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Mardi 13 novembre 2007

NOUVEAU TRAITE EUROPEEN

Réunion publique

Mardi 13 novembre à 20 h

Mairie _annexe ,6 avenue des Grésilles à Dijon 

C’est, sous un autre nom, le traité constitutionnel refusé en 2005   

Le Non des Français doit être respecté : exigeons un référendum !   

Le débat démocratique évacué   


 


NOUVEAU TRAITE EUROPEEN


C’est, sous un autre nom, le traité constitutionnel refusé en 2005
Le Non des Français doit être respecté : exigeons un référendum !
Le débat démocratique évacué
C’est après une procédure éclair, mise en œuvre fin juin,
et une négociation à huis clos, qu’a été adopté, par les
Chefs d’Etat, les 18 et 19 octobre à Lisbonne, ce projet
de traité de fonctionnement de l’Union Européenne
(TFUE). Le refus de soumettre ce texte fondamental qui
engage notre avenir et celui de nos enfants à une
consultation populaire dans toute l’Europe évacue le
débat d’ici les élections européennes de 2009. En
France, Sarkozy veut procéder à la ratification par la
seule voie parlementaire dès le mois de décembre 2007.
Plus qu’un simple traité
Plusieurs centaines de pages avec 297 modifications des
traités précédents, 12 protocoles et des dizaines
d’annexes ayant la même valeur juridique, ce traité
modificatif est une nouvelle machine infernale contre les
droits démocratiques des peuples européens et les
intérêts des travailleurs.
Comme le dit Giscard d’Estaing : « les gouvernements
se sont mis d’accord sur des changement
cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus
facile à avaler. »
. La concurrence « libre et non faussée »
Elle reste la pierre angulaire à laquelle tout doit être
subordonné. Elle est présente dans de nombreux
articles du traité, contrairement au battage médiatique fait
autour du pseudo-retrait soi-disant obtenu par Sarkozy :
- article 105 : le principe d’une économie de marché
ouverte ou la concurrence est libre et non faussée.
- protocole 6 : comprend un système garantissant que
la concurrence n’est pas faussée…
Ce qui entraîne la soumission des services publics
aux règles de la concurrence : « Les entreprises
chargées de la gestion des SIEG (Substitut des Services
Publics existants) où présentant le caractère d’un
monopole fiscal sont soumis aux règles des traités,
notamment aux règles de concurrence dans les limites où
l’application de ces règles ne fait pas échec à
l’accomplissement de leur mission. Le développement des
échanges ne doit pas être affecté dans une mesure
contraire à l’intérêt de l’Union. »
Ce qui leur interdit toute aide des Etats (article 87).
. La Banque centrale européenne
Elle garde un pouvoir exorbitant et sans contrôle. Son
objectif de rigueur monétaire défavorise l’Euro et bride
toute politique sociale des Etats favorable aux
investissements et à l’emploi.
. L’héritage religieux de l’Europe
Le préambule indique que l’UE doit s’en inspirer. C’est une
référence incompatible avec le respect de la liberté de
conscience, la laïcité. L’article 15-3 indique :
« reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique,
l’UE maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier
avec ces églises et organisations », ce qui est encourager
le communautarisme religieux, les particularismes contre
l’universalisme .
. La Défense s’inscrit dans l’OTAN
C’est soumettre la défense européenne à la politique de
militarisation des Etats-Unis. (article 27-7 TUE)
. La Charte des droits n’est plus obligatoire
pour tous les Etats
La Charte des Droits fondamentaux, déjà insuffisante en
ce qui concerne les droits sociaux (ni droit au travail, ni
droit à un emploi) n’est même plus minimum obligatoire.
Par exemple la Grande Bretagne en est exemptée.



. Les exécutifs concentrent les pouvoirs
d’où les citoyens sont exclus
Sur le plan institutionnel, la confusion des pouvoirs
demeure, qui voit les organes exécutifs, le Conseil des
gouvernements et la Commission, être dotés de pouvoirs
législatifs (et judiciaires pour la seconde), tandis que le
Parlement Européen reste confiné dans son rôle de
figurant, les citoyens étant privés de tout pouvoir véritable.
Une autre Europe est possible, une autre Europe est nécessaire.
Nous sommes des partisans déterminés d’une Europe
libérée de la tutelle des puissances financières, d’une
Europe démocratique au fonctionnement transparent,
dotée d’institutions élues et contrôlées par le vote des
citoyens.
Nous sommes partisans d’une Europe de la coopération
et de la solidarité entre les hommes et les peuples,
agissant pour la paix et le désarmement, éloignée de
toute politique agressive.
Nous sommes partisans d’une Europe fondée sur le refus
de toutes discriminations, du respect de la diversité
culturelle, de l’égalité et de l’équité dans les rapports
entre les hommes et les femmes, quel que soit leur origine.
Nous sommes partisans d’une Europe sociale, par
l’harmonisation de la fiscalité et la convergence des droits
sociaux par le haut, vers le progrès et l’émancipation.
Nous sommes partisans de la création de Services
d’intérêts généraux européens (SIEG) qui soient, en tous
lieux et pour tous, de véritables services publics soustraits
aux lois du marché.
Nous sommes partisans d’une Europe du développement
durable, qui respecte les normes environnementales et les
protections des consommateurs.
Nous proposons une démarche : l’élaboration d’un nouveau texte fondateur à la suite d’un
processus démocratique, populaire et transparent, et sa ratification par un référendum au
même moment dans tous les Etats.


VENEZ EN DISCUTER AVEC NOUS, et avec :
- Aurélie Trouvé, présidente nationale d’Attac,
- Michel Rousseau du Réseau européen de la Charte pour une autre Europe,
- Joël Mekhantar, professeur de droit constitutionnel
.

.


Mardi 13 novembre à 20 h
Mairie-annexe, 6 avenue des Grésilles à Dijon



 

 

 

 

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Texte du collectif anti libéral de gauche
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Dimanche 14 octobre 2007

Pour la République Sociale
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Résolution du conseil national de PRS des 6 et 7 octobre 2007

PRS a réuni son Conseil national les 6 et 7 octobre. Vous pouvez consulter la résolution adoptée à l'issue des travaux.




Gauche réveille-toi, le peuple a besoin de toi !




La droite à l'offensive

Depuis plusieurs mois, les attaques contre les acquis sociaux et républicains de notre pays se succèdent sans discontinuer. Sur tous les sujets, le nouveau président fait adopter des lois ou prononce des « discours fondateurs » qui sont autant de ruptures avec ce qui fait le meilleur de notre histoire. Rupture avec la progressivité de l’impôt lorsqu’il met en place le bouclier fiscal. Rupture avec la vision laïque et universaliste des relations internationales lorsqu’il met au premier plan de notre politique étrangère le « choc entre le monde musulman et l’Occident ». Rupture avec l’ordre public social lorsqu’il promeut la supériorité du contrat de travail sur la négociation collective et sur la loi. Rupture avec le devoir social de l’Etat lorsqu’il veut lui enlever le pouvoir d’augmenter le SMIC. Rupture avec le service public lorsqu’il décide la privatisation de GDF. Rupture avec la sécurité sociale lorsqu’il veut instaurer le principe « malade payeur » à travers les franchises médicales. Rupture avec la conception politique du lien social issue des Lumières lorsqu’il convoque la génétique dans la procédure du regroupement familial.

Cette offensive sans précédent prend la forme d’une bataille culturelle de tous les instants. Selon le baromètre des journaux télévisés des chaînes hertziennes de l'Institut national de l'audiovisuel, Nicolas Sarkozy est apparu à l'écran 224 fois de mai à août 2007, quand Jacques Chirac n'était apparu que 94 fois durant la même période en 1995 et 75 fois en 2002. Cette avalanche médiatique submerge amis et ennemis sous un flot d’annonces de toutes sortes qu’il leur est impossible d’analyser sérieusement et de discuter de façon argumentée avant qu’arrive la vague suivante. Alors le premier objectif de Sarkozy est atteint : tout ce qu’il dit prend l’allure de l’évidence puisque personne n’a le temps de le décrypter.

