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Pour la République Sociale, PRS regroupe des femmes et des hommes de gauche impliqués dans des engagements associatifs, syndicaux ou politiques différents. Ils font fonctionner collectivement l'association comme un outil de formation, d'élaboration programmatique et d'action militante pour proposer le projet de la République sociale en France, en Europe et dans le monde. Ils contribuent ainsi à la formation d’une culture commune à gauche et à la construction indispensable d’une nouvelle unité de la gauche ainsi qu’à la rénovation du fonctionnement et du programme des partis qui la constituent.
 




















          Le nouveau traité européen



                                                                          


 
Dernier livre de Jean Luc Mélenchon.
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Dimanche 22 avril 2007
Le droit de choisir

 

Lors des dernières présidentielles, le peuple français a été privé du droit de choisir l’orientation politique qu’il voulait mettre au poste de commande. Jamais le caractère anti-démocratique de la Cinquième République et de l’élection présidentielle n’avait été aussi aveuglant. Car cela fait maintenant cinq ans que l’UMP et l’UDF gouvernent la France sur une ligne politique à laquelle les Français n’ont jamais consenti. La Cinquième République ayant réduit la souveraineté populaire au choix entre des candidats à la présidentielle, il aura suffi de la qualification de Le Pen pour que la droite fasse élire sans peine son champion subclaquant, remporte dans la foulée les élections législatives et dispose de tous les pouvoirs pendant cinq ans.

 

Privé de son droit de choisir, le pays a continué de dévaler la pente de la crise politique. Les légitimités les mieux établies furent une à une ébranlées tandis que s’installait dans le pays ce climat d’exaspération et de défiance dont naissent les jacqueries ou les révolutions. Faute d’une force politique capable et désireuse de donner un débouché à la crise, cela fut les jacqueries. Partout une même idée a fait son chemin : la seule manière de se faire entendre c’est de désobéir, de tout bloquer, de tout casser. Et ceci, qu’on ne s’y trompe pas, dans tous les secteurs de la société. Les plus riches ont des moyens plus conformes à la bienséance établie pour vandaliser l’intérêt collectif et se moquer de la solidarité nationale.

 

L’élection présidentielle est le terreau de tous les bonapartismes. Mais il n’y aura pas de raccourci, pas plus d’homme providentiel que de grand ébranlement sans perspective. La seule issue à cet état d’urgence politique est que nos concitoyens puissent enfin se retrouver sur un projet commun, et que celui-ci soit mise en œuvre par ceux qui nous gouvernent. Que le peuple puisse dire quels principes doivent commander, et qu’ensuite ceux-ci commandent pour de vrai. Veut-on fonder l’ordre social sur la loi du profit maximum ? Oui ou non ? Le marché doit-il s’imposer à l’intérêt général ? Oui ou non ? La France est-elle fondée sur la République qui ne connaît que des citoyens égaux ? Oui ou non ? Aucune sortie de crise n’est possible sans que ces questions aient été posées, débattues et tranchées par le peuple.

 

C’est justement au moment où les Français peuvent régler cette controverse que surgissent les experts en confusion, champions de la nuance et des habiletés. A chaque confrontation de notre peuple avec la droite depuis 2002, nous ne les entendions guère. Ils se cachaient sous leur caillou, attendant des jours meilleurs. La campagne de Bayrou a remis ces vieilles lunes au goût du jour. Gauche, droite, pourquoi choisir, proclame le président de l’UDF. Il suffit de prendre les meilleurs ! Et c’est bien sûr M. Bayrou qui s’arroge le droit de les désigner. S’il y parvenait, ce serait un régime tyrannique : un chèque en blanc pour tout mandat, droite et gauche dans les mains d’un homme, tout débat réputé sans fondement dès lors que les « meilleurs » des deux camps se seraient accordés. Savez-vous qu’en Allemagne, les états-majors du SPD et de la CDU ont mené plus d’une année de tractations au lendemain de la mise en place de la grande coalition pour décider du degré de libéralisme qui serait infligé au peuple allemand ? La « démocratie moderne » que nous vante le président de l’UDF serait sans nul doute une machine à aggraver la crise… tout en rendant la gauche incapable d’y répondre si d’aventure une partie de celle-ci suivait Michel Rocard dans sa proposition d’alliance.

