PRS




















          Le nouveau traité européen


A Gauche,journal de PRS










Pour s' abonner
Possibilité de 4 semaines à l'essai



















 



























             Archives
Jeudi 21 septembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 Signez l'appel !

 

 

 

 

 

 

Pour  des  candidatures unitaires  de la  gauche anti-libérale 

en 2007/2008

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Texte du collectif anti libéral de gauche
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 19 septembre 2006

Fete de l’Humanité
Antilibéraux, unissez-vous !
Comment battre la droite et ne pas renouveler l’expérience d’une gauche qui déçoit ? 2007 a dominé tous les débats.
La voix nouée par l’émotion, une jeune fille, micro en main, expose très simplement son désarroi : « J’ai très peur de Sarkozy, et il n’y aurait pour s’y opposer que Ségolène Royal ? Je n’ai pas envie de voter pour elle. Faites quelque chose pour nous offrir une autre possibilité. » Cette question lancée dimanche matin aux responsables des partis de gauche réunis sur une même tribune, de la LCR au parti socialiste, taraudait bien des participants à la Fête de l’Humanité en cette rentrée 2006. Cette question et quelques autres, ont alimenté les conversations entre amis, entre militants dans les stands et les allées : comment faire pour que la gauche rompe avec le cycle infernal « vote utile », déception et retour de la droite ? Comment donner un prolongement au rassemblement citoyen qui avait conduit au rejet de la constitution libérale de l’Union européenne ? Dans son édition 2004, le rendez-vous de La Courneuve s’était révélé le point de départ d’un mouvement dont il était alors difficile, a priori, de prévoir l’issue. Plusieurs participants aux multiples forums, organisés ou informels, n’ont pas manqué de rappeler qu’alors, le texte de la constitution Giscard était inconnue de l’opinion publique, que le « oui » caracolait à 65 % dans les sondages. Un an plus tard, tous les acteurs de la victoire du « non » se retrouvaient au même endroit, partageant une commune satisfaction d’avoir enfoncé un coin dans la suprématie du libéralisme.
À huit mois des élections présidentielle et législatives, beaucoup reste à faire. Et certains militants communistes, qui se sont déployés sans compter dans la bataille du « non », s’impatientent, s’inquiètent du nombre de postulants à la candidature à gauche du PS et rongent leur frein pour partir à la bataille. « Dans la gauche antilibérale, certains veulent tout sauf une candidature issue du PCF et d’autres veulent rompre toutes relations avec le PS. Je ne suis d’accord ni avec les uns ni avec les autres », soupirait un militant, résumant un doute, perceptible au début de la Fête, mais ne traduisant pas toutefois pas un climat général qui semble même avoir évolué vers un plus grand esprit de confiance au fur et à mesure du déroulement des débats et des rencontres.
La mise sur pied de nouveaux collectifs unitaires et pluralistes devrait connaître une accélération, tel est le souhait largement partagé. Dans nombre de départements, reconnaissent des responsables locaux, on n’en est qu’au début, même si déjà cinq cents collectifs existent déjà. « Nous avons retrouvé la plupart des militants du "non", et nous allons nous réorganiser au plus vite » assurait un couple de militants communistes de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Au stand de PRS de Jean-Luc Mélenchon, des socialistes du « non » témoignaient de la qualité du « travailler ensemble » avec les militants communistes. « Si on réussit à nous unir, on peut créer la surprise, comme au 29 mai. ». Ce militant communiste du Cher en est convaincu, « à condition de se concentrer sur le contenu et non sur le casting ».
Et pourtant, nul ne le nie, la question du choix de la personnalité qui incarnera le rassemblement antilibéral préoccupe le peuple de la Fête. Marie-George Buffet, José Bové, Clémentine Autain, et depuis vendredi dernier Patrick Braouezec, cela donne à beaucoup une impression de trop-plein qui rappelle la situation du PS. Nombreux sont les participants à la fête à exprimer leur souhait de voir Marie-George Buffet porter les couleurs du rassemblement. Et puis il y a la candidature souvent qualifiée de désunion d’Olivier Besancenot, et ses positions d’exclusive à l’encontre du PS, qui suscitent hostilité et amertume chez les militants de toutes tendances, comme l’a montré le tollé provoqué par la représentante de la direction de la LCR lors de la réunion, dans une salle archicomble du collectif national pour des candidatures unitaires. Olivier Besancenot semblait conscient du malaise ainsi créé dans un climat de forte aspiration à l’unité. Interrogé par l’Humanité, il a affirmé qu’il serait prêt à retirer sa candidature en faveur « de José Bové » (absent de la Fête - NDLR), ou même de Marie-George Buffet, car il « n’oublie pas qu’elle (lui) a donné une partie de son temps de parole à la télévision pendant la campagne référendaire », à condition que des « éclaircissements » soient apportés à la LCR. Il s’agit en fait de l’exigence rappelée par Alain Krivine en présence d’Henri Emmanuelli (PS) : « aucun accord ni gouvernemental, ni même parlementaire avec les dirigeants socialistes. » Une position suicidaire qui reviendrait à écarter d’emblée « toute possibilité pour le peuple de bouger les lignes » dénonçait Patrice Cohen-Séat pour le PCF.
Alors que les coups pleuvent contre le monde du travail, que Nicolas Sarkozy veut une rupture ultralibérale et promet en politique étrangère un alignement total sur Washington - ce qui a amené Marie-George Buffet à parler du « petit Bush français » - c’est toute la gauche qu’il faut bouger et non se borner à une posture de témoignage. Autre moment significatif de la fête, l’accueil réservé par le public à la dirigeante communiste face à la presse. Rappelant l’engagement de son parti dans l’union populaire, elle a souligné que le PCF pouvait être « une belle ossature pour que le rassemblement soit solide ». En 2007, comme lors du référendum du 29 mai.

Jean-Paul Piérot   ( Article du journal l'Humanité )



par Pour la République Sociale 21 publié dans : Presse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 septembre 2006

                Candidature antilibérale : l’union est sur rails

 

 

Michel Soudais

 

 

En attendant de désigner son candidat, la gauche antilibérale s’est dotée d’une feuille de route et d’un groupe provisoire de porte-parole. Les militants balancent entre soulagement et satisfaction.

 

 

Le train du rassemblement unitaire antilibéral ne s’est pas arrêté à Saint-Denis. Certes, la réunion nationale des collectifs unitaires et populaires n’a pas accouché d’un candidat commun à l’ensemble des formations de la gauche radicale. Mais la question n’était pas à l’ordre du jour de ce rendez-vous dominical qui n’était qu’une étape dans un processus forcément long et délicat. Après sept heures de débats, les 600 participants se sont entendus sur un texte qui définit une ambition ­ « ouvrir une autre voie à gauche » ­, une stratégie ­ « une campagne unitaire et populaire » inspirée de « celle menée pour le rejet du traité constitutionnel » ­ et une méthode ­ définition du profil du candidat commun avant une désignation par consensus, reflet de la diversité dans le choix des candidats aux législatives. Sous la pression des délégués des collectifs, la réunion a aussi défini un calendrier et désigné un groupe provisoire de porte-parole, chargé d’initier et d’accompagner la création de collectifs locaux, afin d’entrer en campagne sans délai.