Pour Sarkozy, la campagne présidentielle continue. Il sait que son arrivée au pouvoir est le fruit d’une guerre-éclair, que l’adhésion de l’opinion est fragile, que l’exaspération populaire reste forte. Il lui faut donc conforter la prise. C’est la raison d’être de son activisme médiatique : jour après jour, des dizaines de slogans sont déversées sur le plus grand nombre pour tenter d’arracher l’hégémonie culturelle dont il a besoin pour mener à bien sa politique.

De plus, son hyper présence lui permet de redonner une cohérence à son camp, sorti en lambeaux de l’ère Chirac. La parole présidentielle arbitre les désaccords, distribue les consignes, assure la promotion des dirigeants. Faute de cela, la force des milliers de militants UMP sur le terrain se perdrait dans le sable..

Sarkozy tente donc de réunir à nouveau les ingrédients qui ont permis son succès à la présidentielle. Son objectif est de construire une force durablement majoritaire au service d’une redéfinition libérale et antirépublicaine de l’identité du pays. Cette façon d’agir a son revers et la gauche serait bien inspirée d’en prendre la mesure pour saisir les opportunités qui en découleront. L’unification des droites sous la houlette de Sarkozy est une condition de son offensive. Il en maintient le cap au prix d’une radicalisation qui est ensuite le prétexte à des débordements qui approfondissent encore la droitisation de la droite comme on l’a vu à propos des tests Adn pour les immigrés où l’hébergement des SDF sans papier. De nouvelles tensions en résultent. A leur tour elles ne se résorbent que par l’hyper présence présidentielle. Dans ces conditions nous pouvons dire que la fragilité du système politique s’est aggravée à mesure que sa stabilité repose davantage sur une seule personne. La gauche a raison de dénoncer cette omniprésence qui bafoue la démocratie. Elle ne doit pas pour autant oublier que sa première tâche est de lui répondre. C'est-à-dire d’organiser la défense pied à pied des conquêtes sociales qu’il agresse.



La gauche tétanisée

L’offensive de Sarkozy prend appui sur un vide à gauche. Son objectif principal est d’ailleurs de l’aggraver. Il en va ainsi de « l’ouverture ». D’un côté, celle-ci met à profit l’existence au sein de la gauche d’une sensibilité qui cultive depuis plusieurs années des convergences idéologiques et politiques avec la droite. De l’autre, elle vise à couper les jambes de l’opposition de gauche en la décrédibilisant par avance.

Mal*****usement, l’opposition à Sarkozy est inconsistante ou inexistante. La gauche ne s’est toujours pas remise de la défaite de la présidentielle. Celle-ci, en raison notamment du contenu de la campagne de Ségolène Royal, a profondément brouillé ses repères et désorienté son électorat. Cette orientation se paie aujourd’hui lourdement. Alors que le pouvoir n’a jamais été aussi à droite, il n’est plus évident pour une conscience de gauche de s’y opposer avec force et détermination.

Dans ce contexte, la relégation de la conscience républicaine organisée par le courant « démocrate » du Parti Socialiste et divers secteurs de l’autre gauche se paye au prix fort à présent. Le démantèlement des points d’appui fondamentaux de la forme républicaine de notre société n’est ni perçu ni combattu par eux. La compréhension de ce que vise la droite est rabougrie à une vaine protestation ponctuelle, au cas par cas, sans capacité à montrer la cohérence de la contre révolution libérale ni ses implications de long terme sur notre société. Il en résulte à nos yeux qu’il est urgent de renouveler la présence et la parole critique du républicanisme socialiste sur la scène publique de notre pays. Et il est urgent que ce soit de gauche que parte le retour de cette parole républicaine.

L’engourdissement de la gauche a donc des causes politiques. La ligne « démocrate » initialement élaborée par Clinton puis Blair, qui s’est instillée progressivement en son sein conduit à récuser l’opposition frontale entre gauche et droite, à mettre en péril la stratégie du rassemblement de la gauche au profit d’un rapprochement politique avec le « centre », à donner raison à Sarkozy sur plusieurs points essentiels de son idéologie. Force est de constater que cette ligne ne tient ni le choc de la campagne électorale ni celle de l’opposition. D’ores et déjà la paralysie gagne tout l’organisme de la gauche. Demain, si l’emportent les tentations du changement d’alliance, de la division, du sectarisme, tout peut même voler en éclats.

Faute de mots d’ordre de combat, faute d’organisation politique capable de porter la contre-offensive, beaucoup se laissent aller et laissent finalement faire. Le premier devoir d’une conscience de gauche n’est pourtant pas de commenter mais d’agir, de faire quelque chose.



Agir pour changer d'horizon

Dans les semaines qui viennent, PRS veut contribuer à la mobilisation contre la droite avec son apport spécifique dans le domaine de l’éducation populaire. Raisonnablement, nous pouvons être fiers de notre contribution à la réflexion collective de la gauche. Le concept central du Manifeste adopté l’an passé, l’Emancipation fait son chemin dans les débats de la gauche. Nos propositions pour l’avenir de la gauche ont été mises en mots dans le document « la gauche d’après » adopté lors de notre dernière Convention nationale et publié depuis lors par notre revue. Celles-ci font aussi leur chemin dans les organisations politiques de gauche qui ont lancé chacune de leur côté des processus de débat interne. Les militants de PRS sont plus que jamais disponibles pour y participer. En même temps, nous savons que la nécessaire recomposition de la gauche pour qu’émerge une force politique nouvelle a besoin du ferment de la lutte qui éduque. Aucune résolution politique ne remplacera l’action concrète pour construire des consciences de gauche éclairées. C’est en s’opposant à la droite que l’on reconstruira la gauche. C’est possible. Le pouvoir en place n’est pas intouchable. Cela se constate déjà.

On se souvient que la simple mise en cause du projet de TVA sociale avait modifié le rapport de forces entre gauche et droite entre les deux tours des élections législatives. Ceci montre qu’en se mobilisant sur quelques mesures emblématiques de la politique de Sarkozy, la gauche peut faire bouger les lignes.

C’est notamment le cas sur la mise en place des franchises médicales. Une mobilisation significative s’organise contre cette mesure. Elle rassemble un front très large au plan social, organisationnel et politique. Elle est éminemment pédagogique dans son contenu, en montrant comment la « responsabilisation » des personnes contredit le droit à la santé et ce qu’implique la privatisation rampante du secteur de la protection sociale solidaire contre la maîtrise collective incarnée par la Sécurité sociale. Les rassemblements organisés samedi 29 septembre dans plusieurs villes de France, notamment à Paris au gymnase Japy, ont été un succès. De nouveaux rendez-vous sont d’ores et déjà fixés, notamment à l’occasion de la manifestation du 13 octobre prochain. PRS se met au service de cette mobilisation. Celle-ci ne doit pas s’arrêter avec le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale par le Parlement. Beaucoup de nos concitoyens découvriront les franchises quand elles commenceront à s’appliquer. De plus, on sait que la droite entend faire des franchises le principal levier de remise en cause de l’assurance-maladie, par le biais d’une augmentation importante et régulière de leur montant. A terme, l’objectif du gouvernement est d’offrir aux groupes privés d’assurance un marché dont le montant pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliards d’euros (équivalent au budget de l’Etat). C’est donc un combat de longue haleine qui commence autour de la défense de la sécurité sociale, convergeant avec la défense du droit à la retraite et posant à terme la question d’un nouveau partage des richesses dans notre pays.