 

Pourquoi certains ont-ils choisi donner à Bayrou un mandat de vote utile contre Sarkozy alors qu’il existe tant de votes à gauche pour dire son refus de sa politique ? Quel besoin d’inviter les électeurs de gauche à voter à droite alors qu’ils peuvent faire le choix de l’efficacité électorale avec Royal, de l’authenticité avec Buffet, de telle ou telle palette de la gauche avec Bové, Besancenot, Laguillier ou Schivardi ? Quel est le sens de ce coup de main à quelques jours du vote ? C’est qu’à l’évidence l’élimination de la gauche du second tour offrirait aux confusionnistes le meilleur cas de figure pour évacuer tout débat sur le fond. Après le référendum anti-Le Pen de 2002, pourquoi pas un petit référendum anti-Sarko ? Bayrou – Sarkozy, une élection pour de rire, où les libéraux gagneraient à tous les coups… Et si la gauche est au deuxième tour, nous aurons préparé l’avenir disent-ils, avides de faire des électeurs de Bayrou la clé du second tour. Déjà les éditorialistes expliquent que l’élection « se jouera au centre ». Mais si l’on fait de ceux qui ne veulent pas choisir la cible principale du vote, comment notre peuple pourra-t-il fixer les options fondamentales ?

 

Ce que nous devons reconquérir dans cette élection, c’est le droit à une politique de gauche. Après bien sûr il faudra débattre de son contenu. La gauche sort éreintée de la campagne. Nous ne la reverrons plus jamais comme avant. La gauche est pour l’essentiel à réinventer. Mais encore faut-il qu’elle ne soit pas rayée du paysage par la variété qui s’avère la plus nombreuse de cette campagne : les champions du ni droite ni gauche.

 

editorial de "Données et Arguments A GAUCHE" n°1079 par François DELAPIERRE

 

par François Delapierre publié dans : Editoriaux
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Jeudi 12 avril 2007

Un vote doit trancher  

A moins de deux semaines du premier tour, le flot de la campagne présidentielle se resserre. C’est une loi du genre, et les médias qui s’étonnent qu’il y ait encore à cette date nombre d’indécis ont la mémoire bien courte. A moins qu’ils ne cherchent uniquement à vendre du papier. Car l’exercice obéit à des rythmes contraints. C’est toujours dans les derniers jours que le choix du pays se forme. Il faut d’abord que l’alternative se dessine. Commencée sous le signe d’une confusion maximale, la campagne s’achèvera-t-elle sous le signe d’un affrontement droite-gauche assumé ? Nicolas Sarkozy renonce à citer Jaurès, lui préférant Rivarol, et affiche ouvertement sa ligne conservatrice et ultralibérale. Ségolène Royal veut centrer sa campagne sur les questions sociales. Il est bon que cette clarification s’opère, afin que les citoyens puissent trancher une bonne fois le désaccord sur la place de l’égalité sociale et républicaine qui divise notre pays. 

  

 

 

C’est peu dire que les médias si enclins à décrypter les tournants de la candidate socialiste n’ont guère souligné celui de Nicolas Sarkozy sur les questions sociales. Certes la réalité de son programme n’a jamais été conforme aux emprunts au lexique de gauche auxquels il se livre dans ses discours. Rien de ce que propose le candidat de l’UMP n’est de nature à contrarier ses amis du MEDEF. Mais ses propositions sur la franchise médicale annuelle constituent un brusque virage dans sa campagne. Jamais jusqu’ici il ne s’était référé de manière aussi explicite à une vieille lune ultralibérale dont la philosophie a été plusieurs fois rejetée par la majorité de nos concitoyens.  

 

La franchise annuelle qu’il propose s’inscrit dans le prolongement des mesures prises par les gouvernements UMP-UDF en la matière : hausse du forfait hospitalier, franchise de 1 euro à la charge du patient pour une consultation simple, franchise de 18 euros pour un acte lourd. Mais elle irait bien au-delà. D’abord parce que cette franchise serait réévaluée chaque année en fonction de l’état des comptes de la Sécu. Les contradictions de Sarkozy sur son montant (il a parlé une fois de 100 euros, une autre fois de 5 euros !) n’ont en réalité guère d’importance. C’est tout le déficit de la Sécu qui serait porté à la charge des patients, inclus de futures hausses des honoraires des médecins, un coup de pouce aux bénéfices des laboratoires pharmaceutiques dont on sait qu’ils sont chers au candidat UMP, ou encore de nouvelles exonérations de cotisations sociales pour les entreprises. En Irlande où ce système existe, la franchise atteint ainsi les 400 euros annuels. En fait, Sarkozy propose que la hausse à venir des dépenses de santé échappe totalement à la logique solidaire de la protection sociale pour être prise en charge intégralement par les malades. Il faudra avoir de l’argent pour bénéficier des progrès de la médecine !  