 

 

La réunion de ce dimanche a aussi permis de tester la volonté d’aboutir des organisations politiques engagées dans la démarche. Comme plusieurs participants s’en sont réjouis, aucune d’entre elles « n’est descendue du train ». Ce n’était pas écrit d’avance. Au sein du PCF, les partisans d’une candidature de Marie-George Buffet qui serait non négociable et les tenants d’une ligne d’autonomie ont convergé, cet été, en prévision de la conférence nationale que le parti tiendra les 21 et 22 octobre sur sa stratégie en 2007. À plusieurs reprises, la secrétaire nationale du PCF, elle-même, a manifesté de l’agacement face à ceux, nombreux, qui refusent que la candidature unitaire puisse échoir à une personnalité issue d’un des partis politiques engagés dans le rassemblement antilibéral. Dans un autre registre, la surenchère anti-PS, impulsée par la LCR (Politis n° 909) pour prix de son ralliement et du retrait de son candidat, pouvait conduire à un départ des militants de Pour la république sociale (PRS), le club de Jean-Luc Mélenchon.

 

 

Le texte stratégique adopté dimanche est parvenu à contenter tout le monde. Si l’on excepte les corrections de forme, les amendements retenus renforcent la dimension écologiste du projet, insistent sur l’importance de la question de l’égalité homme-femme ou la dimension internationale de l’antilibéralisme. La critique de la droite a aussi été développée : « À force de préciser nos rapports avec le social-libéralisme, a expliqué Claude Debons, le texte finissait par consacrer plus de lignes à celui-ci qu’à celle-là. »

 

 

Si personne n’a sauté du train en marche, la LCR n’y est toujours pas montée. Au lendemain de cette réunion, la majorité de sa direction, qui n’a qu’un statut d’observateur dans le collectif d’initiative national à la suite de son refus de signer l’appel du 10 mai, a dénoncé dans un communiqué « un débat tronqué », aucun de ses amendements n’ayant « été retenu, ni même soumis au vote, en particulier sous la pression du PCF ». À la tribune, Christian Picquet, leader de la minorité de la Ligue , avait au contraire jugé que sur les trois conditions fixées par son parti pour rejoindre pleinement la démarche des collectifs le texte allait « dans le sens de ce que nous avions demandé » lors d’une conférence nationale, fin juin.

 

 

Lire la suite dans Politis n° 917

 

 

 

 

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Presse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 septembre 2006

 

 

 

 

  Réponse de Jean Luc Mélenchon à «  Rénover _Maintenant » ,courant d'Arnaud Montebourg

   Jean-Luc, tu t'es inscris avec tes amis de "Trait d'union" dans une démarche de soutien à la candidature de Laurent Fabius, dès la création de Rassembler à Gauche. Quelle est l'analyse politique qui a amené "Trait d'union" à faire ce choix ?

 Le Congrès du Mans était exceptionnel à plus d’un titre. Il a été convoqué juste au lendemain du 29 mai et pour répondre à la crise que le résultat avait ouvert. Pour nous qui nous étions engagés activement et publiquement dans la campagne unitaire du « Non de gauche », ce congrès devait organiser les retrouvailles du Parti Socialiste avec le reste de la gauche qui s’était engagé du côté du non. Mais surtout, plus largement encore, avec le peuple de gauche tout entier. Nous avions pour objectif que le parti se mette en situation de prendre sa part dans l’organisation politique de ces larges secteurs d’abstentionnistes des quartiers populaires, ceux qui s’étaient rendus de nouveau aux urnes à l’occasion du référendum. Ils étaient alors, à ce moment là, dans l’influence idéologique des arguments anti-libéraux du « non de gauche ». C’était l’enjeu de fond. N’oubliez pas que la thèse centrale de notre analyse politique est que la France est en état d’urgence politique et que le monde lui-même est en train d’y entrer. 

  Pour nous, le paysage politique est celui d’une course de vitesse entre l’extrême droite, les fondamentalisme et communautarisme d’un côté et les progressistes de l’autre, à mesure que le libéralisme étend ses ravages et que s’accroît le nombre de ceux qui le rejette. La conquête des consciences est l’enjeu essentiel.

 En ce qui concerne les bases sociales de la gauche au sens large, il y a deux manières de toucher les cœurs et les consciences. Il y a la voie de l’éducation populaire de masse du type de celle qui fut pratiquée dans les années de préparation de la victoire du programme commun. Et il y a la voie que prend la nouvelle social-démocratie internationale depuis que le nouvel âge du capitalisme l’a mise en impasse. Là où elle est « blairisée », la social démocratie  reformate sa base idéologique et électorale en jouant sur deux tableaux : circonvenir les milieux populaires en lui offrant des coups de mentons sécuritaires d’une part, séduire les classes moyennes supérieures en régalant leurs égoïsmes sociaux d’autre part. On doit comprendre que proposer des centres militarisés « au premier acte de délinquance » d’un jeune et la mise sous tutelle des familles pauvres « au premier acte d’incivilité » d’un côté et de l’autre offrir aux habitants des beaux quartiers le droit de soustraire leurs enfants à la mixité sociale comme cela vient d’être fait par Ségolène Royal est bien inscrit dans cette lignée.

      « Fabius à la présidentielle et Montebourg premier secrétaire »

 Comment en sommes nous arrivé là ? Il faut admettre cette cruelle leçon : cette orientation peut marcher à visage découvert parce que nous avons été défaits au congrès alors même que se jouait le cœur de l’orientation de la gauche quant aux conséquences à tirer du référendum. L’ambition du « Trait d’union » que nous proposions de poser à gauche était donc à l’inverse quant à la méthode politique : partir de la mobilisation acquise par le « non » pour faire de son contenu politique anti-libéral un axe de rassemblement populaire. Pour cela le minimum de crédibilité dépendait du fait que les tenant du non s’accordent loyalement pour proposer en commun une orientation. Au plan du contenu, le cœur de notre texte se résumait à ceci : union sans exclusive à gauche, programme commun.  

 Notre sensibilité ne réclamait rien pour elle, ses responsables, ses militants. Juste l’honneur d’être utiles à la gauche. Par rapport au oui de gauche notre attitude était de fuir le débat empoisonné et affectif sur la « réconciliation » qui selon nous n’a guère de sens concret et transforme en question sentimentale ce qui est d’abord un lourd défi politique. Mais il ne s’agissait pas seulement de porter une orientation ensemble. Il fallait aussi assumer un choix de personne pour les postes essentiels car cela aussi était attendu de nous comme c’est bien normal. Nous pensions que la candidature de Fabius à la présidentielle et celle de Montebourg au poste de premier secrétaire étaient la formule qui correspondait au moment politique. Elle était à la fois réaliste et convaincante. Ce que nous proposions rejoignait ce que pensaient les autres composantes de « rassembler à gauche ».  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour nous tous, il s’agissait de partir de la base populaire de masse du vote non pour construire la stratégie et, notamment, pour faire face aux taches incontournables qui vont se présenter. Par exemple, la relance du débat sur une nouvelle Constitution. Sinon comment éviter l’encerclement de la France par les pays qui restent partisans acharnés du oui… Bref, nous nous projetions sur l’avenir et nous n’étions pas du tout dans une mentalité du règlement de compte avec les factions du PS qui avaient été pourtant si injurieuses pendant la campagne et qui restaient si sectaires comme en a témoigné l’expulsion de Fabius de la direction du parti.  