Autre rendez-vous d’ampleur avec le pouvoir, les réformes de la Constitution prévues par Nicolas Sarkozy. Celui-ci prépare deux révisions décisives de la Constitution. L’une peut déboucher sur un changement de régime. L’autre sur la ratification d’un traité européen reprenant presque mot pour mot le projet de Constitution européenne rejeté par les Français. Dans leur contenu comme dans la méthode parlementaire prévue pour leur adoption, ces deux projets priveraient le peuple du droit de décider les règles selon lesquelles se prendront à l’avenir la quasi totalité des décisions le concernant. Il ne faut pas en effet se laisser abuser par les habillages du chef de l’Etat. Le pseudo « mini-traité », appellation qui n’est utilisée qu’en France, aurait rigoureusement la même portée que l’ancienne Constitution. Quant à la réforme prétendument « technique » de la Ve République, il suffit d’écouter Edouard Balladur parler ouvertement du passage au régime présidentiel, contribuant ainsi à mettre toujours davantage le pouvoir à l’abri des citoyens. Ces deux révisions doteraient notre pays des deux fondements de nature constitutionnelle qui organiseraient demain notre « démocratie ». Les principes démocratiques minimaux exigent que des décisions de cette ampleur soient prises par le peuple.

Or la gauche a les moyens d’obliger le pouvoir à recourir au referendum. La révision constitutionnelle se décide en effet à la majorité des 3/5 des députés et sénateurs. La gauche est à 8 voix du seuil du veto. On sait déjà que Nicolas Sarkozy devra compter avec plusieurs défections dans son camp. Si la gauche respecte la synthèse politique nouée au moment de la présidentielle lorsque Ségolène Royal a annoncé avoir réconcilié le « oui » et le « non » en exigeant un nouveau referendum sur tout nouveau traité, elle pourra mettre Sarkozy dans les cordes. C’est pourquoi PRS lancera une campagne pour informer les Français du contenu du nouveau traité et exiger un referendum populaire dès que celui-ci sera publié.

La gauche doit se réveiller. Elle peut changer le cours des choses. Pour l’***** Sarkozy se nourrit des faiblesses de la gauche. Mais la politique du pouvoir affronte les intérêts de la majorité salariée du pays. Elle heurte nombre de nos concitoyens attachés à nos conquêtes sociales et républicaines. Elle soulève d’ores et déjà des résistances et des mobilisations : contre les franchises médicales, pour la défense de la retraite et des régimes spéciaux, contre les fermetures de poste dans l’Education nationale, contre les conditions de travail à Goodyear... Celles-ci doivent être encouragées, fortifiées, organisées, unifiées, éclairées politiquement. C’est le rôle des organisations de gauche. PRS y contribuera par la présence de ses militants, son travail politique d’éducation populaire et un esprit unitaire sans faille.

 





 

par Pour la République Sociale publié dans : Déclaration et textes
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Jeudi 4 octobre 2007

Lors du week end dernier ,notre association PRS 21 était présente à la rencontre annuelle des associations:  le " Grand Dej " .

Ce fut l'occasion pour nous de tenir un stand animé ,de recevoir de nombreuses personnes intéressées par nos activités et nos positions et également d'accueillir des camarades venus de différents départements .

 


 

 

 

 

 

 

 

Un atelier de lecture improvisé sous un chaud  soleil d'automne permit à bon nombre de mieux connaître les enjeux du soi disant mini traité  européen façon Nicolas Sarkosy( nouveau traité/nouveau recul) et également de saisir toute l'importance d'un référendum dont le peuple français ne doit en aucun cas être dépossédé .

Un tel engagement ne peut s'engager sans l'avis des citoyens .Un tel engagement ,sans l'avis du peuple ,ne peut que générer un  sentiment d'une Europe qui se construit sans une rélle attente de ses citoyens et dont leurs profondres aspirations en seraient écartées .

 

PRS milite afin d'obtenir un référendum ,ce nouveau traité ne doit pas être ratifié par voie parlementaire.

 

 

 

 

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Texte du collectif anti libéral de gauche
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Jeudi 4 octobre 2007

REFLECHIR et AGIR avec PRS 21

Avec l’offensive généralisée tous azimuts du gouvernement Sarkozy-Fillion contre les acquis sociaux et les droits des salariés, les réformes imposées à la hussarde vont toutes dans le sens de la régression sociale.
On assiste à une campagne médiatique sans précédent destinée à anesthésier toute résistance au processus de normalisation de la France aux théories économiques néo-conservatrices déjà mises en œuvre aux Etats-Unis et dans le reste de l’Europe, avec la complicité de la social-démocratie. La protection sociale serait la cause de la crise économique et il faudrait donner l’argent pris sur la masse salariale pour alléger les charges fiscales des plus nantis. Ainsi le gouvernement à peine nommé à offert 15 milliards d’€ aux plus riches :
- quasi suppression des droits de succession des 15 % de ménages les plus fortunés ;
- le bouclier fiscal étendu à 50 % du revenu supprimera de fait l’ISF pour les très hauts revenus. Il bénéficie à 235 000 ménages à qui l’Etat reverse 600milliOns d’€. Les 13000 ménages les plus fortunés touchent un chèque de 45 000€ ! Tout cela soi-disant pour évier le départ d’émigrés pour cause d’ISF ; ils ne sont que 400 par an, alors que la France reste le 2° pays d’accueil au monde, des investissements directs étrangers.
- le crédit d’impôt pour les intérêts d’emprunt est une aubaine pour les ménages aisés ; il entretiendra la spéculation immobilière alors que l’offre de logement social stagne.
- la défiscalisation des *****s supplémentaires dissuadera les entreprises d’embaucher et réduira les ressources de la sécurité sociale alors que le trou est de 12 milliards d’€ et que le montant des cadeaux aux entreprises est de 19 milliards ! Cela revient à légaliser le travail sans cotisations sociales à l’instar du travail noir…
- Le projet de budget 2008 prévoit d’alléger :…la taxation des actionnaires !
Pas étonnant que les revenus du patrimoine et des hauts salaires explosent. Ils ont progressé de 32 % entre 1998 et 2005 pour les 10 % les plus élevés, alors que ceux des 90 % restant n’a augmenté que de 4,6%, que celui du salarié moyen à 1500 € n’a évolué que de 0,6 % par an. Pour le 1 % supérieur, l’augmentation est de 42,6 % !
Et le remède à la stagnation de la croissance économique serait de réduire encore le pouvoir d’achat des salariés en s’attaquant :
- au système de santé en faisant supporter aux plus mal portants des franchises médicales qui s’ajoutent aux prélèvements précédents : forfait hospitalier passé de 3 à
16 €, le forfait de non remboursement de 18 € pour les actes supérieurs à 91€ .
- aux régimes spéciaux des retraites, après que Fillion se soit attaqué en 2003 à celui des salariés du régime général. Ces régimes spéciaux ne coûtent rien au régime général et sont loin de bénéficier de droits exorbitants. Par exemple pour la SNCF, les agents cotisent 36 % de leur salaire alors que le montant est de 26 % pour le privé…Il ne s’agit pas d’avantages mais de conditions différentes qui font partie du contrat et du statut de ces employés. Financer le déficit de la caisse de retraite par la suppression des régimes spéciaux et un mensonge et une absurdité ; il y a 500 000 retraités relevant de ces régimes pour 12 millions de retraités en France…
En réalité la droite ne veut pas régler les problèmes par une plus juste répartition des charges mais au contraire en les faisant porter uniquement sur les travailleurs en remettant en cause notre système de solidarité. Comme si en 2007 la France n’était pas plus riche, plus productive (la meilleure productivité au monde) qu’en 1945, où au lendemain de la guerre, dans un pays à l’industrie en grande partie détruite, on a mis en place tout notre système de protection sociale, assurances et retraites, services publics.
La droite veut opposer les salariés entre eux, ajoutant la cassure du lien social à la perte du pouvoir d’achat, aux difficultés de la vie quotidienne, au manque de perspectives d’avenir pour nos enfants.
Elle stigmatise aussi les travailleurs immigrés par une politique sans précédent de chasse à l’enfant, n’hésitant pas à rompre ou empêcher le regroupement des familles, jusqu’à tenter d’expulser des hommes et des femmes dont la vie est menacée dans leur pays d’origine, au mépris de la tradition humaniste du droit d’asile et d’accueil dans le pays des Droits de l’homme.
Casser la résistance
Comme Thatcher l’avait fait en Grande-Bretagne, le gouvernement, en s’attaquant au droit du travail, aux fonctionnaires, au droit de grève, c’est-à-dire à tous ceux qui sont les mieux organisés dans des syndicats, veut supprimer toute capacité d’opposition à la mise en œuvre de sa politique de régression sociale.
Avec le contrat par entreprise, la remise en cause du statut de la fonction publique, la loi républicaine ne s’appliquerait plus de façon égalitaire. Le droit du travail ne peut pas être assimilé à un contrat de droit commun qui présuppose l’égalité des parties, supprimer la relation égalitaire des conventions collectives étendues par la loi à l’ensemble des salariés, de la supériorité de la loi sur le contrat, c’est livrer le salarié au pouvoir discrétionnaire et disproportionné du patron.

