieu où les députés de gauche ont une chance de contraindre le président au référendum, grâce à la majorité requise des 3/5e des suffrages exprimés. C’est la seule bataille qui ne soit pas purement symbolique. C’est la seule qu’Ayrault ait décidé de ne pas soutenir (en revanche il votera une motion réclamant le référendum déposé par le groupe PCF/Verts, qui sera rejetée).
Bien entendu, tous les Français un peu informés des enjeux en tireraient le sentiment que les socialistes les prennent pour des imbéciles. Non seulement ces derniers soutiendraient l’adoption du nouveau traité par la voie parlementaire au mépris de leurs engagements répétés (Congrès du Mans, projet socialiste et celui de Ségolène Royal). Ils choisiraient de prendre une véritable revanche contre le vote populaire du 29 mai 2005 qui ne s’est pas déroulé conformément à leurs consignes. Mais en plus, ils n’assumeraient pas ce choix et tenteraient de le dissimuler derrière des ruses grossières.
On pouvait espérer autre chose d’un responsable qui faisait il y a peu, avec Ségolène Royal, de la crise démocratique un enjeu central pour le pays. De tels reniements ne pourraient que l’aggraver. Que vaudrait la parole des socialistes ainsi piétinée ? Et quelle serait demain la légitimité d’un traité adopté contre le vote du peuple français, au terme d’une mascarade ridicule dans laquelle les élus socialistes se montreraient dignes d’une opposition de complaisance dans une république bananière. Ce n’est pas la moindre des conséquences de la décision d’Ayrault. Si elle était suivie, ce soutien honteux à Sarkozy, à son traité et à la méthode qu’il a choisi pour l’adopter, achèverait de déconsidérer le Parti socialiste comme opposition à la droite. Et cela à la veille des élections municipales et cantonales qui nous donnent pourtant la première occasion de sanctionner le gouvernement. L’argument récurrent selon lequel la question de la procédure de ratification a été tranchée par l’élection présidentielle et que dès lors il faut « l’acter » ne fait qu’aggraver les choses. Dans ce cas, les socialistes qui gouvernent avec la droite n’ont-ils pas raison de mettre en œuvre la politique que les Français ont choisi ?
Pour une construction européenne fondée sur l’adhésion des citoyens, pour la forme républicaine de la France menacée par la remise en cause de la souveraineté populaire, pour la gauche qui risque d’y perdre tout restant de crédibilité, il faut empêcher qu’une telle stratégie l’emporte. Il reste un mois pour y parvenir. Par une action à tous les niveaux. Dans le Parti socialiste, ses sections et fédérations, qui doivent être saisies de ce débat. Dans le pays, à l’occasion de l’interpellation des parlementaires menée par le CNR. Nous nous y investissons sans état d’âmes. Mieux vaut affronter le problème que d’espérer qu’il disparaisse par la grâce d’une quelconque ruse à Versailles. La tentation du pas-vu-pas-pris de ceux qui pensent enfumer nos citoyens est non seulement misérable, mais elle est de toutes façons vouée à l’échec.



par Pour la République Sociale publié dans : Déclaration et textes
commentaires (0)    recommander
Dimanche 23 décembre 2007
L'Europe, monastère des peuples ?


Ainsi la communauté internationale envisage de reconnaître l’indépendance du Kosovo. On devine les conséquences dans une région où beaucoup réclament un redécoupage des frontières sur des bases ethniques et se sont massacrés réciproquement dans ce but. Elles iraient même au-delà des Balkans et plusieurs pays européens dont Chypre, la Grèce et l’Espagne (mais pas la France), s’opposent encore à une déclaration d’indépendance unilatérale qui donnerait des arguments aux séparatistes de leurs propres pays.