 Votre choix n’a pas toujours été bien compris, y compris dans l’ancien courant « Nouveau Monde »

 Ce n’est pas ce que j’ai constaté. « Nouveau Monde » n’existait plus. Deux de ses trois fondateurs, Alain Vidalies et moi, avions rompu avec le troisième, Henri Emmanuelli. Il restait une coquille vide qui a dû se rallier à NPS faute de pouvoir se compter séparément comme cela avait été annoncé. Pour ce qui nous concerne, plus de 1 000 camarades avaient déjà signé notre contribution dès le jour du dépôt du texte et nombreux étaient les mécontents qui regrettaient que l’on n’ait pas ajouté leur nom pour la publication. Cela prouve que le « non » de gauche parmi nos camarades restait une démarche ouverte et unitaire et n’avait rien de ce repli sectaire et haineux dont les tenants du oui ne se sont jamais réellement départis. Mais il y avait un préalable à admettre. Dès la rédaction de notre contribution « Trait d’union », nous avons pointé le fait que nous étions entrés dans le cycle politique de l’élection présidentielle et que la ligne qui serait majoritaire au Congrès conditionnerait la suite. Combien nous ont dit que « ce n’était pas le sujet » ! Là encore, voyons où nous en sommes.   

 

 

Danger à privilégier les « identités »

Mais l’essentiel pour nous tenait dans cette thèse : ceux qui avaient opté pour le « non », sans exclusive, avaient la responsabilité de réunir les moyens pour tourner la page à la tête du Parti et afficher un autre cap en vue du rassemblement populaire à réussir pour cette élection. Nous nous prononcions donc pour une motion commune de tous ceux qui avaient choisi le Non au référendum. Et nous nous en donnions les moyens.    

A l’époque, nous avons alerté les camarades de NPS, à commencer par Arnaud Montebourg, sur le danger qu’il y aurait à refuser le rassemblement pour privilégier des « identités » de courant, et donc de contribuer, sans le dire, au maintien de l’équipe en place. Nous avions suggéré, pour faciliter le processus, que Montebourg lance un appel, même personnel et nous lui avons dit que, s’il le faisait, nous y répondrions favorablement. Pas seulement nous, mais toutes les composantes de l’actuelle motion « Rassembler à gauche ». Cela signifie que Fabius aussi était d’accord. C’était une situation incroyablement favorable au rassemblement. On nous a répondu qu’il valait mieux « ratisser large » et donc partir séparément.  

On sait depuis ce qu’il est advenu de cette vision pitoyable de la vie du parti. Loin de créer une dynamique nous avons vu les forces se répartir à l’étal, et la direction amplifier sans contrainte ses tricheries. L’attitude de Henri Emmanuelli, est dorénavant éclairé par ce que le livre «  La Madone et le culbuto » nous a appris : il s’était déjà accordé en secret avec Hollande.    

Nous avons donc fait cette motion commune, « Rassembler à Gauche » avec ceux qui le voulaient. Tous venaient d’horizons très différents : Laurent Fabius, Alain Vidalies, Marie-Noëlle Lienemann, André Laignel. Cette diversité et ce rassemblement étaient sans équivalent dans ce congrès. Mais nous n’avons pas su le mettre en valeur…    

 

Votre résultat a du vous décevoir… 

C’est vrai. Nous trouvions tellement injuste d’être si mal récompensés de nos efforts pour l’union ! Mais sur le moment, nous avons surtout concentré nos efforts sur la résistance à une incroyable opération de tricherie pour minorer notre score ! A posteriori, elle confirme à mes yeux le caractère suspect des résultats du référendum interne. Quoi qu’il en soit, la division des partisans du non a rendu vaine toute espérance de devenir majoritaire. Cependant, il est intéressant, pour bien analyser ce qui s’est passé politiquement, de regarder de près les résultats. 

 Il est intéressant de constater en examinant le résultat des votes comment les forces se sont réparties. Il manque au regroupement NM (version Emmanuelli) + NPS douze point par rapport au total recueilli par ces deux motions au congrès de Dijon. Ils viennent pour l’essentiel des électeurs de Nouveau Monde. Est ce étonnant ? J’ai déjà dit que Vidalies et moi étions à la tête de deux des trois groupes « fondateurs » de NM ! Nous avons fait la démonstration chiffrée de ce point. Elle confirme certes le hold-up qu’avait opéré Emmanuelli sur le courant que nous avions fondé ensemble (méthode qu’il renouvela ensuite à NPS). Mais fondamentalement, cette démonstration prouve que le résultat de la motion avec comme premier signataire Laurent Fabius était un résultat de gauche. Cela signifiait qu’à partir d’une ligne de gauche il était capable de regrouper les voix de gauche à commencer par celles du parti. Tout cela fut noyé par le grand bazar médiatique qui n’avait d’ailleurs aucun appétit pour le digérer. Mais nous, vous, devons-nous l’oublier et n’en tirer aucun bilan ? Devons-nous renoncer à la fonction de mémoire et d’expérience qui est le propre d’un parti et la dignité d’un militant politique ? Le ferons-nous au moment même où nous dénonçons le nouveau parti d’audimat qui propose au passant dans la rue des adhésions à 20 euros pour désigner les candidats hors de tout examen des idées et des lignes d’action qui sont en jeu ?   

Par incapacité à prendre nos distance avec l’affection et les bons souvenirs, faut-il nous aveugler et refuser de comprendre que tant d’erreurs accumulées ne sont plus des erreurs mais une ligne politique qui s’est, sans doute, construite par approximations successives mais qui n’en a pas moins sa cohérence et son efficacité ? Voyons en face le résultat : la gauche du parti est pour l’instant rayée de la liste des décideurs au Parti Socialiste en dépit de son audience jamais démentie.   

 

Pour certains de nos camarades, Laurent Fabius est contestable au regard de ses positions politiques passées. Avec tes amis, au sein de la Gauche socialiste notamment, tu as violemment combattu Laurent par le passé. Qu'est-ce qui explique ton soutien à ce candidat aujourd'hui ? 