Un projet européen.
Toutes ces mesures ont été mises en œuvre à différents degrés dans d’autres pays d’Europe et sont contenues dans le Traité modificatif européen qui est ni mini, ni simplifié. Il s’agit en fait d’ouvrir la voie - s’il est possible - vers davantage de privatisation des services publics, des services de santé, de l’éducation, au bénéfice des grands groupes multinationaux dans le cadre du marché mondial globalisé de la « concurrence libre et non faussée ».*

Réfléchir
C’est ce que propose PRS. Parce que le débat public ne doit pas être confisqué par une élite politique, notre association d’éducation populaire invite les citoyens à des séances de lecture et de débats autour des textes de loi, rapports parlementaires et programmes des partis politiques.
C’est ce que nous avions fait en analysant le programme de l’UMP.
C’est ce que nous avons fait avec succès dimanche 30 septembre à notre stand du Grand-Dej à Dijon en proposant une étude sur le Traité modificatif européen qui a entraîné questions et discussions.
C’est notre méthode.
AGIR
Après la réflexion et le débat, l’action. C’est pourquoi les militants de PRS 21 s’investissent dans les actions pour la défense de nos droits et acquis avec : RESF, Ripostes(contre les franchises), Le collectif pour une autre Europe, le Collectif Uni contre l’Immigration Jetable, le Collectif contre les OGM( en pleine nature).
PRS qui regroupe des citoyens et des militants de gauche, agit pour la construction d’une Force Politique Nouvelle, l’instrument du regroupement nécessaire des communistes, des socialistes de gauche, des républicains, des altermondialistes, des écologistes, des syndicalistes et associatifs pour bâtir une véritable Alternative à gauche.
Ensemble
nous pouvons faire reculer le gouvernement et défendre nos droits et libertés.
nous pouvons bâtir notre avenir avec une gauche rassemblée.


Allain GRAUX
Président de PRS 21


*Lire notre article sur le TFUE
• Sur la fiscalité et le retour aux privilèges, lire l’excellent article de Liêm Hoang Ngoc dans le Monde diplomatique d’octobre.

Réfléchir et agir avec nous : Si vous souhaitez participer à nos débats, à un atelier de lecture :
Envoyez votre souhait et vos coordonnées à notre siège local ou à notre adresse internet :
PRS21@wanadoo.fr, en indiquant vos disponibilités.
- Sur le TFUE, les franchises et le financement de la santé, le programme de l’UMP, la prévention de la jeunesse.

 

par Allain Graux publié dans : Editoriaux
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Samedi 8 septembre 2007

Jeudi 6 septembre sortira le dernier livre

de Jean-Luc Mélenchon : "En quête de gauche".

C’est un livre-événement pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent analyser lucidement la situation de la Gauche aujourd’hui et contribuer à reconstruire la Gauche de demain.

En exclusivité, l'entretien vidéo en avant-première accordé

par Jean-Luc Mélenchon à l'équipe Web de PRS.

Cliquez sur le lien

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Texte du collectif anti libéral de gauche
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Samedi 8 septembre 2007
Le Traité modificatif de l’UE est
inacceptable par sa méthode et pour son contenu !


Plusieurs centaines de pages avec 297 modifications des traités existants, douze protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités, tel se présente le « traité modificatif » de l’Union européenne.

Une fois de plus, une méthode à l’encontre de tout débat démocratique
Le Conseil Européen des 21 et 22 juin a reproduit les pires moments de la construction européenne en offrant le spectacle d’une négociation à huis clos dont, une fois de plus, les termes échappent aux citoyens de l’Union.
Un mois plus tard, la présidence portugaise remet un projet qui doit être adopté les 18 et 19 octobre par le Conseil. La rapidité avec laquelle cette affaire a été bâclée en dit long sur la conception de l’Europe et de la démocratie qui anime les dirigeants européens.
Nous assistons à la manifestation d’une volonté d’exclure les citoyens européens de tout débat sur l’avenir de l’Union. Le double non français et néerlandais a tellement effrayé les dirigeants européens qu’ils ne veulent plus prendre le moindre risque : tout doit être fait pour prendre de vitesse une éventuelle réaction citoyenne et éviter tout recourt à une ratification par référendum. En France, le Président de la République a décidé de procéder par la procédure parlementaire.
PRS, les Attac d’Europe, et beaucoup d’autres mouvements, collectifs, associations, partis, préconisent qu’une « assemblée nouvelle et démocratique, élue directement par les citoyens de tous les États membres, soit mandatée pour élaborer un nouveau projet de traité, avec la participation effective des Parlements nationaux » et que « tout nouveau traité devra être soumis à référendum dans tous les États membres ».

Un contenu dans le prolongement des orientations antérieures
Le « traité modificatif » modifie les deux traités existant, le traité sur l’Union européenne (TUE) et le traité instituant la communauté européenne qui prend le nom de « Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » (TFUE). Rappelons que le traité sur l’Union européenne est le traité de Maastricht modifié par ceux d’Amsterdam et de Nice et que le traité instituant la communauté européenne est celui de Rome modifié par les traités successifs depuis 1957.
Le préambule du TUE a été modifié par l’ajout d’un considérant qui indique que l’Union doit s’inspirer de l’héritage religieux de l’Europe. Un concept inacceptable pour notre république laïque.
Concurrence
Le principe de concurrence reste présent dans nombre d’articles des traités, contrairement au battage médiatique autour du retrait obtenu par Sarkozy de la fameuse concurrence libre et non faussée. Un hommage en quelque sorte du vice à la vertu..
Citons par exemple l’article 105 maintenu dans le TFUE qui affirme « le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». Le protocole n° 6 rappelle clairement le principe applicable en la matière : « le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article [I-3] du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». L’article [I-3] porte sur les objectifs de l’Union. C’est ainsi que la concurrence non faussée est réintroduite dans les objectifs de l’Union d’où elle semblait avoir disparu.
Combattre ce traité, exiger un référendum

Le traité modificatif transfère l’essentiel du TCE dans les traités actuels. Comme l’a dit crûment Valéry Giscard d’Estaing « les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ». Le terme « constitution » n’est plus employé et le texte aura donc une moindre portée symbolique.
Une disposition permet au Royaume-Uni d’être dispensé d’appliquer la Charte des droits fondamentaux. Cela peut être interprétée de deux façons :
- la première, c’est que les droits sociaux au niveau européen, même réduits à portion congrue, ne sont pas obligatoires au même titre que les règles du marché intérieur. Le social serait donc en option et la concurrence obligatoire. C’est l’officialisation du dumping social.
- La seconde, c’est que maintenant chaque pays pourrait choisir ce qui lui convient dans les décisions européennes. Une Europe à la carte s’instaurerait, avec ses inconvénients, l’accroissement de la concurrence entre les Etats, et ses avantages, le fait de pouvoir refuser d’appliquer une décision. Par exemple, le gouvernement français, qui affirme vouloir défendre les services publics, pourrait refuser d’appliquer la directive postale !
Au-delà, les raisons de fond du rejet du TCE demeurent pour ce traité. Marqué de bout en bout par le néolibéralisme, tant dans les principes qu’il promeut que dans les politiques qu’il prône, Les quelques points positifs ne remettent pas fondamentalement en cause le fonctionnement actuel de l’Union marqué par un profond déficit démocratique avec une confusion des pouvoirs qui voit l'organe exécutif de l'Union, la Commission, dotée de pouvoirs législatifs et judiciaires et qui fait du Conseil un organe législatif alors même qu'il est la réunion des exécutifs nationaux.
A ces raisons de fond vient s'ajouter la méthode employée qui confirme la volonté des gouvernements et de la Commission d’exclure les peuples et les citoyens du processus de construction de l’Union.