 

Ensuite, cette franchise serait globale et annuelle. C’est-à-dire que toutes les dépenses de santé situées en dessous de son montant, et cela quelle qu’en soit la nature puisque Sarkozy a précisé que la franchise portait aussi bien sur les médicaments, les examens, les consultations et l’hospitalisation, ne seraient plus remboursées. Du coup, une partie des assurés sociaux ne toucheraient plus rien de la Sécu , alors même qu’ils y cotisent. Une note de la Direction de la Sécurité sociale au ministère de la Santé estime qu’avec un tel système 27% de la population ne percevraient plus un centime de la Sécu chaque année. Elle s’inquiète à juste titre que l’attachement à la protection sociale de nos concitoyens n’en prenne un coup. Voilà qui ne dérangerait pas les libéraux qui ont échoué tant de fois à « réformer » la Sécu : il leur serait plus facile de casser la protection sociale si toute la population n’en bénéficiait pas.  

 

Face à la droite qui tombe le masque, la gauche ne manque pas de thèmes sur lesquels affirmer un programme commun antilibéral. La défense de la Sécu en est un. Celui des services publics aussi. Rappelons par exemple que le résultat de l’élection déterminera le statut public ou privé de GDF. L’exigence d’un nouveau partage des richesses par la hausse des salaires est également portée par toute la gauche. Le premier tour détermine le second. C’est donc dans ces derniers jours aussi que le paysage des relations au sein de la gauche va se dessiner. Pour nous, c’est dès maintenant que son nécessaire rassemblement doit se construire en pointillés. En défendant dans les prochains jours ce qui rassemble toute la gauche, ses candidats dispersés prépareraient le rassemblement indispensable au second tour. Ils contribueraient également pour leur part à clarifier le choix offert au pays. D’un côté la destruction assumée des fondements de l’égalité républicaine, de l’autre le choix tout aussi clair d’une République sociale s’imposant aux lois du marché.

Par François Delapierre

 

 

 

 

 

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Mercredi 4 avril 2007

Pour la République Sociale   

 

 

 

Services publics et identité nationale  

 

 

Samedi prochain, nous nous mobiliserons, venus de toute la France , pour défendre l'identité nationale. Non pas en nous postant aux frontières pour y guetter l'immigrant, comme le suggère Nicolas Sarkozy. Mais en nous rendant à Firmi, dans le département de l'Aveyron, participer à la fête nationale des services publics qui a choisi d'investir l'espace d'un samedi cette commune du bassin minier de Decazeville.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel meilleur fondement en effet à notre identité nationale que le service public, vilipendé justement par les libéraux au nom du fait qu'il constituerait une " exception française " ? Or ce n'est pas cette exception sociale et républicaine que le candidat de l'UMP entend défendre. En liant la question de l'identité nationale et celle de l'immigration, il s'inscrit au contraire, comme Le Pen avant lui, dans une stratégie visant à remplacer la question sociale par la " question raciale ", ouvrant ainsi la voie à une remise en cause des fondements de notre République. L'histoire de France nous montre que l'on peut vite se retrouver sur cette pente dès lors que l'on dévie d'un millimètre du principe suivant : l'identité nationale, c'est l'identité républicaine. Point barre. C'est pourquoi nous disons qu'en France, ce n'est pas la Nation qui fonde la République mais la République qui fonde la Nation. La question " qu'est-ce que la France ? " ne nous plonge pas dans des abimes de perplexité. Nous y répondons très précisément : une communauté légale de citoyens libres et égaux sur un territoire dans lequel les lois issues de la souveraineté populaire s'appliquent à tous de manière indivisible. Cette définition politique de la Nation , conforme à l'héritage de la Grande Révolution de 1789, s'oppose radicalement à toutes celles qui la fondent sur de prétendues racines, exprimées crûment comme pureté de la lignée ou habillée des oripeaux de la religion, de la culture voire de la langue.   

Ce n'est pas là un débat théorique sans implications concrètes. Nous avons été les premiers dans ces colonnes à souligner qu'en France tout particulièrement, en raison de cette identité singulière, la crise sociale conduit à la crise politique et la crise politique à la crise nationale. Remettre en cause l'égalité des individus, c'est remettre en cause celle des citoyens qui fonde notre contrat politique. C'est percuter l'identité nationale elle-même. L'état d'urgence politique dans lequel se trouve notre pays est tissé des ces enchevêtrements. Vouloir remettre en ordre une telle pelote implique donc de saisir le fil qui commande tous les autres, celui des politiques libérales qui ont conduit à cette crise. Ce sont les remises en cause de la primauté de l'intérêt général, de la limitation des droits de la propriété par ceux de l'homme et du citoyen, de l'égalité des citoyens, de la souveraineté populaire qui mènent le pays à l'état d'exaspération dans lequel il se trouve.   