 

Dans la vie de tous les jours, je ne crois pas qu’un homme soit décrit par son passé. Moins encore dans la vie politique. Par principe, on ne doit pas enfermer un homme politique dans ses positions passées. Sinon, cela signifie que toute discussion est une mascarade puisqu’on n’acceptera ni qu’elle fasse évoluer le point de vue de l’autre, ni le sien. Que serait-il arrivé si dans les années 1960 et 1970 si les socialistes avaient réduit François Mitterrand à ses positions passées ? Elles étaient pourtant bien plus complexes à porter que celles que l’on reproche aujourd’hui à Laurent Fabius. Dans l’autre sens, le passé trotskiste puis d’animateur de la Gauche Socialiste de Julien Dray doit-il nous pousser à mettre en cause la sincérité de son engagement actuel aux côtés de quelqu’un qui professe le contraire de ce que lui-même a toujours défendu ? Et le passé se Montebourg ? Rend-il compte des raisons qui en font le porte-parole de Ségolène Royal ? Non bien sûr. Vous le savez mieux que moi. La vérité des individus, s’il y en a une, est dans leur évolution. Marcel Déat venait de la gauche du parti, il finit à l’extrême droite en passant par un intermède sécuritaire militariste et nationaliste. François Mitterrand fut séduit par la Cagoule à 20 ans et en 1981, président de gauche, il installa les communistes au gouvernement et nationalisa toutes les banques françaises. On apprécie plus justement une personne d’après le film que d’après la photo. Les trajectoires nous en  apprennent plus que les certificats de baptême. Nous devons absolument tous nous guérir tous du démon du sectarisme et du plus odieux, celui qui tourne à la punition du délit de sale gueule ! Sur l’écran de contrôle, Fabius rencontre la trajectoire de la gauche du mouvement socialiste.   

 On ne peut plus se contenter d’accompagner socialement la mondialisation libérale

 Dès lors, réduire Laurent Fabius à ses positions passées serait d’autant plus injuste qu’il a lui-même reconnu publiquement son évolution personnelle, en disant pourquoi et sur quels sujets. Et les sujets concernés sont ceux sur lesquels nous avons bataillé. Son changement est raisonné et argumenté. Il s’appuie d’une part sur le constat du fossé qui se creuse entre la majorité populaire de notre pays et le PS depuis le 21 avril 2002 et, d’autre part, sur l’analyse que le capitalisme a changé de nature et que l’on ne peut plus se contenter d’accompagner socialement la mondialisation libérale comme le croit la stratégie sociale-démocrate qui finit dans le naufrage politique que nous avons sous les yeux en Allemagne et en Angleterre par exemple.    

 

 

J’ajoute que Laurent Fabius ne s’est pas contenté d’expliquer qu’il avait changé mais qu’il a aussi posé des actes forts. A commencer par son choix d’exposer publiquement aux Français son refus de la constitution européenne pendant la campagne référendaire du printemps 2005. Ce choix était courageux et je rappelle qu’il n’a pas été facile et confortable. Courageux parce que le Oui était à 70 % dans les sondages. Peu confortable, car il a alors été violemment mis en cause par les médias et tout ce que ce pays compte de belles personnes bien pensantes.    

Sur le fond, nous soutenons donc d’abord Laurent Fabius parce qu’il est le seul candidat qui s’est prononcé pour le Non le 29 mai. Il ne s’agit pas là d’une question de personne. C’est une question politique. Nous pensons que la Constitution européenne s’est invitée dans la présidentielle de 2007. Du choix présidentiel de 2007 dépendra largement le respect du vote du 29 mai et surtout la capacité de la France à porter une alternative crédible au niveau européen. D’ailleurs plusieurs autres pays européens attendent le résultat français de 2007 pour voir s’ils vont pouvoir faire comme si le 29 mai n’avaient pas eu lieu ou s’il va falloir se remettre sérieusement autour de la table. Car derrière suivront la présidence française de l’Union en 2008 et l’élection européenne de 2009 qui seront décisives pour la réorientation ou au contraire l’enlisement de l’Europe.  

Incarner le non majoritaire des Français en 2007 n’est pas seulement un enjeu dans la gauche. Certes ce serait déjà beaucoup. C’est un argument pour le jour où la négociation commencera avec nos partenaires européens. De quel poids pèsera la personne qui négocie si elle a voté oui quand elle argumentera pour le non ? Surtout si en face d’elle se trouve d’autres sociaux-démocrates avec lesquels elle aura battu les estrades du oui en France. Oubliez-vous que plusieurs des plus importants commissaires européens sont des sociaux démocrates ? Oubliez-vous que le PSE dirige aujourd’hui la moitié des gouvernements européens ou bien se trouve dans des coalitions gouvernementale avec la droite ? Un négociateur issu oui sera bien vite confronté à ses propres déclarations s’il doit défendre les raisons du non… Voila pourquoi Laurent Fabius est le mieux placé pour permettre de finir le travail du 29 mai en 2007.

  Tu as toujours déclaré que tu n'es pas fabiusien. Comment fais-tu vivre l'accord sur les orientations politiques avec les camarades fabiusiens historiques ? En d'autres termes, comment "Trait d'union" agit pour s'assurer que les orientations écrites aujourd'hui seront tenues demain ?

 Je le dis parce que c’est la vérité. Pour la petite histoire vous saurez que c’est Laurent Fabius qui mit sous tutelle la direction de ma fédération et que j’ai voté contre lui le jour du « putsch » de Rocard en 1993… C’est dire que nous avons des raisons de nous en vouloir mutuellement. Mais si on appliquait le principe des vendetta, on ne ferait pas de politique raisonnée comme je l’ai déjà expliqué. Aujourd’hui nous ne sommes pas fondus dans un courant « fabiusien ». Je ne crois pas qu’un tel courant existe d’ailleurs, même s’il y a évidemment ce que tout le monde connaît sur le terrain c'est-à-dire de vieilles solidarités à l’œuvre autour du personnage. Nous avons défendu une motion commune et nous soutenons un candidat commun. C’est déjà beaucoup, non ? Mais chacun garde évidemment sa liberté d’appréciation et d’action.   

 

 Nous sommes un cartel de réseaux militants avec une orientation commune. De toutes façons, cette campagne est celle de Laurent fabius. Il la dirige, prends conseil, tranche. Je crois que cette prééminence est assez normale. Elle ne mutile personne et elle est respectueuse de la tache que chacun doit accomplir. Laurent Fabius n’est pas candidat à être le responsable d’un courant du PS mais candidat a la présidence du pays. Tout le monde peut comprendre que notre fonctionnement s’en déduit. Cependant je pense que les observateurs n’ont pas assez noté l’étendue et la force des objectifs qui nous ont rapprochés. Dès lors, pour nous, le problème n’est pas de demander des garanties notariales à Laurent Fabius. Il s’agit plutôt de trouver la méthode de mobilisation populaire qui permette à un président et à un gouvernement de gauche d’être porté par un rapport de force durable avec la droite. Cela ne se décrète pas. Cela se construit par l’activité politique, le travail d’éducation populaire. Mais on ne peut pas le faire dans l’ambiguïté politique. Fabius à un profil politique clair et une ligne d’action présidentielle nette. Il se présente comme un bon point d’appui pour actionner le levier populaire.  

Lisez-nous. La motion Rassembler à gauche s’inscrivait sans ambiguïté dans la ligne d’un socialisme de transformation par opposition au socialisme d’accompagnement incarné par la social-démocratie européenne. Elle formulait des propositions claires et ambitieuses en particulier sur l’Europe (le respect du Non et la réorientation de l’Europe), le pouvoir d’achat (SMIC à 1 500 euros), la stratégie face au gouvernement (opposition frontale) et la stratégie d’alliance des socialistes (union des gauches sans exclusive, refus de toute alliance au centre). Ces propositions ont été reprises au Mans et n’ont cessé depuis d’être portées par Laurent Fabius dans ses différentes expressions. Cet ancrage à gauche porte ses fruits en particulier sur le thème du pouvoir d’achat qui a depuis été repris par d’autres candidats. Dans la durée c’est l’action populaire notre plus sérieuse garantie. Elle doit être nourrie sans relâche par des propositions offensives.   