Maintenant six mois sans gouvernement : la crise de la Belgique s’approfondit. Les milieux économiques disent leurs intérêts vitaux dorénavant menacés. Yves Leterme, le nationaliste flamand vainement chargé de former un gouvernement après sa victoire électorale, vient de qualifier la radio-télévision publique de « Radio mille collines », en référence au génocide rwandais. Ici, personne encore n’ose imaginer les conséquences qu’aurait l’explosion du pays, au cœur même de l’Europe, entre France et Allemagne.
La Yougoslavie avait 74 ans lorsqu’elle éclata. La Belgique en a 177. A l’échelle du monde, c’est déjà une vieille Nation. On en déduit la solidité des Etats fondés il y a moins de 50 ans. Que dire alors de l’Union européenne ? L’Europe fêta seulement cette année son cinquantenaire. Et 12 membres de l’Union sur 27 l’ont rejoint il y a moins de quatre ans… Comment assurer dans ce contexte la cohésion d’un ensemble aussi jeune ?
L’unité des Etats Nations au 19e et 20e siècle se construisit de diverses manières. Certaines furent sanglantes : la guerre, le fascisme. D’autres furent un pas en avant : la souveraineté populaire, le progrès social. L’Europe a été le lieu où toutes ces formes s’inventèrent, les meilleures comme les pires. Elle pourrait continuer dans la voie du meilleur. Elle peut aussi basculer dans le pire. Car le capitalisme de notre époque s’oppose radicalement à la construction d’espaces socialement et démocratiquement intégrés. Pour l’heure l’Union a choisi de se plier à cet impératif. Elle s’apprête à adopter un traité qui renonce à l’harmonisation sociale avec une clause non écrite qui interdit toute consultation du peuple. Que lui resterait-il alors pour susciter l’adhésion des populations ?
Beaucoup de dirigeants européens se sont posée cette question dans leur propre pays. La Pologne post-communiste a pensé se fonder sur la religion. L’Angleterre de Tony Blair a tenté de recréer le « lien social » par la famille et les communautés. Les droites italiennes et françaises ont intégré dans un nouveau discours le nationalisme de leurs ailes extrêmes. Ceci donne un avant-goût de ce qu’ils veulent faire pour l’Europe elle-même. Ainsi le nouveau traité se réfère aux héritages religieux de l’Europe. Et il sera signé cette semaine dans un monastère. Et sur la politique étrangère, il prévoit que les Etats-membres s’engagent à augmenter leurs dépenses d’armement.
Cette évolution du projet européen est d’autant plus préoccupante qu’elle se produit dans un contexte de complicité des médias avec tous les formes d’obscurantisme. Et de silence des politiques. Pourquoi l’absence de réactions au soutien régulier de Sarkozy aux religions ? Déjà son discours aux ambassadeurs qui faisait du choc entre l’Islam et l’Occident le défi majeur de la diplomatie française a été largement occulté. Mais pas un mot n’a filtré sur ses propos en Algérie, à l’Université de Mentouri. Il y annonce pourtant être venu à Constantine « qui porte le nom du premier empereur romain converti au christianisme » parce que « tout homme qui vient à elle ne peut s’empêcher quelles que soient ses croyances d’éprouver à son contact ce sentiment religieux d’être dans un de ces lieux sacrés où le Ciel paraît si proche et la foi si naturelle ». Nul ne s’est étonné qu’il s’adresse aux « jeunes d’Algérie » en leur demandant d’être « fiers d‘être des jeunes musulmans parce que la civilisation musulmane est une grande civilisation ». Nul n’a dénoncé l’exclusion des non croyants dans ses phrases qui commencent de manière récurrente par « si chacun d‘entre nous, Chrétiens, Musulmans, Juifs »… Et nul ne lui a demandé de préciser sa pensée lorsqu’il a déclaré que « la France et l‘Algérie ont besoin l‘une et l‘autre d‘une politique de civilisation qui ne produise pas seulement des progrès matériels mais qui produise aussi des valeurs, qui produise aussi de l‘identité, qui produise aussi une espérance ».
Quant à la visite de Kadhafi, elle est largement commentée, mais jamais pour la mise en scène du « dialogue des civilisations » à laquelle se prêtent à la fois le dirigeant lybien et Sarkozy qui n’a pas hésité à déclarer « au nom de la France » que « le partage du nucléaire civil sera l'un des fondements du pacte de confiance que l'Occident doit passer avec le monde musulman ». Ce mélange systématique du national et du religieux, du politique et de l’identitaire n’est pas fortuit : il est ce qui reste pour fonder la Nation lorsque l’intérêt général n’est plus aux commandes. Ce projet doit être dévoilé et combattu. Car l’Europe n’y résisterait pas. Et la France républicaine pas davantage.

 

Signez la pétition pour demander un référendum

Plus de 50 000 signatures reçues au Comité National pour un Référendum.

 

Signez la pétition ,

et faites la signer .