AGIR
Malgré la victoire du Non des peuples français et néerlandais, les mouvements sociaux européens n’ont pas été en capacité de peser sur la situation avec la même force symbolique que pour le TCE. Chaque mouvement est resté ancré dans sa réalité nationale au lieu de chercher à établir une conscience au niveau européen. Ce qui a permis aux gouvernements de reprendre l’initiative politique après avoir un instant été désarçonnés par les Non français et néerlandais et les oppositions réelles et manifestes mais non exprimées dans les urnes.
Le délai trop court, pour interdire tout débat public, ne permet pas de peser sur l’adoption de ce traité les 18 et 19 octobre, alors qu’il reprend à l’identique ou presque, en les aggravant parfois, les dispositions du TCE.

Exiger la tenue d’un référendum.
Le TCE a été rejeté par un référendum. Le « traité modificatif » qui reprend l’essentiel de celui-ci doit être soumis directement au vote des citoyens par référendum.
Il est nécessaire de reconstruire un front large avec tous ceux qui à gauche s’étaient opposés au TCE, au-delà de l’ancien collectif du Non, en particulier avec les forces syndicales, pour exiger la tenue d’un référendum.
La date de ratification en France pourrait être avant les élections municipales. Ce qui laisse peu de temps pour mobiliser l’opinion et nécessite une mise en action rapidement.
L’objectif des gouvernements de l’Union est de le faire ratifier avant 2009, date des élections au parlement européen afin que le traité n’en soit pas l’enjeu.
Nous devons engager la bataille sur :
- le mode ratification ;
- l’absence de démocratie : l’élaboration en secret par la commission et les Chefs d’Etat.
- un contenu qui reprend l’essentiel du TCE contre lequel une majorité de français a voté NON.
- Proposer une alternative qui reprennent les initiatives :
- Charte des principes pour une autre Europe élaborée par le réseau de la charte qui regroupe partis, associations, syndicats de la gauche européenne antilibérale.
- Les 10 propositions des Attac d’Europe.
- La charte des Collectifs pour une autre Europe.
Pour en revenir aux objectifs de l’origine de la construction européenne : construire un espace public européen, démocratique et social, pour en finir avec les guerres. Or cet espace de paix n’est plus garanti avec la concurrence de tous contre tous qui provoque la montée des nationalismes.
Il est nécessaire et possible de développer une nouvelle politique de coopération, y compris avec le Sud. Cependant l’espace de l’UE doit-être clairement défini car un élargissement à l’infini, dans des conditions mal définies, remet en cause la perspective d’une Europe politique.
C’est aux citoyens des peuples européens de s’approprier les questions de la construction politique, économique et sociale, écologique de l’Europe.

le 7 septembre 2007
Allain GRAUX
PRS 21


ANNEXE
Les principales dispositions modificatives du TFUE


Politique commerciale / circulation des capitaux
La politique commerciale de l’Union se fixe pour objectif « d’encourager l’intégration de tous les pays dans l’économie mondiale, y compris par la suppression progressive des obstacles au commerce international » (nouvel article 10A TUE). Cet objectif est affirmé de façon élargie par l’article 188 B du TFUE qui indique que l’Union « contribue (…) à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres ». Cet article modifie la rédaction actuelle dans le sens d’une encore plus grande libéralisation : les investissements étrangers directs et le« et autres » n’apparaissaient pas dans l’article initial. Cette dernière expression renvoie aux normes environnementales ou la protection des consommateurs qui sont la cible des politiques de libéralisation menées, en autres, par l’OMC.
L’unanimité des Etats est cependant requise pour la conclusion d’accords commerciaux dans « le domaine des services culturels et audiovisuels lorsque ces accords risquent de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l’Union » et « dans le domaine du commerce des services sociaux, d’éducation et de santé, lorsque ces accords risquent de perturber gravement l’organisation de ces services au niveau national ». Une question reste cependant sans réponse : qui va décider que les risques évoqués existent ?


Rôle de la BCE / politique économique
La stabilité des prix fait maintenant partie des objectifs de l’Union (art. 3 TUE modifié). On peut remarquer que dans le TUE actuel, la stabilité des prix n’apparaissait pas parmi les objectifs de l’Union.
Politique de sécurité et de défense
Le lien à l’OTAN est renforcé : « Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre » (futur article 27-7 TUE).
Le militarisme est officiellement encouragé : « Les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires » (futur art. 27-3 TUE). Ce doit être d’ailleurs le seul endroit où le traité encourage les Etats à augmenter leurs dépenses publiques !
Les interventions militaires à l’étranger sont encouragées : « Toutes ces missions peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, y compris par le soutien apporté à des pays tiers pour combattre le terrorisme sur leur territoire » (futur art. 28 TUE). Un tel article autorise, de fait, toutes les aventures militaires.


Charte des droits fondamentaux
La Charte des droits fondamentaux n’a pas été intégrée au traité modificatif : elle « sera proclamée solennellement par le Parlement européen, le Conseil et la Commission le jour de la signature » des deux traités modifiés, réécrit pour y intégrer son existence qui « a la même valeur juridique que les traités ». La Charte sera donc « juridiquement contraignante » (Déclaration 31). Tout le problème est de savoir jusqu’à quel point.
Les droits sociaux qui y sont contenus sont de très faible portée : le droit au travail et à l’emploi n’existe pas et seul apparaît le « droit de travailler »que nous avions dénoncé dans le TCE. Le droit à la protection sociale est remplacé par un simple « droit d’accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux » . Ce texte est ainsi en retrait par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la Constitution française.
D’autres sujets posent encore plus de problèmes. Le droit à l'avortement et à la contraception ne sont pas reconnus par la Charte. Dans ce cadre, on peut craindre que la réaffirmation du « droit à la vie » ne soit utilisée par certains pour les contester devant la Cour de justice. L’application des droits contenus dans cette Charte est renvoyée aux « pratiques et législations nationales ». Cette charte ne crée donc pas fondamentalement de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence et des limitations à ces droits peuvent être apportées si elles sont jugées « nécessaires ».
Ce texte est encore de trop pour certains gouvernements. Ainsi le Royaume-Uni a obtenu d’en être dispensé (Protocole n°7) et la Pologne et l’Irlande envisagent de faire de même.