La direction du PS compte sur un "21 avril à l'envers" qui pousserait les citoyens de ce pays à voter "utile", donc pour le candidat socialiste, dès le 1er tour. Quelle est ton analyse à ce sujet ?

 Il y a en effet une aspiration populaire très forte dans le pays pour en finir avec les politiques libérales et donc de chasser la droite du pouvoir. Les gens vont chercher honnêtement quel sera le moyen le plus efficace pour cela. Cette recherche du vote utile est saine. Mais elle ne garantit rien à l’avance. Et son contenu est pauvre. Il ne suffit pas d’être contre. Il faut aussi se rassembler pour un programme, une ligne d’action. La France a besoin d’un peuple motivé. Surtout n’oublions jamais combien il est dangereux de croire les sondages pour prendre nos décisions d’action.  

 

 

 Il y a cinq ans jour pour jour, le 8 septembre 2001, la SOFRES-LCI et Le Nouvel Observateur publiaient un sondage qui créditait Lionel Jospin de 27 % des voix au 1er tour et de 51 % au second. Nous devons donc vraiment nous guérir de cette mentalité de turfiste qui contamine aujourd’hui la vie politique sous l’influence de médias qui ont les yeux rivés sur les sondages.   

La course de vitesse entre la gauche et l’extrême-droite pour représenter l’alternative au libéralisme est toujours engagée. L’avance du candidat socialiste au 1er tour dépendra de la mobilisation populaire qu’il aura su créer à gauche. Sans dynamique d’union des gauches, cela sera beaucoup plus difficile, dès le 1er tour et a fortiori au second. Le danger pour la gauche est non seulement la menace de l’extrême-droite mais aussi la dissolution plus large encore d’une partie des classes populaires dans l’abstention. Liée au véritable apartheid social qui s’installe dans notre pays, cette abstention de masse instaure un véritable régime censitaire dans lequel la gauche voit ses chances de victoire reculer. Pour autant la mobilisation record du 29 mai, notamment de l’électorat ouvrier, qui a plus voté que tous les autres pour la 1ère fois depuis 20 ans, montre que l’énergie populaire pour changer notre pays peut être au rendez-vous. Il faut la susciter et l’entretenir en traçant clairement les oppositions et les enjeux. 

Un argument fréquemment entendu dit qu’il est inutile et étrange de soutenir un candidat que l’on dit déjà battu au vote interne.   

C’est un argument consternant. D’une façon générale nous savons que de nombreux rebondissements mûrissent. Quelle sera la configuration des candidatures ? Et celle des conditions de vote ? Quand éclatera la bulle médiatique ?    

Car il faut bien s’attendre à ce qu’un jour il soit relevé que la soi disante candidate féministe n’a pas nommé une seule femme parmi ses porte-paroles, ni ses coordinateurs de campagne. Que le grand mouvement de la rénovation qu’elle affirme incarner est soutenu par quelques uns des hommes d’appareils les plus féroces et les plus discutés du PS. Que le livre qu’elle devait écrire en ligne et en interactivité à paraître en juin puis en septembre n’est toujours rendu qu’au chapitre deux… Que les mesures sécuritaires proposées à Bondy sont techniquement inapplicables, que la suppression de la carte scolaire est une promesse apparue pour la première fois dans le programme du Front National dans les années quatre vingt et ainsi de suite. Tant d’incohérences, d’improvisations, de contre sens et de contre-pied sont–ils liés au hasard d’une campagne assez largement improvisée (ce qu’on ne peut pas lui reprocher mais qui nous impose de réfléchir aux raisons pour lesquelles tous vont dans le même sens) ou bien est-ce une ligne ? Et dans ce cas pourquoi n’y a-t-il jamais moyen d’en débattre et pourquoi toute contestation est-elle aussitôt transposée sur un autre terrain et diabolisée comme du sexisme sinon pour éviter le débat ?  

Plus largement, je récuse l’idée qu’un sondage détermine notre engagement. Bien qu’il ne s’agisse pas de la même situation, doit on au nom des victoires acquises d’avance renoncer aux candidatures dans les circonscriptions, cantons, mairies où la droite est donnée gagnante ? En toutes hypothèse la fin de l’histoire n’est pas arrivée. Il y aura, quel que soit le résultat, un « jour d’après ».   

Ce qui doit nous motiver comme personne de gauche agissant sous l’empire de la raison et de nos convictions, ce ne sont pas les sondages mais les raisons d’agir. Nous n’en manquons pas je crois. 

 http://www.pourlarepubliquesociale.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Editoriaux
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 17 septembre 2006

                                  POUR LA REPUBLIQUE SOCIALE

                                                  PRESENTATION     

"Pour la République Sociale " (PRS) regroupe des femmes et des hommes de gauche impliqués dans des engagements associatifs, syndicaux ou politiques différents. Ils font fonctionner collectivement l'association comme un outil de formation, d'élaboration programmatique et d'action militante pour proposer le projet de la République sociale en France, en Europe et dans le monde. Ils contribuent ainsi à la formation d’une culture commune à gauche et à la construction indispensable d’une nouvelle unité de la gauche ainsi qu’à la rénovation du fonctionnement et du programme des partis qui la constituent.

·      En continuité avec Jean Jaurès, le projet de la République sociale se fixe un objectif : la réalisation de l'émancipation globale de la personne humaine proclamée par le mouvement républicain depuis la Révolution française de 1789, poursuivie par le mouvement socialiste, ouvrier et syndical. PRS s’enrichit aussi de l’expérience des luttes féministes, antiracistes, écologistes et altermondialistes.  

·      Les militants de PRS prennent la mesure du contexte nouveau dans lequel s'inscrit ce combat. Le capitalisme de notre époque contraint l'ensemble de la planète à des bouleversements économiques, sociaux, politiques et écologiques radicaux. Ils sont incompatibles avec l'objectif d'émancipation que vise l'idéal républicain et socialiste. L'objectif avoué de ce nouvel âge du capitalisme est la marchandisation généralisée de toutes les dimensions de la vie humaine et la privatisation comme solution à tous les problèmes. Il institutionnalise la compétition dans tous les domaines. Il cherche à anéantir les moyens publics d’intervention économique, de solidarité et de redistribution. Partout, il veut substituer le client au citoyen, le contrat à la loi, la différence des droits aux exigences de l'intérêt général. C'est pourquoi PRS agit pour le dépassement du capitalisme et combat résolument l'illusion d'une cause commune républicaine au-dessus des enjeux sociaux et démocratiques qui séparent précisément la droite et la gauche. Enfin, ce contexte nouveau est aussi celui d’une urgence politique marquée par la course de vitesse avec l’extrême droite. 