En cela, la remise en cause voire le doute sur l'identité nationale n'est pas l'apanage de quelques étrangers mais celui des Français eux-mêmes. Ce sont des libéraux bien de chez nous qui expliquent que les règles sur lesquelles était fondée la Nation républicaine sont dépassées. Nos concitoyens doivent pouvoir clarifier cette question. C'est pourquoi nous avons également dit que pour donner une issue positive à l'état d'urgence politique, il fallait que le peuple français puisse à nouveau se prononcer sur les principes politiques autour desquels il entend se réunir. Et que nous avons défendu la démarche de l'Assemblée Constituante pour une sixième République, reprise la semaine dernière l'espace d'une journée par Ségolène Royal, suscitant l'indifférence médiatique (l'information a été reléguée en page 11 du Monde !) et l'affolement d'une partie des hiérarques socialistes peu désireux d'engager une révolution qui ne se serait pas limitée à quelques aménagements des institutions de la Ve.   

Nicolas Sarkozy déclarait récemment sa détermination à combattre " celui qui ne veut pas respecter notre conception de l'homme, celui qui récuse l'humanisme (...), qui veut abolir l'héritage des Lumières et de la Révolution ". C'est ce que nous ferons à Firmi en défendant le service public contre le financier qui veut soumettre les biens communs du pays à la logique du profit privé, contre celui qui s'accapare le patrimoine national, refuse la solidarité fiscale ou cherche par tous moyens à contourner les lois sociales du pays. Nous y serons donc en campagne contre le MEDEF et ses relais, au premier rang desquels se trouve Nicolas Sarkozy. Nous y remplirons notre devoir de citoyens en faisant tout pour que les vraies menaces qui pèsent sur notre patrie républicaine soient enfin au cœur du débat des présidentielles alors que d'autres voudraient nous enfumer en se servant des immigrés.

 François Delapierre

 

 

 

 

 

 

par François delapierre publié dans : Editoriaux
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Jeudi 22 mars 2007

LES SYNDICATS EN FRANCE  

 

I- LE SYNDICALISME INTERNATIONAL SE RASSEMBLE  

 

Le 1° novembre 2006, il s’est produit un évènement considérable pour le monde des travailleurs, pour le monde syndical : la naissance de la CSI (Confédération Syndicale Internationale). Cette centrale mondiale  regroupe 309 organisations de 156 pays qui rassemblent 167 millions de syndiqués. C’est la première fois dans l’histoire du syndicalisme que se crée une confédération quasi unique.

Le syndicalisme international  

 

1913- Apparaît la FSI (Fédération syndicale Internationale) qui vise à regrouper les organisations syndicales du monde. Elle siège à Amsterdam. Elle est essentiellement européenne et Nord-américaine.

1917- La révolution Bolchevique en Russie, la création des partis communistes en 1920, vont bouleverser aussi le monde syndical.

Sous l’impulsion des Soviétiques, la FSI éclate en 1920 : le courant révolutionnaire crée l’ISR

(Internationale des syndicats Rouges ou PROFINTERN).

Après la guerre, le Chrétiens-sociaux créent la CISC (Confédération International des Syndicats Chrétiens.)

Le paysage syndical se divise comme le paysage politique du monde ouvrier, entre socialistes réformistes, révolutionnaires communistes, et Chrétiens.

En France, la CGT Unitaire (Communiste) se détache de la CGT (créée en 1895). Elle se réunifiera au moment du Front populaire en 1936. Les Chrétiens sont rassemblés dans la CFTC qui est née en 1919.

1945- La FSI devient la FSM qui est son prolongement ; l’ISR a disparu dans les années 30. FSI et ISR se retrouvent dans la FSM ( Fédération Syndicale Mondiale)

1949- La FSM se divise ; la CISL (Confédération des syndicats Libres) se crée sous l’influence de l’AFL-CIO (Etats-Unis). C’est la guerre froide. La CGT reste à la FSM. Tandis que la CGT-FO (Force Ouvrière), réformiste, de tendance sociale-démocrate est créée avec l’aide et les fonds de la CIA  au moment des grandes grèves de 1947. Elle est fondatrice de la CISL. La CFDT, scission de la CFTC la rejoindra en 1982.

1969- La CISC devient la CMT (Confédération Mondiale du Travail), avec la déchristianisation du syndicalisme chrétien (création de la CFDT ).