Services publics
L’article 16 du traité instituant la communauté européenne reconnaît que les services d’intérêt économique général (SIEG) comme une « valeur commune de l’Union » et indique que l’Union et ses Etats membres « veillent à ce que ces services fonctionnent sur la bases de principes et dans des conditions qui leur permettent d’accomplir leurs missions ». Il devient l’article 14 du TFUE. La nouvelle rédaction évoque explicitement la nécessité pour l’Union et ses Etats membres d’assurer les conditions économiques et financières permettant au SIEG d’assurer leurs missions. De plus, une nouvelle phrase est rajoutée qui indique que « le Parlement européen et le Conseil (…) établissent ces principes et fixent ces conditions ».
Ces modifications sont positives. Elles ne touchent cependant pas à l’essentiel. En effet la mise en œuvre de cet article est explicitement soumise aux articles 86 et 87 du traité. Ces articles ont été conservés dans le TFUE. L’article 86 a une portée considérable, car il les soumet aux règles de la concurrence. La Commission a ainsi tout pouvoir pour ouvrir les services publics à la concurrence. Cet article fournit la base juridique à la libéralisation des services publics. L’article 87 rend, de fait, quasi impossible toute aide d’Etat pour des raisons d’intérêt général.
La référence aux articles 86 et 87 vide, de fait, le nouvel article 14 de toute portée opérationnelle pour développer les services publics.
Un arrêt de la Cour de justice (C-180-184/98) indique que « constitue une activité économique toute activité consistant à offrir des biens et des services sur un marché donné ». Avec ce type de définition, tout peut quasiment être considéré comme « une activité économique » et donc être soumis au droit de la concurrence et aux règles du marché intérieur.


Santé/sécurité sociale
L’article 18 modifié du TFUE porte sur le libre droit de circulation dans l’Union pour tout citoyen de l’Union. Un nouveau paragraphe 3 est créé. Il indique qu’à cet effet, « le Conseil, statuant conformément à une procédure législative spéciale, peut arrêter des mesures concernant la sécurité sociale ou la protection sociale ». La portée de cet article est certes limitée et l’unanimité des Etats sera nécessaire. Cependant la plus grande vigilance reste de mise quand on sait la propension de la Commission à se faufiler dans le moindre interstice juridique pour remettre en cause les politiques publiques.
L’article 42 modifié du TFUE porte sur les droits des travailleurs migrants en matière de sécurité sociale. La procédure de l’unanimité des Etats est remplacée par une procédure plus complexe qui permet à un Etat de bloquer momentanément un projet pendant quatre mois.


Transports
Le second alinéa de l’article 71 TFUE a été modifié. Sa rédaction actuelle prévoyait que l’unanimité des Etats était nécessaire pour adopter des mesures dont l’application était susceptible de porter atteinte au niveau de vie, à l’emploi ou l’exploitation des équipements de transport. La nouvelle rédaction indique simplement « il est tenu compte » ; un verrou protecteur du service public des transports saute.


Energie
Un titre spécifique est créé dans le TFUE (art. 1176 A). Il se situe « dans le cadre de l’établissement ou du fonctionnement du marché intérieur », c’est-à-dire de la libéralisation du marché de l’énergie. S’il indique vouloir « assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique (…) les économies d’énergie ainsi que le développement des énergies nouvelles et renouvelables », il persiste à vouloir « promouvoir l’interconnexion des réseaux énergétiques » alors même qu’elle peut avoir, et a déjà eu, des conséquences désastreuses avec la multiplication des problèmes créés par la libéralisation du secteur. Le droit à l’énergie n’est même pas mentionné alors même que la libéralisation du secteur s’attaque directement au service public de l’énergie.
Compétences réciproques entre l’Union et les Etats membres
Dans le cas des sujets relevant de la compétence partagée, le traité modificatif indique que « Les Etats membres exercent leur compétence dans la mesure où l’Union n’a pas exercé la sienne ». Il ne s’agit donc pas d’une compétence partagée avec les Etats membres mais d’une prééminence des actions de l’Union sur celles des Etats membres. La liste des domaines concernés par la « compétence exclusive » et la « compétence partagée » touche un nombre impressionnant des aspects de la vie quotidienne des habitants de l’Union, sans même y rajouter ceux pour lesquels « l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l’action des Etats membres ».
Les Etats gardent un droit de veto sur l’action extérieure de l’Union, et sur la politique étrangère et de sécurité commune. Une partie des politiques sociales et fiscales échappe au droit de l’Union, mais elles sont en pratique surdéterminées par les politiques économiques qui, elles, relèvent de l’Union
Les modifications institutionnelles
1) Droit d’initiative citoyenne
« Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application des traités » (nouvel article. 8 B TUE).
Ce droit de pétition reste très sévèrement encadré. Il doit porter sur l’application des traités. Hors de question donc de demander une disposition qui les modifierait. De plus, c’est la Commission qui décide de l’opportunité ou pas de le faire.
2) Actes législatifs européens/rôle de la Commission
Ce sont les directives, règlements, décisions. Le rôle de la Commission est indiqué dans un nouvel article 9 D du TUE : « Un acte législatif de l'Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission sauf dans les cas où les traités en disposent autrement ». Quels sont ces cas ? Une certaine obscurité règne, en première lecture, sur cette notion de « procédure législative spéciale » qui apparaît assez régulièrement dans le traité modificatif. Dans ce cas, le rôle de la Commission n'est pas mentionné. Par ailleurs, le rôle de la Commission est accru puisqu’un acte législatif peut déléguer à la Commission le pouvoir de modifier « certains éléments non essentiels » de cet acte (nouvel article 249 B TFUE).
3) Rôle des Parlements nationaux et du Parlement européen
Les Parlements nationaux apparaissent à plusieurs reprises (nouvel article 8 C TUE, protocole n°1 et 2…), avec la volonté manifeste d’en renforcer le rôle.
L’article 7 du protocole n°2 indique la procédure qui leur permet de peser sur le processus législatif européen. Chaque Parlement national dispose de 2 voix. Deux cas de figures apparaissent. Dans le cas d’une procédure législative ordinaire, si une majorité des voix attribués aux Parlements nationaux donne un avis négatif, le projet doit être réexaminé. Dans les autres cas, un tiers des voix suffit (un quart dans le cas des questions de sécurité et de justice). L’avis négatif doit être motivé par le non-respect du principe de subsidiarité.
Le rôle du Parlement européen est accru par une augmentation significative des domaines relevant de la codécision avec le Conseil.
Enfin un Parlement national pourra bloquer une décision du Conseil qui transforme le mode d’adoption par ce dernier d’actes législatifs dans le cas où le Conseil décide de voter à la majorité qualifiée, alors que l'unanimité est requise par les traités, et dans le cas d'un passage d’une procédure législative spéciale à une procédure législative ordinaire (nouvel article 33-3 TUE).
4) Droit de recours individuel devant la Cour de justice
Il est restreint.
5) Les autres modifications
L’Union se voit doté d’une personnalité juridique ce qui lui permet de signer des accords internationaux au nom des Etats membres. La majorité qualifiée au Conseil passe à 50 % des Etats et 55 % de la population au 1er novembre 2014 avec des mesures transitoires complexes qui pourront durer jusqu’en 2017. Réduction du nombre de Commissaires avec là aussi une procédure de transition jusqu’au 31 octobre 2014. Création d’un poste de Président du Conseil européen pour un mandat de 2,5 ans renouvelable une fois et d’un Haut Représentant (le terme ministre a été rejeté) de l’Union pour les affaires étrangères.

par Allain Graux publié dans : Editoriaux
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Samedi 11 août 2007