 ·      Cette démarche implique une refondation républicaine de la démocratie. L'intérêt général doit s'imposer par l'intervention d'une société mobilisée et de citoyens motivés. Ce choix de société s'oppose au modèle de la « démocratie » libérale ne reconnaissant que l'arbitrage entre intérêts particuliers. Il s'oppose aussi aux nationalismes et aux communautarismes qui nient l’existence même d’un intérêt général. PRS propose la perspective d’une citoyenneté étendue. PRS considère que la défense et la promotion de l’égalité des droits sont indissociables d’un combat résolu pour la laïcité.  

·      Le projet républicain propose à la gauche une méthode pour le changement social. Celle-ci implique en particulier un travail d’éducation populaire tourné vers l’action, aidant la population à formuler le contenu des réformes radicales pour sa propre émancipation. De nouvelles pratiques de gouvernement et de gestion des institutions publiques sont nécessaires pour rompre avec la domination actuelle des impératifs financiers sur l’ensemble de la vie en société. Le gouvernement par objectifs de développement humain, construits à partir d'indicateurs collectivement délibérés (tel que ceux suggérés par le Programme des Nations Unies pour le Développement), constitue un point d'appui décisif dans ce sens. Il faut concrétiser l'initiative démocratique, le contrôle et la mobilisation des citoyens pour la réalisation de ces objectifs. PRS propose une 6ème République parlementaire où le peuple retrouve la voix délibérative par l’intermédiaire de ses élus.

 ·   Le projet de la République sociale veut établir la primauté de l'intérêt général. Une telle volonté doit s'appliquer sans concession dans tous les domaines que le capitalisme entend soustraire à la loi et à la délibération collective. PRS défend l’existence d’un service public garantissant une égalité d’accès à tous les citoyens. Le projet de la République Sociale pose à nouveau la question de l’appropriation sociale des biens communs dans une économie mixte. PRS défend l'existence d'un ordre public social qui protège et conforte les droits des salariés dans l'organisation, la production et la répartition de la richesse. PRS considère en effet que la défense et l'extension des droits sociaux que récuse le nouvel âge du capitalisme sont des conditions indispensables à la mise en oeuvre de l'intérêt général dans des sociétés où le salariat constitue l'essentiel de la population active.

 

 

 

 

·  La République sociale est par vocation universaliste et internationaliste. PRS propose donc la République sociale pour l'Europe comme pour la France. La construction d'un espace politique européen intégré, formant une communauté légale placée sous le contrôle direct des citoyens, est indispensable afin d'ouvrir une alternative à la mondialisation néo-libérale. Il faut permettre aux citoyens de l’Union d'exprimer leur vision de l'intérêt général européen. PRS s’oppose donc à la méthode actuelle de la construction européenne qui évacue la délibération des citoyens, ainsi qu’au contenu de l’actuel projet de constitution. PRS agit pour rejeter ce projet et se prononce pour un Parlement européen constituant élu au suffrage universel. PRS se prononce pour l’émergence d’une Europe solidaire au niveau international, offrant un autre modèle de répartition des richesses, au service de l’émancipation des peuples du monde.

 

 

 