1973- La CEE amène les syndicats européens à se regrouper dans la CES ou ETUC (Confédération Européenne des Syndicats).

Les trois structures : communiste, sociale-démocrate, chrétienne, coexistent.

1989- Chute du mur de Berlin : la FSM est en crise à partir de 1990, avec l’éclatement de l’URSS.

1994- La CGT sort de la FSM , pour devenir non affiliée.

2004- CISL et CMT décident de se rapprocher et créent la CSI

Cette création constitue un bouleversement très important ; Les sociaux-démocrates, les chrétiens, ainsi que les anciennes organisations de la FSM sont rassemblés dans une même organisation. 

   

 

 

II- LE DIALOGUE SOCIAL EN FRANCE

 

 

 

Le 23 octobre 2006, le MEDEF invite les 5 syndicats représentatifs à une rencontre pour parler des sujets suivants : le contrat de travail, la sécurisation des parcours professionnels, l’assurance-chômage.

L’objectif est d’arriver à des constats : un état des lieux commun, un diagnostic partagé.

Cette invitation est étonnante car depuis un an se déroule en catimini des discussions sur les accidents de travail et la pénibilité, et elles ont été bloquées par le patronat. Il semble paradoxal que ce soit le MEDEF qui rassemble les syndicats. Pourquoi ?

Parce que pour le principal syndicat patronal, cette démarche vise surtout à préparer le terrain pour les prochaines échéances électorales de 2007, comme futurs adversaires ou partenaires du pouvoir. Cela entre dans leur logique de la REFONDATION SOCIALE. La CGT a refusé de s’associer  à ces commissions de travail,

Les lois Aubry en 1998 (35 heures) avaient provoqué une vraie révolution dans le syndicalisme patronal, et entraîné la démission de Jean Gandoy qui avait déclaré : « un tueur doit me remplacer... »

Ce fût le baron Sellières.

La refondation sociale s’enlise, mais en 2002, elle est à nouveau à l’ordre du jour avec la réélection de Chirac à la présidence de la République qui satisfait pleinement le MEDEF.

En 2005, le premier ministre Villepin qui a succédé à J.P. Raffarin instaure le CNE*, puis le CPE* qui provoquent la colère des syndicats. Elle aboutit à un puissant mouvement unitaire des organisations étudiantes, d’enseignants et ouvrières en février 2006, qui oblige le gouvernement à retirer le CPE de la loi sur l’égalité des chances.

Ces textes votés sans concertation remettaient profondément en cause le droit du travail. Ils donnaient  satisfaction au MEDEF au mépris de la loi sur le dialogue social adoptée deux ans plus tôt. Après cet échec gouvernemental réapparaît le serpent de mer du dialogue social.

Deux rapports importants sont publiés :  

 

1)- Le rapport Chertier : il faut rendre obligatoire une période de concertation de 3 mois avant toute réforme sociale pour associer le patronat et les syndicats à la loi.  

Il prévoit un renforcement du rôle du Conseil Economique et Social. 

 

2)- le rapport Raphaël Hadas-Lebel : sur la représentativité et le financement des organisations syndicales.

-         les organisations syndicales doivent-être financées par des fonds publics.   

-         Ex: le chèque syndical (AXA )distribué aux salariés pour adhérer au syndicat de leur choix.  

-         L’électeur salarié est l’élément désigné de la représentativité.  

En fait, derrière cette idée de dialogue se cache un enjeu fondamental :

o       l’ordre social public  

o       La loi ou la convention

C’est le fondement du droit du travail qui est interpellé : le principe de faveur :  

 

la loi (actuellement) prime sur l’accord de branche ou d’entreprise.  

 

Un accord d’un niveau inférieur ne doit pas déroger à un accord de niveau supérieur.

Ce principe avait déjà été écorné par les Lois Auroux en 1981, par des dérogations.

L’enjeu est de savoir si c’est le suffrage, la loi, qui doit prévaloir ou si c’est la négociation entre partenaires. Cela renvoie à des rapports de force, à des relations inégales - selon les entreprises – entre le Medef et les syndicats de salariés. Le suffrage universel est une garantie que la loi s’applique également pour chaque citoyen en tout lieu, sur tout le territoire. Le contrat d’entreprise ou de branche, signé par un syndicat dit représentatif permettrait de passer outre à la loi. Il accorde la priorité à une négociation en fait faussée par les rapports inégaux ou l’absence de représentativité réelle. Le pouvoir législatif et son exécutif, l’Etat, garantissent l’égalité de tous devant la loi républicaine.