IV - MYTHES


La version du conflit qui irrigue nos médias veut nous faire croire que sa source se situe dans une haine irrationnelle des musulmans contre les juifs ou contre l’Occident : une guerre des religions, la guerre des civilisations.
- - « la terre sans peuple pour un peuple sans terre » qui a occulté le nettoyage ethnique de 1948.
- - le mythe du partage refusé par les seuls arabes :
Ben Gourion en 1937 : « ...je ne vois pas la partition comme la solution finale de la question de la Palestine....après la formation d’une armée importante dans le cadre de l’établissement de l’Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons à l’ensemble de la Palestine». Après 1947, il précise en de nombreuses occasions que les limites de l’Etat seraient déterminées par la fortune des armes. Le texte de la déclaration d’indépendance ne contient aucune mention, ni de la résolution de l’ONU, ni des frontières. Au même moment, les émissaires israéliens assurent au président américain que l’Etat d’Israël a été fondé « dans les frontières approuvées par l’Assemblée générale des Nations Unies ». La mystification devient le mythe...du refus des seuls Arabes.
- Le mensonge de la nécessité de la guerre préventive de 1967 pour éviter un danger mortel à Israël. Ni Nasser, ni Lévy Eskhol ne la souhaitait. Itzhak Rabin a déclaré : « Je ne pense pas que Nasser voulait la guerre. Les deux divisions qu’il envoya dans le Sinaï, le 14 mai, n’auraient pas suffi pour lancer une offensive contre Israël. Il le savait et nous le savions ».
Ce bluff au risque d’extermination a été utilisé par le lobby militaire pour mettre la main sur la Cisjordanie, Jérusalem et le Golan.
- - Le mensonge de la responsabilité arabe de la guerre de 1973. c’est Israël qui a refusé les propositions égyptiennes pour un règlement pacifique.
- - Les attaques israéliennes ne seraient jamais que des ripostes. Or il y a bien plus de victimes palestiniennes que de victimes israéliennes et bien plus d’assassinats de Palestiniens dits ciblés par le terrorisme d’Etat Israélien que de tués israéliens par des actes terroristes (tout aussi condamnables quand il s’agit de civils innocents).
- - Les offres « généreuses » faites aux Palestiniens depuis Oslo, alors que la colonisation n’a pas cessée, entraînant la « bantoustanisation » des territoires.
*Lire à ce sujet L’américain Norman Finkelstein ( Mythes et réalités du conflit israélo-palestinien).

- - Le mythe mobilisateur...toute cette culture politique socialiste d’avant l’Etat n’était qu’une compensation psychologique octroyée au travailleur en contrepartie de son infériorité concrète. L’égalité au sein de la Histadrout, organisation sans pareille dans le monde ouvrier, à la fois centrale syndicale et géant économique qui, à la veille de l’indépendance, couvrait
25 % de l’économie nationale et contrôlait toute l’agriculture collectiviste..
Derrière tout cela, la réalité était celle d’une société banalement européenne. Il y avait des avocats qui gagnaient 1000 £ par an, quand l’ouvrier du bâtiment en récoltait à peine 60...Egalité et travail manuel y faisaient l’objet d’un véritable culte alors que dès la fin des années 20, ils avaient cessé de représenter un objectif véritable et une valeur en soi.
Le kibboutz : c’était pour le mouvement travailliste un extraordinaire alibi : grâce à lui, on pouvait se targuer d’une réalisation sans pareille dans être obligé de toucher à l’ensemble des structures sociales. Mais outre que le kibboutz n’a jamais regroupé qu’une minorité infime de la population juive de Palestine, sa fonction consistait essentiellement à la conquête de la terre.
Capital : 75 % de l’argent arrivé dans le pays provenait du capital privé.
Le sionisme des pères fondateurs était un nationalisme culturel :
...il n’était pas un luxe pour les Juifs mais une nécessité existentielle. C’était un nationalisme de survie, et cette survie exigeait la conquête de ce morceau de terre. Les Palestiniens ont payé, sans aucun doute le prix de cette conquête.
Le mouvement sioniste se trouvait au contraire (NDLA d’autres nationalismes), face à un peuple qu’il fallait sauver de la catastrophe et de l’extermination qui s’annonçaient : cet impératif lui a donné un caractère de moralité qu’un nationalisme tribal normal n’a pas.
...Voilà pourquoi le sionisme, tel qu’il naît en Europe et tel qu’il se matérialise en Palestine, est tout d’abord un nationalisme culturel, un nationalisme organique et un nationalisme à connotation religieuse, où la laïcité n’a jamais été que très superficielle.
...Ce socialisme-là ne pouvait pas se permettre le coût d’un changement social qui aurait nécessairement mis en cause la possibilité d’atteindre les objectifs nationaux. La solidarité nationale passait avant tout, et ce socialisme des pauvres devenait un socialisme national.
...S’il aura le courage ( Shimon Pérès ) de mettre fin au conflit, en démantelant au moins une partie des implantations juives en place. Pour faire la paix, il faudra voir une partie importante des colons quitter leurs foyers.
Zeev Sternhell ( professeur à l’université hébraïque de Jérusalem. (Le monde –21.05.1996)
Prémonitoire ! Le problème reste entier, onze ans plus tard ... en dehors de Gaza, les colonies se sont agrandies...

- L'unilatéralisme
C'est la conscience d'avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le mot " Shoah " qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du goulag, des Tsiganes, des Noirs esclavagisés, des Indiens d'Amériques) devient la légitimation d'un colonialisme, d'une apartheid et d'une ghettoïsation pour les palestiniens.
La conscience victimaire comporte évidemment une vision unilatérale de la situation et des événements.
Au départ du sionisme la formule "un peuple sans terre pour une terre sans peuple " a occulté le peuplement palestinien antérieur. Le droit des juifs à une nation a occulté le droit des palestiniens à leur nation. Le droit au retour des réfugiés palestiniens est vu aujourd'hui, non comme un droit symétrique è celui du retour de juifs qui n'ont jamais vécu en Palestine, mais à la fois comme un sacrilège et comme une demande de suicide démographique d'Israël. Alors qu'il aurait pu être considéré comme une réparation aux modalités négociables.
Il est horrible de tuer des civils selon un principe de culpabilité collective, comme le font les attentats-suicides, mais c'est un principe appliqué par Israël frappant, depuis le temps de Sabra et Chatila et du Liban Nord jusqu'à aujourd'hui et hélas probablement demain, des civils, femmes et enfants, et en détruisant la maison et les cultures des familles d'auteurs d'attentat. Les victimes civiles palestiniennes sont désormais quinze à vingt fois plus nombreuses que les victimes israéliennes. Est ce que la pitié doit être exclusivement réservée aux unes et non aux autres ?
Israël voit son terrorisme d'Etat contre les civils palestiniens comme auto-défense et ne voit que du terrorisme dans la résistance palestinienne.
Edgar Morin ( 2004)
- Réfugiés !
Pendant toute la seconde guerre mondiale, la Palestine a servi d’asile à de dizaines de milliers de personnes fuyant la guerre ou la répression. Mais avec l’arrivée des resc apés de la Shoah, les réfugiés juifs prétendent « retourner » dans leur pays pour s’y substituer à la population locale ...
- EXPULSIONS :
« Il existait, non un master plan, d’expulsion des Palestiniens, mais une forte volonté de les faire partir qui s’affirme tout au long de la guerre....Ce qui s’est formé durant la guerre, c’est un consensus majoritaire prônant l’idée, que dans l’intérêt de l’Etat d’Israël, du point de vue sécuritaire et politique, le mieux était qu’un minimum d’Arabes restent dans l’Etat. ..Ben Gourion a t-il, stratégiquement, pensé, opérer un transfert, mais il ne l’a pas mis en oeuvre...dans certains cas il ordonne l’expulsion alors que dans d’autres il se tait....Bref, l’expulsion est organisée de manière chaotique...Ce qui est indiscutable, c’est que dans presque tous les cas, l’Etat d’Israël n’a pas permis aux réfugiés de revenir dans leur ville ou leur village. Or qu’est ce qu’une politique qui ne laisse pas les réfugiés rentrer chez eux, sinon une politique d’expulsion. » (Benny Morris)

- Colonies : 250 000 colons en Cisjordanie !
Près de 40 % des terres des colonies israéliennes en Cisjordanie ont été confisquées à des propriétaires fonciers palestiniens de façon totalement illégale selon un rapport publié par « La Paix maintenant », mouvement israélien opposé à la colonisation. (AFP – 21.11.06)
En fait, la colonisation est devenue un piège car le Grand Israël, par la simple évolution démographique comportera très prochainement une majorité de Palestiniens. A moins de les expulser tous !* « L’occupation a fini par envahir Israël. »