par Pour la République Sociale publié dans : Déclaration et textes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 17 septembre 2006
SEGOLENE et la Gauche américaine
La candidature de Mme Royale s’inscrit dans un contexte de modifications internes au Parti socialiste français et d’une normalisation dans le cadre de la social-démocratie européenne du principal parti de la gauche réformiste en France.
Il faut la relier à la campagne d’adhésions de ces adhérents à 20 €, qui devaient décider du projet socialiste et n’ont fait qu’avaliser pour 10 % d’entre eux des propositions vagues élaborées plus au sommet que dans les forums. N’était-ce qu’une campagne d’agitation, « d’agit-prop ! ». Ces sympathisants ont adhérer provisoirement (85 000) parce qu’ils pensaient pouvoir influer sur la désignation du candidat. Mais on constate que le vote est déjà mis sous influence pour que la candidate soit la seule en lice, les sondages l’ayant désignée par avance. Or les militants socialistes, par le passé, ont toujours désigné le candidat dominant issu des sondages…
La tentative d’organiser des primaires à gauche pour désigner un candidat commun relève de la même tentative de transformation du PS en un mouvement démocrate-social assez large, sans idéologie de classe.
Le clan de la direction hollandaise a un projet, pas celui de la gauche, celui de transformer le PS en un parti de supporters, à défaut d’être un parti populaire de masse - ce qu’il n’a jamais été depuis la création du PSU (SFIO) en 1905 par Jean Jaurès. Il n’a jamais eu de véritable base ouvrière sauf dans le Nord et le Sud (Socialisme municipal). Il était le parti laïque et socialiste, héritier de la tradition républicaine du radicalisme. Il est aujourd’hui un parti des couches moyennes réformistes de gauche, de type électoraliste, dominé par des notables élus et leurs affidés présents dans l’appareil.
«Le militant politique serait devenu superflu, et même encombrant...avec l'effondrement des grandes idéologies messianiques du siècle dernier et l'avènement de la société d'hyperconsommation »
(Henri Weber, secrétaire national du PS et partisan de Laurent Fabius)
C’est François Rebsamen, le puissant secrétaire aux fédérations et de la coordination, qui est le véritable maître d’œuvre de cette transformation du PS en en parti démocrate à l’américaine. Il veut étendre l’influence du PS sur l’ensemble du centre et de la gauche réformiste et repousser les tendances de la Gauche antilibérale à l’extérieur du parti pour les radicaliser et les marginaliser. C’est la signification du ralliement d’Arnaud Montebourg à la candidature royale. Il pense ainsi échapper à l’isolement auquel il était réduit depuis son refus de voter la synthèse au congrès du Mans. Il n’avait pas compris alors que dans la synthèse il fallait : où tout le monde ou personne de l’opposition antilibérale (NPS, Trait d’Union, Fabius, Force Militante). C’est ce qu’avaient fait avant lui, Jean Luc Mélanchon, Fabius, Peillon, puis Emmanuelli, en railliant le texte. Il aurait mieux valu pour ces socialistes que pas grand chose ne séparaient idéologiquement - or des inimitiés - qu’ils s’unissent pour présenter un front dynamique face aux partisans de l’orientation sociale libérale.
Ségolène,
Elle a voulu contourner le parti en s'adressant directement à l'électorat car elle ne disposait pas d'une base et de relais solides à l'intérieur de l'appareil. En respectant les procédures habituelles, elle savait ne pas pouvoir parvenir à s'imposer face à ceux qui sont qualifiés d'éléphants et qui disposent d'écuries présidentielles depuis longtemps. Le PS est déjà organisé en fonction de la compétition pour gagner cette élection dont dépend tout le système politique français : une monarchie élective.
Elle flatte donc l'électorat populaire par des propositions populistes sur les insécurités :
– la politique sécuritaire, point faible de la Gauche dans l'opinion publique, en chassant sur le terrain traditionnel de la Droite et de l'extrême-droite, proposant des mesures iconoclastes : la militarisation du « redressement », de la rééducation de la jeunesse délinquante.
– La précarité en critiquant - à juste titre d'ailleurs – l'application de la loi Aubry sur les 35 heures, qui a précarisé davantage les classes populaires et limiter leur pouvoir d'achat alors qu'elle profitait aux cadres moyens (à juste titre aussi) et aux salariés des grandes entreprises où les syndicats étaient suffisamment puissants pour négocier
Deux thèmes qui touchent l'électorat populaire qui avait fait défaut à Jospin en 2002.
Elle emploie un langage qui ressemble à un parler vrai alors qu'elle ne dit rien que des banalités par ailleurs, Ce sont les seules mesures concrètes et précises qu'elle a proposées. Les autres thèmes restent flou et généraux. Elle ne fait pas de promesse, ne propose pas un catalogue de mesures. Comme cela, elle n'aura aucun mal à les tenir et peut se targuer de ne pas en faire. Elle se contente de thèmes vagues et dépourvus d'idéologie. Les choix ne sont plus sur le type de société, le libéralisme étant admis comme indépassable, mais portent sur l'adaptation au système pour en corriger les aspects les plus gênants.
Face à cette remise en cause des principes du socialisme, la vieille garde laïque et républicaine a réagi et tente d'opérer un regroupement autour de Jospin, proposé comme l'antidote à la destructuration ségoliste et offre de rassembler toute la Gauche traditionnelle dans une nouvelle version de la défunte gauche plurielle.
François Rebsamen en demandant aux candidats du magma majoritaire de se désister a voulu contrer une conjonction des écuries présidentielles autour de Jospin. Elles tenaient les réseaux de l'appareil, or ce sont les militants qui désignent le candidat, pas l'électeur (d'où la tentative qui a échoué de faire désigner le candidat par une primaire). Nous assistons donc aussi à une bataille pour le contrôle du réseau électoral de l'appareil. C'est pourquoi nombre de cadres et d'élus viennent d'annoncer leur ralliement à Ségolène. Ce qui provoque un certain affolement chez tous ceux qui n'ont pas réussi à percer l'armure étincelante de la nouvelle Jeanne d'Arc.
Ségolène risque de devenir incontournable.
Mais que fait la Gauche antilibérale? Elle semble inaudible et invisible.
L'examen des sondages par catégorie indique que Ségolène bénéficie d'un réel vote populaire et d'un potentiel électoral de 63 % pour une intention de vote de 28 % au 1° tour contre Sarkosy ( 37 % contre De Villepin)*.
Bayrou stagne à 6 %; ce qui montre qu'elle prend aussi une part importante de cet électorat centriste.
Les candidats de la Gauche Antilibérale ne totalisent que 10 % des intentions de vote (+ 4 % pour Arlette).
Il devient urgent que cette Gauche - qui ne se limite pas au PCF, aux petits partis trotskiytes et aux associations républicaines et altermondialistes, car la ligne unitaire antilibérale traverse toutes les formations de la Gauche - désigne un candidat unique accompagné de porte-paroles représentant les composantes principales du Mouvement : Marie-Georges, Olivier, José, Clémentine Autain, Claude Debons et s'adresse au pays en lui proposant la charte élaborée en commun, pour populariser un projet sociétale fondé sur d'autres rapports humains, économiques, sociaux, environnementaux et qui constituent de vrais choix citoyens pour l'avenir de notre République.
Le candidat à la présidentielle doit pouvoir mobiliser au moins tous ceux qui se sont prononcés pour le Non de Gauche au référendum sur le TCE et au-delà tous ceux qui ne veulent pas de l'accomodement au libéralisme.
La question est :
QUI peut mobiliser les classes populaires au-delà de l'électorat des candidats dispersé de cette gauche antilibérale?
Intentions de vote 1° tour
– Olivier Beancenot 5 % l'extrême gauche progresse de 3% par rapport à 2001
– Marie- Georges Buffet 2 % alors que la gauche parlemntaire régresse de 7 %...
– José Bové 3 % la droite progresse de 2 % sur 2001, ainsi que l'Extrême-droite
– (Arlette Laguiller ) 4 %
– Dominique Voynet 2 %
Mais tout cela n'est pas significatif tant que ne peut pas être vraiment mesuré l'impact d'un candidat unique de la Gauche antilbérale.
Olivier représente le meilleur score , mais est-il le plus représentatif de l'ensemble du mouvement?
José peut-il mobiliser en dehors de l'écologie et d'une partie du monde altermondialiste?
Marie-Georges vaut certainement mieux que les 2 % qui lui sont attribués. Elle peut mobiliser les classes populaires actuellement tournées vers Ségolène, mais elle a l'inconvénient de représenter un parti qui n'est pas rassembleur de l'ensemble, un parti qui sera jugé concurrent des autres formations. A moins peut-être de démissionner de sa responsabilité de secrétaire générale du PCF...
Clémentine Autain, c'est un point d'interrogation car elle n'est pas connue et pas candidate...Elle est jeune, femme, et elle peut médiatiquement concurrencer Ségolène sur ce terrain, et plus avantageusement sur celui des idées, mobiliser l'écologie, le monde altermondialiste, l'électorat communiste, mais sera t-elle crédible auprès des classes populaires?

Car ce qui sera décisif, pour l'Union et pour battre la Droite au second tour, c'est cela : la capacité de mobilisation de l'électorat populaire, rassembler et unir la Gauche sur cette base pour proposer une véritable alternative pour une société qui produit autrement pour consommer mieux et différemment, une autre France possible dans une autre Europe et un autre monde posssible.
La création d'une Force politique Nouvelle qui transcende les partis traditionnels et rassemble au-delà sur une ligne Républicaine, sociale et antilibérale, apparaît plus que jamais nécessaire pour réaliser cet objectif.

Allain GRAUX
Président de PRS 21
le 24 Août 2006


REF:
-Le Monde du 22/08/06 Henri Weber : Où va le PS?
-IPSOS, sondage du 22/08/06 et Philippe Hubert
– témoignage personnel
Francois Rebsamen met en oeuvre au niveau national ce qu'il exprimait dans la section de Dijon dont il était secrétaire quant à la politique sur la sécurité et l'immigration et les idées qu'il développait sur sa conception du Parti.
Il a particulièrement bien réussi à Dijon en éliminant la Gauche alternative socialiste, les « poperénistes » (Marie -Thérèse Mutin et ses camarades exclus), puis en marginalisant ce qu'il en restait.
Il a élargi par ses réseaux l'influence du PS local aux milieux centristes, en les récupérant après avoir gagné intelligemment les municipales de Dijon. Les effectifs de la section de Dijon sont passés de 130 à plus de 400 après les municipales, la transformant en une organisation de « clients » plus que d'adhérents...


par Allain Graux publié dans : Editoriaux
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 17 septembre 2006

Texte « ambition - stratégie - candidatures » adopté, en l’état, lors de la réunion nationale des collectifs unitaires et populaires, le 10 septembre 2006

dimanche 10 septembre 2006

Collectif d’initiative national pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes

« Ambition-Stratégie-Candidatures »

Texte adopté par la réunion nationale des collectifs unitaires et populaires, le 10 septembre 2006, à Saint-Denis.

Nous voulons que ça change, et que ça change vraiment.
Il y a urgence !