Ainsi Laurence Parisot, Présidente du Medef, a déclaré qu’il fallait réviser la Constitution (article 34). Remettre ainsi en cause le pouvoir législatif du parlement en matière de droit social et du travail, serait se mettre à la merci du patronat.

L’autre enjeu c’est la représentativité.  

Pour asseoir la légitimité, il faudrait que les partenaires sociaux soient légitimement représentatifs.

Or qu’est-ce qui organise ce principe ? Il est basé par la loi de 1966 qui reconnaît cinq organisations syndicales comme irréfragables . Elle permet à une seule organisation «représentative» de signer des accords sans le moindre élément d’implantation dans l’entreprise.

La représentativité : elle se mesure certes par le nombre de syndiqués, mais aussi par l'influence auprès des travailleurs dans les élections de leurs représentants. La capacité d'action est plus difficilement mesurable et relève de traditions historiques et de formes de luttes ou de négociations différentes.

Certaines organisations sont peu signifiantes aujourd’hui, comme la CFTC qui ne dépasse pas

50 000 membres, la CGC (~100 000), pour 25 millions de salariés.

Les cinq organisations reconnues et nombre d'adhérents: CFDT (808 581) ; CGT (700 926 en 2005), CGT-FO (~300 000), CGC,(~100 )000 CFTC (~80 000).

Alors que sont apparues de nouvelles centrales, comme SOLIDAIRES (93 000), l’UNSA (360 000 –

7 % des syndiqués), la FSU (1° syndicats de la Fonction publique et de l'enseignement)

Représentativité dans la fonction Publique( 2002-2004) : FSU : 18,94 %  ; UNSA : 15,51 % ; CGT : 16,34 % ; FO : 13,70 % ; CFDT : 12,75 % ; CGC : 3,31% ; CFTC : 2,18 %,

*(Les enseignants du syndicat autonome unitaire de la FEN , se sont divisés entre les nouvelles  centrales de l'UNSA et de la FSU )  

 

Les chiffres des élections prud’homales de 2002 : CGT : 32,1 % ; CFDT : 25 % ; FO : 18 %; UNSA : 5,01%.

Les élections de délégués du personnel en 2004 : CGT : 24,5 % ; CFDT : 22,4 % ; FO : 12,6 % ; CFTC et CGC ensembles : 6,1 %.

Les accords : la loi Fillion permet à un accord d’être majoritaire en fonction du nombre de syndicats représentatifs signataires ; ce qui est aussi contestable.

Evidemment, la proposition de faire reposer la représentativité sur le vote rencontre l’opposition de FO, de la CFTC , de la CGC , à l’inverse de la CGT et de la CFDT et des organisations non reconnues encore.

  

Une proposition pour mesurer la représentativité.  

 

Ce serait de procéder à des élections professionnelles de délégués du personnel, ou des  représentants des salariés à la CPAM (Sécurité sociale), le même jour dans toutes les entreprises.  

 

Les accords d’entreprise ou de branches ne pourraient être légalisées que par une majorité désignée par les élections.  

La loi républicaine resterait prioritaire sur les accords inférieurs, d’entreprise ou de branche.  

 

Le Conseil Economique et Social vient de se saisir de ces importantes questions qui devront trouver une solution conforme aux principes démocratiques si on veut redonner de la légitimité au syndicalisme en France.  

 ·       CNE – contrat nouvelle embauche 

·       CPE – contrat première embauche 

 

III -Caractéristiques du syndicalisme en France 

Le modèle français se caractérise par un aspect continu, toujours valable, en regard des pays voisins, anglo-saxons, nordiques, hormis de brèves périodes : 

 

      - un syndicalisme faible par le nombre de ses adhérents. 

 

Cela ne signifie nullement qu’il ne serait pas en mesure de rassembler le salariat. Il eût des périodes de syndicalisme de masse où les organisations syndicales regroupaient plus de la moitié des salariés.  

 

( 1936-37 – 1945- 1947 )  

 

La France est néanmoins la lanterne rouge des pays de l’OCDE avec un taux de syndicalisation inférieur à 10 % ( 8 % probablement – 3 à 5 % dans le privé en 2006). En Suède, Norvège, Finlande, les taux oscillent entre 85 à 90 %... 

 

Cette faiblesse est liée  à une deuxième caractéristique : 

 

      - la désunion ou le pluralisme syndical 

L’unité est exceptionnelle. Les périodes d’unité sont des périodes favorables au rapport de force : 

 

Unité organisationnelle (Le Front Populaire, La libération), ou unité d’action (1960-1970 , CGT-CFDT). 