Colonies israéliennes – selon la feuille de route, Israël doit évacuer les colonies avancées illégales installées par des colons, avec la connaissance du gouvernement mais sans accord formel avant mars 2001. Le gouvernement estime que leur nombre est de 28. La Paix Maintenant en compte 53. En tout, il y en a plus de 100 si l’on ajoute ceux qui ont été érigés avant mars 2001. Le rapport Sasson du 9 mars 2005 a catalogué les emplois abusifs des fonds publics pour financer les colonies quoique la plus grande partie de l’information fût déjà connue. A la date de juin 2007, il n’y a pas eu grand progrès.
- Etat Juif ou Etat Laïc et démocratique : voici l’opinion d’Anita Shapira, historienne du mouvement ouvrier Mapaï dans Juifs nouveaux, juifs anciens. A l’égard des nouveaux historiens, elle écrit : « Pour certains d’entre eux, la critique du passé et du présent constitue un point de départ pour un programme politique alternatif. Leur but, c’est un changement de la nature de l’Etat d’Israël : en abandonnant sa composante idéologique sioniste, il deviendrait un Etat laïc et démocratique sans caractère national prédominant, autrement dit ce ne serait plus l’Etat juif. L’abolition de la Loi du retour, qui accorde automatiquement la citoyenneté aux Juifs venant en Israël et souligne la différence entre le statut de ceux-ci dans le pays et celui des Arabes manifesterait ce changement. »
- La nature de l’Etat Juif : tout est dit, écrit par une idéologue du mouvement de la gauche radicale juive... :
sioniste avant d’être démocratique, théocratique avant d’être laïc.
Le sionisme entraînant la colonisation et le départ ( pour ne pas dire l’expulsion) des habitants arabes de la Palestine.

V – IDENTITE
CARTE d’IDENTITE d’ISRAEL
- Population : 7 100 000 hab. (fin 2006), dont 76 % de juifs et 20 % d'arabes israéliens, parmi lesquels on distingue une minorité chrétienne.
- Densité : 299 hab./km².
- Superficie : 20 770 km².
- Capitale : Jérusalem (704 900 hab.).
- Autres villes principales : Tel-Aviv (379 000 hab.), Haïfa (269 300 hab.), Rishon-Letzion (217 000 hab.), Beer-Sheva (185 500 hab.).
- Régime politique : république parlementaire.
- Président : Shimon PERES
- Premier ministre : Ehoud Olmert.
- Monnaie : nouveau shekel (NIS).
- Langues officielles : l'hébreu et l'arabe.
CARTE d’IDENTITE des TERRITOIRES

- Population : 3 800 000 hab. (2006) – Cisjordanie : 2,4 – Bande de Gaza : 1.4
- Densité : 602 hab.
- croissance démographique : 3,3 % par an- espérance de vie : 73 ans -
-Alphabétisation : 89 %
- Religions : sunnites – Chrétiens : 2 %
- Superficie : Cisjordanie 5842 km2-Bande de Gaza : 365 km2
- Capitale : Jérusalem Est – provisoirement Ramallah
- Autres villes : Naplouse,Jénine, Tulkarem, Jericho, Betléem, Qalqiliya, Gaza
- Régime politique : république autonome
- Président : Mahmoud Abbas, dit Abou Mazen
- Premier ministre : Ismaël Haniyeh( Hamas) – Salam Fayyad : chef du cabinet d’urgence
- Langues : arabe

EAU

L’eau est rare dans la région. Le travail de la société israélienne des eaux a rendu possible une forte densité de population et un niveau de vie élevé. Elle pompe l’eau du Lac de Galilée et la transporte vers les régions du centre et du sud d’Israël ainsi que vers des zones palestiniennes. En une journée, elle délivre une quantité d’eau égale à celle utilisée pour toute l’année 1948, mais ce n’est pas assez.
L’occupation des hauteurs du Golan ne sont pas seulement stratégiques militairement, mais aussi parce que c’est le réservoir des sources d’eau pour Israël et la Palestine.
Les aquifères qui alimentent la partie centrale d’Israël sont situées dans la Rive Ouest. Le Jourdain coule dans ce qui deviendrait une partie de la Palestine. Les deux parties ont besoin d’eau pour survivre et veulent s’assurer une fourniture en eau adéquate. Israël a réservé pour son propre usage un pourcentage élevé de l’eau des aquifères de la Rive Ouest.


Réflexions
Un Mouvement Républicain, laïc, socialiste, peut-il raisonnablement soutenir, aidé, approuvé, une telle politique qui nie les droits humains et politiques des Palestiniens Arabes ?
Il ne saurait être question de remettre en cause l’existence de l’Etat d’Israël que l’OLP et l’Autorité Palestinienne ont elles-mêmes reconnu.
Il ne s’agit pas de dire si l’avenir de la Palestine est d’être partagée entre deux Etats, un Palestinien et un Israélien. C’était le choix des Institutions internationales à un moment de l’histoire et il est approuvé aujourd’hui par une majorité de Palestiniens et d’Etats arabes. L’histoire dira si la solution du problème palestinien est dans ce partage ou si la Paix, finalement, serait plus viable dans la constitution d’un Etat pluriethnique, laïc et démocratique ... C’est aux peuples qui aujourd’hui s’affrontent de faire ce choix.
Ce que nous pouvons faire c’est aider à ce que les choix se fassent dans la Paix, par la négociation, dans le cadre d’une conférence internationale qui offre des garanties aux deux parties, regroupant les principaux acteurs en mesure de le faire : Les Etats-Unis, l’Union Européenne, les Etats Arabes, la Russie, Israël et les Palestiniens.
La sécurité et les droits des peuples doivent être au centre de ces négociations, sur la base des résolutions de l’ONU qui exigent le retour aux frontières de 1967, des accords d’Oslo et de Taba, en réglant le problème des colonies, en y ajoutant le principe du droit au retour des réfugiés.
Le problème est urgent, car un peuple souffre quotidiennement, humilié, discriminé, blessé, tué, et survit malgré tout dans des conditions tellement inimaginables que le désespoir de certains les conduit à des actes désespérés de suicide, tel Samson qui acculé à fait écrouler les colonnes du temple en entraînant dans la mort un maximum de Philistins.
Le problème est urgent car il s’agit non seulement de l’affrontement de deux peuples pour une même terre, mais aussi de la Paix mondiale, dans ce Moyen-Orient où l’impérialisme et l’intégrisme utilisent le concept erroné de guerre des civilisations pour se livrer des combats meurtriers qui menacent l’humanité.

Allain Graux.
le 20 juillet 2007

Bibliographie
- - le péché originel d’Israël – Dominique Vidal ( éditions de l’atelier)
- - les 100 clés du Proche-orient – Alain Gresh et Dominique Vidal (Hachette littératures, collection Pluriel)
- - Israël, Palestine, Vérités sur un conflit – Alain Gresh ( Hachette littératures, Pluriel)
- - O Jérusalem ! – Daniel Collins et Dominique Lapierre.
Articles
Le Monde Diplomatique :
- - Une fenêtre sur l’espoir Quadoura Farès député palestinien, et Amram Mitzna,maire de Haïfa- décembre 2003.
- - Le grand dessein politicide d’Ariel Sharon, par Baruch Kimmerling, sociologue israélien - juin 2004.
- - Abou Mazen : une chance pour la paix – Ussein Agha et Roibert Malley (E-U) - février 2005.
- - Révoltes et refus en Terres d’Islam – Georges Corm (mars 2006).
- - Comment l’occupation a transformé Israël. Meron Rapoport – Journaliste au Haaretz – juin 2007.


Le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens rassemble plus de 30 organisations dont : Les Alternatifs, ATTAC, La FSU, la LCR, le MARS, le PCF, l’Union Syndicale Solidaires, les Verts

 

par Allain Graux publié dans : Editoriaux
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Jeudi 9 août 2007

PALESTINE 


Rappel historique de la colonisation
et de ses conséquences



I – ALIYA : la montée, de la colonisation juive de la Palestine

135 - Dispersion des Hébreux de Palestine consé