Cela fait trop longtemps que durent le chômage de masse, la précarité, le démantèlement social, les atteintes aux libertés, les inégalités en particulier entre les hommes et les femmes, les discriminations de toutes sortes. Les politiques libérales ne servent que les intérêts d’une minorité et ont des conséquences très négatives pour la majorité des personnes, et particulièrement pour les femmes. Ces politiques, mise en œuvre de la mondialisation libérale, aggravent les inégalités entre les peuples, menacent la paix mondiale et mettent en péril l’avenir de l’humanité par la dégradation générale de notre écosystème.

Depuis cinq ans la droite au pouvoir mène une offensive sans précédent. Le gouvernement n’a cessé d’être sanctionné par le peuple, mais n’a jamais voulu tenir compte de la volonté populaire qui s’exprime majoritairement contre le libéralisme. Il a même aggravé sa politique comme en témoigne son projet de privatiser GDF. Cet acharnement à gouverner contre le peuple entraîne un véritable état d’urgence politique. Aujourd’hui, la droite veut obtenir un nouveau mandat à la présidence et à l’Assemblée, pour amplifier la destruction du modèle social hérité de la Libération et des grandes conquêtes sociales, une politique lourde de dangers pour les droits et les libertés. Nous le refusons. Tout comme nous refusons et combattons la politique et le racisme de l’extrême droite. Il est urgent de battre la droite et l’extrême-droite et d’ouvrir une nouvelle voie à gauche autour d’une politique qui réponde enfin aux attentes populaires.

Militantes et militants politiques, syndicaux, associatifs, et plus largement citoyens engagés, nous avons été ensemble ces dernières années dans les luttes contre les offensives de la droite et du patronat. Nous avons mené ensemble la campagne pour le Non de gauche au traité constitutionnel européen, en contribuant à une dynamique commune des forces antilibérales qui a permis la victoire du 29 mai. Ce rassemblement, cette victoire expriment un espoir : elles appellent une perspective politique à la hauteur.

1 - Battre la droite - Ouvrir une autre voie à gauche

Nous voulons répondre aux aspirations populaires à vivre mieux exprimées par ces luttes et par cette victoire. Pour cela notre objectif est de battre la droite et l’extrême droite. Il est que la gauche gagne et qu’une vraie politique de gauche soit mise en œuvre, ce qui implique de rompre avec le libéralisme et d’ouvrir une perspective nouvelle de transformation sociale, environnementale et démocratique..

Depuis des années, la gauche est traversée par deux orientations contradictoires qui se sont notamment exprimées à l’occasion du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen : l’une, sociale-libérale, d’acceptation et d’adaptation au libéralisme et à la mondialisation capitaliste ; l’autre en rupture avec le libéralisme et porteuse de propositions de transformation sociale et démocratique, et d’un projet de développement qui rompe avec le gaspillage lié à la course au profit. C’est cette orientation alternative que nous voulons faire vivre et développer pour qu’elle devienne majoritaire à gauche et dans le pays. La bataille du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen a montré que seul l’antilibéralisme peut à la fois rassembler une majorité à gauche et mobiliser l’énergie populaire pour le changement. A l’inverse, le social-libéralisme fait obstacle au rassemblement du peuple de gauche, il désespère les catégories populaires et débouche sur l’incapacité puis le renoncement pur et simple à transformer l’ordre des choses.

Un tel changement en profondeur de la donne politique et du rapport de force à gauche est possible. Le libéralisme est rejeté dans les luttes, les urnes et les sondages : depuis 1981, les majorités législatives sortantes, de droite ou de gauche, ont été systématiquement sanctionnées, de nombreuses luttes de résistance ont eu lieu, notamment en novembre-décembre 1995 (plan Juppé). Le vote du 21 avril 2002 a sanctionné une politique de la gauche au pouvoir qui s’accommode du système, ne règle pas les grands problèmes sociaux et désespère les couches populaires. Les luttes du printemps 2003 (retraites), du printemps 2006 (CPE), les révoltes des quartiers populaires, le vote du 29 mai ont affirmé le besoin d’une remise en cause radicale de la logique du système dominant. Pour ne pas décevoir une nouvelle fois, une politique de gauche doit rompre avec le libéralisme sous toutes ses formes.

Nous voulons gagner, construire une démarche à vocation majoritaire sur un programme de rupture avec le libéralisme et dans ce cadre mettre en œuvre une politique de transformation sociale. Cette politique doit considérer la survie de l’humanité sur la planète et s’affronter aux dérèglements écologiques. Notre objectif est celui d’une alternative vraiment sociale, démocratique, écologique, anti-discriminations : une société basée sur la réalisation des droits humains, la justice sociale, l’égalité entre hommes et femmes, la préservation de l’environnement, la participation citoyenne.

Nous voulons rassembler les forces antilibérales de gauche et créer une dynamique populaire et citoyenne autour d’un projet, d’une stratégie et de candidatures communes aux élections présidentielle et législatives. Nous voulons que les idées de la rupture avec le libéralisme et de l’alternative soient majoritaires à gauche et dans le pays. Nous voulons encourager les mobilisations sociales, appuyer sur elles notre action politique, offrir un débouché politique aux résistances et construire ensemble la transformation sociale.

La Charte des collectifs du 29 mai constitue un socle commun aux différentes forces de la gauche du Non et montre qu’il est possible de porter ensemble des propositions alternatives ambitieuses. C’est un point d’appui à partir duquel nous travaillons à l’élaboration d’un programme apportant des réponses aux exigences populaires. Ces propositions constituent un projet d’émancipation pour l’ensemble de la société. Elles doivent répondre particulièrement à la souffrance sociale ; offrir des perspectives à toutes les victimes des politiques libérales ; mobiliser les couches populaires.

La division des forces antilibérales serait désastreuse. Des millions de nos concitoyens seraient privés d’une représentation politique à la hauteur de leurs attentes. Elle renforcerait l’abstention, le pseudo « vote utile » et la bipolarisation. Elle refermerait l’espace ouvert par le vote du 29 mai et la victoire contre le CPE, boucherait l’espoir d’une alternative et serait un atout pour la droite. Nos responsabilités sont considérables.

Notre objectif est une politique apportant des solutions durables aux grands problèmes de notre société, répondant aux besoins et aux aspirations populaires, donc la constitution d’une majorité et d’un gouvernement de gauche qui mènent une politique de rupture avec le libéralisme et développent une politique de transformation sociale, environnementale et démocratique.

 

 

Nous ne serons pas d’un gouvernement dominé par le social-libéralisme qui, dans sa composition comme dans son projet, ne se donnerait pas les moyens de rompre enfin avec le libéralisme, ne répondrait pas aux attentes. Le Parti socialiste, notamment, a adopté un programme qui tourne le dos à une rupture franche avec le libéralisme. Il est hors de question, pour nous, de négocier sur cette base un contrat de gouvernement dont l’action, décevant une nouvelle fois, déboucherait inéluctablement sur le retour d’une droite plus dure encore. De même, il est hors de question d’accepter l’idée proposée par le PS d’une « fédération de la gauche » autour d&