 

Le syndicalisme français a été marqué par l’idéologie marxiste de la lutte des classes. Ce qui ne signifie pas qu’il aurait un lien intrinsèque avec le politique, qu’il serait politisé, même si d’évidence il a des rapports avec le politique au cours de son histoire. il n’existe pas dans le monde de syndicats qui ne soient pas liés à un parti politique. Dans des pays proches de la France , comme l’Allemagne ou la Grande-Bretagne , le syndicat est lié structurellement au parti social-démocrate. Au Royaume-uni, ce sont les Trade-Unions qui ont créé et financent le Parti Travailliste. (Bien que récemment certains syndicats britanniques aient rompu avec le New-Labour de Tony Blair).  

 

C’est impossible en France, ne serait-ce que légalement. La charte d’Amiens*, en 1906, consacre l’indépendance du syndicalisme français par rapport aux partis politiques

  

 

 

En Allemagne, à l’inverse, c’est le SPD qui a contribué à la création du syndicalisme allemand. 

 

Il ne faut donc pas confondre la radicalité et la politisation.  

 

L’histoire sociale en France a été marquée par des affrontements très violents entre l’Etat, le patronat, le mouvement ouvrier. Jusqu’en 1945, il a vécu avec le souvenir de la saignée de la répression contre la Commune de Paris en1871 : 30 000 morts, blessés, déportés. Cette histoire pèsera longtemps et lourdement sur la destinée du syndicalisme français, avec l’idée que :  

 

-         pour exister il est nécessaire de se battre.  

Par ailleurs le patronat français n’a jamais accepté le pouvoir syndical et encore moins de partager le pouvoir dans l’entreprise. C’est uniquement par la lutte et les grèves que le syndicat pourra s’imposer et être reconnu : en 1936 lors du Front populaire, à l’extérieur. C’est seulement  en 1968 que la section syndicale d’entreprise sera reconnue et ses droits affirmés en 1981 ave les lois Auroux.  

C’est par la lutte des classes que les conquêtes ouvrières ont marqué l’histoire du pays. L’empreinte variera selon les périodes et les organisations. Elle irrigue sur le long terme l’ensemble du mouvement et est typique du syndicalisme et de l’histoire sociale en France.  

La lutte n’est pas idéologique, c’est un état pratique, relevant des rapports de force avec le patronat.  

 

Les grands courants syndicaux français.  

 

-         socialiste : CGT et CGT FO ;  

-         communiste : CGTU, CGT.  

-         chrétien : CFTC, CFDT.  

-         autonome : les enseignants : ( la FEN , puis la FSU , Solidaires), l’UNSA ( Fonction publique)  

-         anarchiste : la CNT (ultra minoritaire) 

 

Le syndicalisme est éclaté en une multitude d’organisations de salariés, de non salariés, de professionnels, du syndicalisme étudiant. 

 

 

 

La charte d’Amiens et le syndicalisme contemporain.

 

 

 

 

Le 13 octobre 1906 à son congrès d’Amiens la CGT expose dans une déclaration, une série de dispositions élevant en charte des principes et objectifs syndicaux.  

 

  

Principes :

 

 

 

Le Congrès réaffirme le principe de la lutte de classes des exploités contre les exploiteurs en vue de soustraire les travailleurs à l’oppression, tant matérielle que morale, mise en oeuvre par la classe capitaliste. La CGT regroupe tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat, en dehors de toute école politique. 

 

Les moyens pour parvenir à cet ultime objectif révolutionnaire est la grève générale. Elle est la solution qui permettra d’installer le syndicat comme base sociale de réorganisation de l’économie et où le syndicat sera à la fois le groupement de production et de répartition des richesses produites.  

Le congrès précise ses objectifs en indiquant que le syndicalisme devait entraîner simultanément une double besogne  

            Réaliser les conditions permettant l’amélioration immédiate de la vie des travailleurs.  

          • Réaliser les conditions de l’émancipation intégrale par l’expropriation des biens des capitalistes.  

 

Cette double besogne doit conduire les travailleurs à considérer que leur appartenance au syndicat est un impératif essentiel de la transformation sociale, quelle que soit sa catégorie ou classe sociale et quelles que soient ses tendances philosophique et politique.  

Cette exigence d’appartenance syndicale implique pour le syndiqué une double règle de vie en interne au syndicat. Que le syndiqué a l’entière liberté de participer de dehors du groupement corporatif, à l’exercice de ses propres convictions politiques ou philosophiques, et qu’en contrepartie, le syndiqué s’engage à ne pas introduire dans le groupement corporatif les opinions qu’il professe en dehors.  