 


 

Il reste maintenant quelques semaines

et le temps nous est compté !




par Pour la République Sociale publié dans : Editoriaux
commentaires (0)    recommander
Dimanche 16 décembre 2007
Meeting à Montpellier pour exiger un réferendum sur le nouveau traité européen


Jeudi 6 décembre se tenait à Montpellier un grand meeting unitaire pour exiger un referendum sur le nouveau traité européen avec Jean Jacques BOISLAROUSSIE (Alternatifs), José BOVE, Denis BROUILLET (MARS Gauche Républicaine), Jean DESESSARD (les Verts), Jean Claude GAYSSOT(PCF), Pierre KHALFA (Sud Solidaires), Jean Luc MELENCHON (PS/PRS), Béatrice NEGRIER (MRC), Yves SALESSE (Cuals), Aurélie TROUVE (Attac), Roselyne VACHETTA (LCR). Organisations signataires : Attac Montpellier, Coordination des Cuals de l’Hérault, LCR, Mars, MRC, PCF, PRS, Sud Solidaires.



Retrouvez l'intervention de Jean-Luc Mélenchon ,président de PRS :


par Pour la République Sociale 21 publié dans : Déclaration et textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 16 décembre 2007


Le nouveau traité de l’Union européenne :
c’est non !


Claude DEBONS ex-animateur du Collectif du 29 mai, Pierre KHALFA secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, Roger MARTELLI coprésident de la fondation Copernic,Yves SALESSE initiateur de l’appel des 200 contre le TCE, Aurélie TROUVÉ coprésidente d’Attac.





Un nouveau traité de l’Union européenne, dit «modificatif», vient d’être adopté par le Conseil européen. Comprenant plusieurs centaines de pages, avec protocoles et projets de déclarations, il n’a rien du «traité simplifié» promis par Nicolas Sarkozy. Il n’est pas plus un «mini-traité» limité aux questions institutionnelles. Comme l’a dit crûment Valéry Giscard d’Estaing devant la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, le 17 juillet, «les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler». Sans surprise donc, ce nouveau traité ne fait que transférer dans les traités actuels le contenu du traité constitutionnel européen (TCE). Bien entendu, les raisons qui ont justifié le refus des citoyens demeurent.
Le droit de la concurrence reste le droit organisateur de l’Union qui réduit la plupart du temps les autres textes européens à des déclarations d’intention sans portée opérationnelle pratique, et ce malgré le fait que Nicolas Sarkozy ait obtenu que l’expression «concurrence libre et non faussée» n’apparaisse pas comme un objectif de l’Union. En effet, le principe de concurrence reste présent dans nombre d’articles des traités. Citons par exemple l’article 105 du projet de traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui affirme «le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre». De plus, pour éviter toute fausse interprétation, et sur exigence du Royaume-Uni, le protocole n° 6 indique : «Le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article [I-3] du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée.» C’est ainsi que la concurrence non faussée est réintroduite.
Statut et missions de la Banque centrale européenne (BCE) inchangés, services publics toujours soumis aux règles de la concurrence, libre-échange généralisé comme seul objectif de la politique commerciale, politique industrielle réduite à l’application du droit de la concurrence, etc. On pourrait allonger la liste. Ce nouveau traité est marqué de bout en bout par le néolibéralisme.
La charte des droits fondamentaux sera «juridiquement contraignante». Tout le problème est de savoir jusqu’à quel point. En effet, les droits sociaux qui y sont contenus sont de très faible portée. Par exemple, le droit au travail et à l’emploi n’existe pas, et seul apparaît le «droit de travailler». Mais surtout, pour l’essentiel, l’application des droits contenus dans cette charte est renvoyée aux «pratiques et législations nationales». Cette charte ne crée donc pas fondamentalement de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence, qui restera dominant à l’échelle européenne. Malgré toutes ces précautions, ce texte est encore de trop pour certains gouvernements. Le Royaume-Uni et la Pologne ont obtenu d’en être dispensés. Ainsi les droits sociaux au niveau européen, même réduits à la portion congrue, ne sont pas obligatoires au même titre que les règles du marché intérieur. Le social est en option, et la concurrence obligatoire. C’est l’officialisation du dumping social. Le nouveau traité subordonne la défense européenne à l’Otan et promeut le militarisme puisque «les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires». Ce doit être d’ailleurs le seul endroit où le traité encourage les Etats à augmenter leurs dépenses publiques ! Enfin, le fonctionnement de l’Union, profondément non démocratique, fondé sur l’opacité des négociations institutionnelles, subsiste, et la BCE reste indépendante de tout contrôle du politique. Ainsi donc, le contenu du traité est inacceptable. Mais la méthode l’est tout autant. Le Conseil européen de juin dernier a donné un mandat pour la rédaction d’un nouveau traité, achevé un mois plus tard. Il a été approuvé deux mois après sans aucun débat public. L’élaboration du traité s’est donc faite avec un calendrier extrêmement serré et à huis clos entre représentants des gouvernements. Quant à la ratification, elle doit être effectuée par voie parlementaire dans la plupart des pays. Nicolas Sarkozy a même indiqué qu’elle aurait lieu en France au mois de décembre, c’est-à-dire tout de suite après le Conseil européen du 13 décembre qui doit voir le traité signé.
De cette façon, il s’agit d’empêcher toute possibilité de débat public, en particulier à l’occasion des élections européennes de 2009, qui auraient pu être un grand moment de débat sur l’avenir de l’Union et être ainsi une étape clé dans l’élaboration d’un nouveau traité. Le double non français et néerlandais au TCE a à ce point effrayé les dirigeants européens qu’ils ne veulent plus prendre le moindre risque : tout devait être fait pour prendre de vitesse une éventuelle réaction citoyenne. Karel de Gucht, ministre belge des Affaires étrangères, résume bien leur état d’esprit : «Le but du traité constitutionnel était d’être plus lisible… Le but de ce traité est d’être illisible… La Constitution voulait être claire, alors que ce traité devait être obscur. C’est un succès» (Flandre info, 23 juin 2007). Les gouvernements et les institutions de l’Union semblent avoir fait leur deuil d’une adhésion populaire à la construction européenne.
Nous pensons au contraire que l’avenir de l’Europe exige le débat public le plus large pour impliquer les citoyens. C’est parce que nous sommes favorables à une Europe démocratique, garantissant des droits sociaux de haut niveau pour tous ses habitants, une Europe solidaire des peuples du monde, que la méthode employée pour imposer ce nouveau traité nous paraît détestable.
C’est pourquoi il est nécessaire que la ratification soit soumise à référendum dans tous les pays, renforçant par là même la constitution d’un espace public européen. En France, le peuple s’est prononcé contre le TCE. La ratification du nouveau traité, qui reprend l’essentiel de celui-ci, ne saurait se dispenser d’un nouveau vote des citoyens. Tous les démocrates, quelle que soit leur opinion sur ce nouveau traité, doivent l’exiger.

Article du journal  LIBERATION 13/12/2007

 

 

 


Signez la pétition pour demander un référendum


 

 

 

 

 

 

par Claude DEBONS ex-animateur du Collectif du 29 mai, Pierre KHALFA secrétaire national de l’Union synd publié dans : Presse
commentaires (0)    recommander
Vendredi 14 décembre 2007
PRS s'engage à demander la tenue d'un référendum.

 

Il est impensable qu'un traité européen dit simplifié puisse être entériné sans la consultation légitime des peuples. Un tel déni de démocratie aura des conséquences inévitables et regrettables sur la considération que portent les citoyens sur le respect de cette démocratie. Cette attitude, en bafouant une règle élémentaire de la république, ne pourra que renforcer un éloignement déjà grandissant du peuple à l’égard de ses dirigeants.

Nous devons obtenir un référendum !!

 



En cliquant sur le lien, il vous est possible de connaître les coordonnées des élus pour leur écrire et également de prendre connaissance de leur position.

 

Contactez vos élus

 


 

Dans électeur il y a lecteur

 

 

 PRS 21 a  organisé le 12 décembre un  atelier de lecture pour expliquer la teneur  très complexe d’un nouveau  traité dit simplifié  .

 Un traité, qui sur le fond ,n' a été modifié que de manière « cosmétique» pour reprendre une déclaration de Giscard  qui constate avec satisfaction que l’essentiel  du premier traité a été préservé  .

   «  un traité de renvois de bas de page» comme déclarait récemment  un responsable politique européen .Une manière aussi  de considérer qu’un tel texte serait inabordable pour chaque citoyen-électeur et  qu’un référendum, par conséquence, serait inapproprié.....  

 

N’hésitez pas à nous contacter , pour connaître  le contenu exact du nouveau traité

PRS 21

 

par Pour la République Sociale publié dans : Déclaration et textes
commentaires (0)    recommander
Mardi 4 décembre 2007
Nouveau traité européen

 

Appel unitaire , pour un nouveau traité européen .
L'Europe ne peut se construire sans l'avis des peuples et contre ceux ci. Contrairement à ce que certains véhiculent ,nous ne sommes pas des anti_européens acharnés et frileux qui s'opposent à cette construction  mais bien au contraire des européens convaincus d'une réelle importance d'une telle union pour les peuples .... Mais pas n'importe comment.
 Nous nous refusons de sombrer dans une dilution libérale qui aurait à long terme des effets catastrophiques sur nos choix politiques et sur  toutes nos orientations collectives .Les citoyens finiraient par se désinteresser de l'action publique ou modifiraient leurs choix dans leur vote  pour se reporter sur des candidats nationalistes.