L’exercice d’un droit politique nouveau pour les citoyens a été un acte social fort en 1905 alors qu’un an plus tard, la CGT suspendait ses syndiqués de l’exercice de leurs opinions politiques ou philosophiques à l’intérieur du syndicat. La charte d’Amiens a mise de coté le débat politique par lequel le droit institutionnel et les politiques exécutives qui en garantissent le respect sont nécessaire à l’accomplissement révolutionnaire, notamment celui qui consiste à faire du syndicat le groupement de production et de répartition des richesses produites. Cette contradiction est structurelle à la charte car elle déclare s’adresser qu’aux seuls travailleurs salariés et conscients des luttes à mener pour réaliser l’idéal révolutionnaire d’expropriation capitaliste. Cette disposition a contribué aux dissensions syndicales qui ont donné naissance à d’autres organisations syndicales au cours du 20° siècle. Ce positionnement à l’égard du politique a conduit le citoyen à considérer le politique comme agissant sur le mouvement social de façon intéressé et dont le seul but serait la récupération électorale. Cette forme de pensée a participé de la disqualification du monde politique et par la même à son rejet.

Néanmoins, la question du projet politique soutenue par les différents partis politiques ne doit pas laisser indifférent le syndicalisme. Les étapes électorales doivent pour les syndiqués être l’occasion de faire avancer leur revendication et la possibilité pour le syndicat de confronter les programmes des différents partis politiques, à son ambition syndicale, à sa double besogne.

(Daniel Cojean, CGT RATP)  

 

LA CHARTE D'AMIENS

Le congrès confédéral d'Amiens confirme l'article 2, constitutif de la CGT : " La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat..." Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classes qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielle que morale, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière.   

Le Congrès précise, sur les points suivants, cette affirmation théorique: Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l'accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d'améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l'augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n'est qu'un côté de l’œuvre du syndicalisme; il prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste; il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale. Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d'avenir, découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait à tous les travailleurs, quelles que soient leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d'appartenir au groupement essentiel qu'est le syndicat. Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l'entière liberté pour le syndiqué, de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu'il professe au dehors. En ce qui concerne les organisations, le Congrès décide qu'afin que le syndicalisme atteigne son maximum d'effet, l'action économique doit s'exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n'ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre, en toute liberté, la transformation sociale.  

Déclaration adoptée le 13 octobre 1906 par le IXe Congrès de la Confédération Générale du Travail, réuni du 8 au 14octobre 1906 à Amiens. (Texte adopté par 830 voix contre 8 et 1 blanc)


IV - La C G T 

La CGT est née en 1895 au Congrès de Limoges. Ce n’était cependant pas l’acte de naissance du syndicalisme français. 

C’est après l’épisode sanglant de la répression de la Commune de Paris (1870) que des organisations ouvrières illégales surgissent et s’organisent. A partir de 1881, on compte en France cinq cent chambres syndicales de toutes natures, des associations mutualistes et des Bourses du travail.  

*1791- La loi Le Chapelier-qualifiée de terrible par Jean Jaurès-confirme la suppression des corporations et l’interdiction des coalitions et les actions qui peuvent en découler comme la grève.

  

 

 

*1884- La loi Waldeck Rousseau abroge la loi Le chapelier et autorise la création des syndicats en France. Les activités de secours mutuel et les activités syndicales sont formellement séparées. Cette différenciation sera très importante dans l’évolution du syndicalisme en France à la différence du syndicalisme germanique, nordique, anglo-saxon. 

 

Des congrès ouvriers se déroulent en 1876,1878,1879. Ces premiers congrès sont très composites : on trouve des sectes socialistes, des représentants de mutuelles, d’associations d’entraide. Deux formes d’organisations se sédimentent et s’opposent : les mutuelles qui sont les plus importantes grâce au soutien de Napoléon III et les chambres syndicales, plus radicales. Certaines mutuelles soutiennent les mouvements de grève en organisant la prévoyance et les caisses d’entraide. 

 

*Le droit de grève a été reconnu le 25 mai 1864.  

La structure fédérale ( verticale) 

 

*1886 – Date de création de la première organisation : 

 

  La Fédération Nationale des Syndicats et groupes corporatifs de France et des Colonies ( FSN).   

Elle est animée par des «guesdistes».  

*Jules Guesde a créé le Parti Ouvrier Français. C’est un personnage décisif du mouvement socialiste qui a fait pénétrer le marxisme en France. 

 

Deux caractéristiques :

Deux :         les ouvriers sont rassemblés en corporations par métier (plusieurs syndicats pour un même produit, rassemblés en Fédérations).

 

 

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