 

par Pour la République Sociale publié dans : Déclaration et textes
commentaires (0)    recommander
Lundi 3 décembre 2007

Comprendre le nouveau traité européen

PRS 21 organise un atelier  de lecture pour vous aider à comprendre

et à décrypter le nouveau traité européen dit

" simplifié".

 

Nous répondrons à toutes les questions  et à toutes les interrogations dont chacun est à même de se poser concernant un traité qui n'a rien de simplifié ,si ce n'est  par la manière dont le gouvernement envisage de le faire passer .....

C'est à dire " simplifié "par la procédure de validation  en ne consultant pas le peuple français !

 


 

Atelier de lecture le mercredi 12 décembre à 20 h 00

mairie annexe des Grésilles à Dijon,6 avenue des Grésilles


Le peuple doit être consulté !

Signer la pétition pour un référendum en cliqnant sur le lien

 

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Editoriaux
commentaires (0)    recommander
Dimanche 25 novembre 2007
LANCEMENT DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM

                              
La tenue d'un référendum sur le traité de Lisbonne est une ardente nécessité démocratique. C'est pourquoi des personnalités diverses, dont certaines avaient déjà pris l'initiative d'appels et de pétitions en faveur de cette consultation populaire, ont décidé de rassembler leurs efforts dans un Comité national pour le référendum. Le CNR s'adresse à tous ceux, quelle que soit leur opinion sur le nouveau traité, qui affirment la nécessité que le suffrage universel se prononce sur ce traité. Vous trouverez ci-dessous et ci-joint le texte de l'appel et la liste des premiers signataires.

Un site est ouvert à l'adresse http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/ .

 Une affiche sera disponible dans les prochains jours. Vous aussi, exigez que la décision revienne aux citoyens, soutenez la démarche du Comité National pour un Référendum.


 

 

 

 

 

 

Appel du Comité National pour un Référendum
 Un nouveau traité -dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005. C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum. Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire. Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution. C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum. Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum. Premiers signataires :
 


Premiers signataires : ABERGEL Gilbert, Ancien grand maître GODF; AGUIRRE Léonce, LCR; AMARA Jean-Claude, Droits devant!; ARIES Paul, Politologue; ATTAR Michèle, Gauche Avenir; AUTAIN Clémentine, Mensuel Regards; AUTAIN François, Sénateur MRC; AZAM Geneviève, Attac France; BACQUET Jean-Paul, Député PS; BATAILLE Christian, Député PS; BAVAY Francine, Les Verts; BEN HIBA Tarek, Alternative citoyenne; BEN SADIA Hamida, Alternative citoyenne; BERGE-LAVIGNE Maryse, Sénatrice PS; BEYNEL Eric, Syndicaliste douanier; BOISLAROUSSIE Jean-Jacques, Les Alternatifs; BORE Jean-Paul, Membre du comité des régions d'Europe, PCF; BORVO-COHEN SEAT Nicole, Sénatrice PCF; BOUMEDIENE Alima, Sénatrice Les Verts; BOURGAIN Michel, Les Verts; BOVE José, ; BRAY Florence, Cactus/La gauche!; BUFFET Marie-George, Secrétaire nationale du PCF; CABANES Claude, Journaliste, Gauche Avenir; CANDAR Gilles, Historien; CARASSUS Pierre, MARS - Gauche Républicaine; CASSEN Bernard, Journaliste, association Mémoire des Luttes; CHERFI Madjid, Chanteur de Zebda ; CHEVENEMENT Jean-Pierre, Ancien ministre, président d'honneur du MRC; CHOMBEAU Christiane, Journaliste; CIRERA Daniel, PCF; COCQ François, MARS - Gauche Républicaine; COLLOMBAT Pierre-Yves, Sénateur PS; COQUEREL Eric, MARS - Gauche Républicaine; CORCUFF Philippe, Sociologue; COTTA Jacques, Journaliste et réalisateur; COUPE Annick, Union syndicale Solidaires; COURS-SALIES Pierre, Coordination des collectifs antilibéraux; DAURIAC Jean-Francis, Observatoire de la Démocratie; DEBONS Claude, Ancien animateur du Collectif du 29 mai; DEBREGEAS Georges, Sauvons la Recherche; DEFROMENT René, Syndicaliste; DELAPIERRE François, PRS; DELUCHAT André, Ancien responsable syndical national; DELY Renaud, Journaliste; DENIS Ariel, Mouvement de la Paix; DESALLANGRE Jacques, Député; DESESSARD Jean, Sénateur Les Verts; DETHYRE Richard, Sociologue; DIEHLMANN Françoise, Forum de la Gauche Citoyenne; DOLEZ Marc, Député PS; DOUAT Rémy, Mensuel Regards; DREYFUS-SCHMIDT Michel, Sénateur PS; ECKERT Christian, Député PS; FERREIRA Anne, Député européen PS; FILOCHE Gérard, D&S; FOURNEYRON Valérie, Député PS; FOURRE Jacques, Responsable associatif; FRANCO Hélène, Magistrate ; GADREY Jean, Economiste; GARRIDO Raquel, PRS; GARROUSTE Laurent, Inspecteur du travail; GAUTHIER Elisabeth, Transform!; GAYSSOT Jean-Claude, Ancien ministre; GENEREUX Jacques, Economiste; GIRAUD Joel, Député PRG; GONNEAU Jean-Luc, Cactus/La gauche!; GUERIN Julien, D&S; HALPHEN Eric, Magistrat, écrivain; HARRIBEY Jean-Marie, Attac France; HEBERT Jean-Paul, Economiste; HUSSON Michel, Economiste; HUTIN Christian, Député MRC; JANQUIN Serge, Député PS; JOURNET Alain, Sénateur PS; KHALFA Pierre, Union syndicale Solidaires; KRIVINE Alain, LCR; LAIGNEL André, Député européen PS; LAMBERT Jérôme, Député PS; LANGLOIS Bernard, Journaliste; LE NEOUANNIC Pascale, PS; LE STRAT Claire, Politiste; LE STRAT Anne, Les Verts; LEFEBVRE Rémi, Universitaire; LEFORT Jean-Claude, Député honoraire; LEMAIRE Gilles, Ecologiste, faucheur volontaire; LIENEMANN Marie-Noëlle, Député européen PS; LORAND Isabelle, Médecin; MANDRAUD Isabelle, Journaliste; MANGENOT Marc, Economiste-sociologue; MANGEOT Philippe, Enseignant; MARQUAILLE Jeaninne, Forces Militantes; MARTELLI Roger, Fondation Copernic; MASSIAH Gus, CEDETIM-IPAM; MAUREL Emmanuel, Parti Pris; MELENCHON Jean-Luc, Sénateur PS, président de PRS; MERIEUX Roland, Les Alternatifs; MERME Henri, Les Alternatifs; MESQUIDA Kleber, Député PS; MEXANDEAU Louis, Ancien ministre, Forces Militantes; MICHEL Jean-Pierre, Sénateur PS; MICHEL Jean, Député PS; MLATI Fatiha, Cactus/La gauche!; NAÏR Sami, MRC; NATHANSON Jean-Michel, Union syndicale Solidaires; NAUDY Michel, Journaliste; NERI Alain, Député PS; PELLETIER Willy, Sociologue, coordinateur géneral de la Fondation Copernic; PICQUET Christian; QUILES Paul, Ancien ministre, Gauche Avenir; REVOL René, Vice-président de PRS; REYNAUD Marie Line, Député PS; ROGEMONT Marcel, Député PS; ROUSSEAU Michel, Marches Européennes; ROUSSEL Roselyne, D&S; SALESSE Yves, ; SANDRIER Jean-Claude, Député PCF; SARRE Georges, MRC; SIEFFERT Denis, Journal Politis; SIRE-MARIN Evelyne, Magistrate, co-présidente de la Fondation Copernic; SOUDAIS Michel, Journaliste; SPIZZICHINO Robert, Forces Militantes; TEPER Bernard, UFAL; TRICOT Catherine, Mensuel Regards; TROUVE Aurélie, Attac France; VACHERON Raymond, Syndicaliste; VACHETTA Roselyne, LCR; VENTURA Christophe, Mémoire des Luttes; VIDALIES Alain, Député PS; ZARKA Pierre, OMOS

 
par Pour la République Sociale publié dans : Déclaration et textes
commentaires (0)    recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus