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          Le nouveau traité européen


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Jeudi 29 mai 2008
Le nouveau parti de gauche s'est donné une feuille de route pour affronter une période riche en importantes échéances électorales

(Allemagne), .
Les quelque 550 délégués du premier congrès de Die Linke ont adopté ce week-end à Cottbus une feuille de route destinée à confirmer les succès enregistrés lors des dernières élections régionales qui lui ont permis de franchir la barre sélective des 5 % dans 4 Liinder de l'ouest du pays et d'acquérir ainsi une dimen¬sion véritablement nationale. «Nous ne saurions nous repo¬ser sur ces victoires. Il nous faut maintenant les confirmer et les amplifier », ont souligné à tour de rôle les principaux diri¬geants du parti en pointant les prochaines échéances qui se profilent à la fin de l'année en Bavière, puis surtout en 2009 (élections européennes en juin et renouvellement du Bundes¬tag en septembre).
Le parti issu de la fusion, il y a un an, du Linkspartei-PDS, de Lothar Bisky, et de l'Alter¬native électorale (W ASG), d'Oskar Lafontaine, compte désormais 73500 adhérents (+ 2500 par rapport à 2007). Comment renforcer encore sa dynamique? Le congrès a adopté une motion directive plaidant pour « une autre poli¬tique » qui pointe les grandes lignes des batailles à dévelop¬per. Il revendique immédiate¬ment l'adoption d'un « pro¬gramme d'investissement pour l'avenir »de 50 milliards d'eu¬ros par an, dirigé principale¬ment vers la formation, la santé, l'environnement et le dé¬veloppement des services so¬ciaux. Il décide de poursuivre la campagne entamée pour l'instauration d'un salaire mi¬nimum légal « de 8 euros de l'heure comme en France »et de lancer une vaste action contre la réforme des retraites qui envisage de porter l'âge légal de départ à 67 ans et a d'ores et déjà provoqué« l'ap¬parition massive de la pauvreté parmi les seniors ».
Sans surprise les délégués ont réélu quasiment à l'iden¬tique leurs organismes de di¬rection sortants, composés presque pour moitié de membres des deux ex-partis. En fonction du même principe, Lothar Bisky (83,3 % des voix) et Oskar Lafontaine (78 %) ont été reconduits à la présidence bicéphale de la formation. Ils se sont employés à surmonter les craintes apparues dans les rangs du parti ces derniers mois, provoquées en particu¬lier par l'absence persistante de programme, les . conditions d'une éventuelle participation gouvernementale ou encore le poids pris dans le parti par l'ex¬président du SPD,jugé exorbi¬tant par certains militants.
Dans un discours très combatif, Oskar Lafontaine a renvoyé les reproches sur l'absence de substance du parti en brandissant devant la salle le dépliant du pro¬gramme en 100 points élaboré par le groupe parlementaire de Die Linke au Bundestag.

Parmi les axes de bataille qu'il a énumérés, il s'est lon¬guement attardé sur la crise financière. « Qui entend pré¬senter un projet politique de gauche moderne doit se confronter à cette question car elle est décisive aujourd'hui », a-t-il lancé en avançant une douzaine de propositions de « régulation des marchés fi¬nanciers ». Parmi lesquelles l'interdiction des hedge fonds (fonds hautement spéculatifs),
la réintroduction du contrôle des flux de capitaux, la mise en place d'une taxe de type Tobin ou encore la taxation des reve¬nus boursiers « comme cela se pratique, justifie-t-il, dans d'autres pays européens ».
Malgré ses talents de tribun, Lafontaine n'est pas parvenu a emporté complètement la conviction des délégués. Au soir du congrès plusieurs controverses restent sous¬jacentes. Ainsi Wolgang, venu de Thuringe, déplore des orientations générales en forme de « plus petit dénomi¬nateur commun » sur des poli¬tiques redistributives « qui portent, dit-il, la marque de la social-démocratie tradition¬nelle (celle du SPD de jadis avant les dérives néolibérales impulsées par Gerhard Schro¬der ~ NDLR) ». Ce qui, à ses yeux, n'est« pas suffisant pour
lffronter les défis du dépasse nent du capitalisme financia 'isé en crise ». Sur le mêm hème mais dans un sens dia nétralement opposé, d'autre :ritiques, venues, elles, de l'ail lroite du parti rassemblé lans un « forum du socialism lémocratique », reprochent J, nanque de pragmatisme d nesures qui seraient « diffici ement finançables ».
«Les différences d'approch ont une force du parti », avai ndiqué Lothar Bisky dans sOl tllocution. Tout en prévenan outefois que la nécessair, :onfrontation d'idées ne devai JaS se muer « en combat d, ranchée entre différents cou antsidéologiques ». C'est san toute aussi là une condition es entielle pour que le parti mul icolore puisse se mettre com )lètement en ordre de bataille
Bruno Oden

Article l'Humanité du 27 mai 2008


par Article de presse publié dans : Presse
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Mardi 6 mai 2008

 

L’Union des Familles Laïques de la Côte d’Or
PRS 21

organisent un débat :

Sur le thème :de l’école laïque
 et républicaine

                         

   VENDREDI 6 JUIN  19 h 00 – 21 h 00

Maison de quartier de Fontaine d’Ouche   2, allée de Grenoble à DIJON

 

      Formation du citoyen

Obtention de qualifications et diplômes pour tous

Barrière au communautarisme et aux inégalités sociales

Problème des classes surchargées
et de rentabilité

Favoriser l’école publique devant l’école confessionnelle

Avec Bernard TEPER, Président National de l’ UFAL

Et la participation de PRS-21

 

 VENEZ PARTICIPER A CETTE CONFERENCE !

-  Entrée gratuite -

 

Nombreux échanges suivis d’un pot de l’amitié républicain !


 

Contacts : ufal21@wanadoo.fr

                   PRS21@wanadoo.fr  

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Dimanche 16 décembre 2007


Le nouveau traité de l’Union européenne :
c’est non !


Claude DEBONS ex-animateur du Collectif du 29 mai, Pierre KHALFA secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires, Roger MARTELLI coprésident de la fondation Copernic,Yves SALESSE initiateur de l’appel des 200 contre le TCE, Aurélie TROUVÉ coprésidente d’Attac.





Un nouveau traité de l’Union européenne, dit «modificatif», vient d’être adopté par le Conseil européen. Comprenant plusieurs centaines de pages, avec protocoles et projets de déclarations, il n’a rien du «traité simplifié» promis par Nicolas Sarkozy. Il n’est pas plus un «mini-traité» limité aux questions institutionnelles. Comme l’a dit crûment Valéry Giscard d’Estaing devant la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, le 17 juillet, «les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler». Sans surprise donc, ce nouveau traité ne fait que transférer dans les traités actuels le contenu du traité constitutionnel européen (TCE). Bien entendu, les raisons qui ont justifié le refus des citoyens demeurent.
Le droit de la concurrence reste le droit organisateur de l’Union qui réduit la plupart du temps les autres textes européens à des déclarations d’intention sans portée opérationnelle pratique, et ce malgré le fait que Nicolas Sarkozy ait obtenu que l’expression «concurrence libre et non faussée» n’apparaisse pas comme un objectif de l’Union. En effet, le principe de concurrence reste présent dans nombre d’articles des traités. Citons par exemple l’article 105 du projet de traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui affirme «le principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre». De plus, pour éviter toute fausse interprétation, et sur exigence du Royaume-Uni, le protocole n° 6 indique : «Le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article [I-3] du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée.» C’est ainsi que la concurrence non faussée est réintroduite.
Statut et missions de la Banque centrale européenne (BCE) inchangés, services publics toujours soumis aux règles de la concurrence, libre-échange généralisé comme seul objectif de la politique commerciale, politique industrielle réduite à l’application du droit de la concurrence, etc. On pourrait allonger la liste. Ce nouveau traité est marqué de bout en bout par le néolibéralisme.
La charte des droits fondamentaux sera «juridiquement contraignante». Tout le problème est de savoir jusqu’à quel point. En effet, les droits sociaux qui y sont contenus sont de très faible portée. Par exemple, le droit au travail et à l’emploi n’existe pas, et seul apparaît le «droit de travailler». Mais surtout, pour l’essentiel, l’application des droits contenus dans cette charte est renvoyée aux «pratiques et législations nationales». Cette charte ne crée donc pas fondamentalement de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence, qui restera dominant à l’échelle européenne. Malgré toutes ces précautions, ce texte est encore de trop pour certains gouvernements. Le Royaume-Uni et la Pologne ont obtenu d’en être dispensés. Ainsi les droits sociaux au niveau européen, même réduits à la portion congrue, ne sont pas obligatoires au même titre que les règles du marché intérieur. Le social est en option, et la concurrence obligatoire. C’est l’officialisation du dumping social. Le nouveau traité subordonne la défense européenne à l’Otan et promeut le militarisme puisque «les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires». Ce doit être d’ailleurs le seul endroit où le traité encourage les Etats à augmenter leurs dépenses publiques ! Enfin, le fonctionnement de l’Union, profondément non démocratique, fondé sur l’opacité des négociations institutionnelles, subsiste, et la BCE reste indépendante de tout contrôle du politique. Ainsi donc, le contenu du traité est inacceptable. Mais la méthode l’est tout autant. Le Conseil européen de juin dernier a donné un mandat pour la rédaction d’un nouveau traité, achevé un mois plus tard. Il a été approuvé deux mois après sans aucun débat public. L’élaboration du traité s’est donc faite avec un calendrier extrêmement serré et à huis clos entre représentants des gouvernements. Quant à la ratification, elle doit être effectuée par voie parlementaire dans la plupart des pays. Nicolas Sarkozy a même indiqué qu’elle aurait lieu en France au mois de décembre, c’est-à-dire tout de suite après le Conseil européen du 13 décembre qui doit voir le traité signé.
De cette façon, il s’agit d’empêcher toute possibilité de débat public, en particulier à l’occasion des élections européennes de 2009, qui auraient pu être un grand moment de débat sur l’avenir de l’Union et être ainsi une étape clé dans l’élaboration d’un nouveau traité. Le double non français et néerlandais au TCE a à ce point effrayé les dirigeants européens qu’ils ne veulent plus prendre le moindre risque : tout devait être fait pour prendre de vitesse une éventuelle réaction citoyenne. Karel de Gucht, ministre belge des Affaires étrangères, résume bien leur état d’esprit : «Le but du traité constitutionnel était d’être plus lisible… Le but de ce traité est d’être illisible… La Constitution voulait être claire, alors que ce traité devait être obscur. C’est un succès» (Flandre info, 23 juin 2007). Les gouvernements et les institutions de l’Union semblent avoir fait leur deuil d’une adhésion populaire à la construction européenne.
Nous pensons au contraire que l’avenir de l’Europe exige le débat public le plus large pour impliquer les citoyens. C’est parce que nous sommes favorables à une Europe démocratique, garantissant des droits sociaux de haut niveau pour tous ses habitants, une Europe solidaire des peuples du monde, que la méthode employée pour imposer ce nouveau traité nous paraît détestable.
C’est pourquoi il est nécessaire que la ratification soit soumise à référendum dans tous les pays, renforçant par là même la constitution d’un espace public européen. En France, le peuple s’est prononcé contre le TCE. La ratification du nouveau traité, qui reprend l’essentiel de celui-ci, ne saurait se dispenser d’un nouveau vote des citoyens. Tous les démocrates, quelle que soit leur opinion sur ce nouveau traité, doivent l’exiger.

Article du journal  LIBERATION 13/12/2007

 

 

 


Signez la pétition pour demander un référendum


 

 

 

 

 

 

par Claude DEBONS ex-animateur du Collectif du 29 mai, Pierre KHALFA secrétaire national de l’Union synd publié dans : Presse
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Vendredi 6 juillet 2007

Tribune publiée dans Marianne le 30 juin 2007

 

La Gauche d’après

 

par Jean-Luc MELENCHON

 

 

Le PS doit changer ? Soit. Mais dans quel sens ? Les uns veulent disposer d’un outil de combat pour changer la vie. Les autres sont davantage préoccupés de « s’adapter » au monde « tel qu’il est ».

 

Ainsi, avant de rénover mieux vaudrait clarifier.

 

En commençant par l’essentiel : doit-on affronter ou accompagner la mondialisation libérale ? 
Ce n’est pas une question académique. Toute la social-démocratie internationale a répondu : elle accompagne. Elle finit par précéder. Le résultat est pitoyable. 
En Allemagne elle gouverne avec la droite. 
En Angleterre, elle la remplace. 
Dans toute l’Europe, les sociaux-démocrates démantèlent l’Etat social qu’ils avaient construit : retraite à 67 ans, diminution des indemnisations du chômage, privatisations en série, etc. 
Très vite les milieux populaires leur préfèrent n’importe quel autre remède de cheval s’il parait être une solution volontariste à la paupérisation qui les ronge.

 

En Amérique latine, la social-démocratie peut même faire tirer sur la foule des mécontents de sa politique : 3000 morts au Venezuela, 100 en Argentine, 1000 en Bolivie… 
Sur tout ce continent, la gauche nouvelle qui se réinvente le fait en dehors des partis sociaux-démocrates et le plus souvent contre eux.

 

Quelle est alors la « modernité » de cette injonction social démocrate quand cette politique affiche une faillite d’égale ampleur à celle qu’a vécue le communisme d’état ?

 

Dans le parti socialiste d’Epinay, les courants socialiste et social-démocrate produisaient ensemble une vision et un programme. L’alliance à gauche était exclusive. 
Ce dispositif entraînait la société et la gauche y est devenue majoritaire. On dit ce "logiciel" dépassé. Il faut bien un bouc émissaire.

 

Voici venir l’apothéose : l’objectif de faire un « grand parti du centre et de la gauche » ! Une tromperie. Si le Centre existe comment croire que son accord s’obtiendrait sans conséquence sur le programme gouvernemental ? 
Ainsi sous couleur d’efficacité électorale (déjà contredite dans les urnes) s’avance sans le dire un projet de société.

 

Le désir d’alliance au centre vient d’une vision dépassée de l’état politique du pays. Le temps des blocs électoraux arbitrés par les petits bourgeois des centres-villes est fini. Aujourd’hui dominent les désorientés et les désemparés. Salariés ou chômeurs, ils sont aux abois, disponibles pour la prostration ou pour le combat comme le prouve le changement de pied de l’électorat entre les deux tours des législatives. 
La société n’a pas glissé à droite. Elle veut que ça change vraiment et ne sait de quel côté se tourner pour y parvenir.

 

Quand on est de gauche, comment unifier ces catégories populaires, du haut en bas de l’échelle autour d’un projet commun efficace si l’on renonce à dire que tout commence par un nouveau et vigoureux partage de la richesse produite ? 
Comment le faire sans dire avec qui et contre qui ? 
Sans dénoncer la logique d’accumulation absurde et cruelle du capitalisme de notre temps ? 
Sans affronter la mondialisation libérale la mère de toutes nos souffrances ? 
Voilà le vrai tabou à briser. 
Mais si au contraire on décide de placer les enjeux sur le terrain choisi par nos adversaires et de parler leur langue, comment leur disputer l’hégémonie culturelle qu’ils s’y sont acquis ?

 

Rien ne sert de nier la contradiction qui sépare les socialistes sur ces sujets centraux et ceux qui s’y rattachent. Au contraire c’est en la reconnaissant qu’on peut la traiter en dynamique pour toute la gauche. _ C’est pourquoi j’ai dit que mieux vaut le divorce que le mensonge s’il faut encore maquiller la réalité de nos contradictions avec des synthèses de convenance. Je m’y tiens.

 

Si le PS doit devenir un parti de centre gauche assumé, un parti social démocrate, la vie commune en son sein ne sera plus possible avec ceux qui veulent faire vivre l’idéal de la République sociale et de la gauche de rupture. 
Ceux là seraient pris en otage. Ils devront s’assumer eux aussi. C’est ce qu’a fait l’ancien président du SPD Oskar Lafontaine en Allemagne en fondant le parti de gauche Die Linke avec les communistes, des écologistes et des syndicalistes.

 

Certes on peut aussi vouloir que le PS soit lui-même le lieu de la force nouvelle à construire avec toute la gauche. Pourquoi pas. 
Mais alors ce n’est pas une rénovation qu’il faut envisager, c’est une révolution. Bref, l’invention de la gauche d’après le communisme d’état et la social-démocratie doit commencer en France aussi. Ni le social-télé-évangélisme ni la social-démocratie ne peuvent en tenir lieu !

 

 

 

par Jean Luc Melenchon publié dans : Presse
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Mercredi 25 avril 2007
Pour le sénateur de l'Essonne, Ségolène Royal commettrait une erreur en scellant une alliance en bonne et due forme avec le candidat UDF. 

 

LE FIGARO. - Fallait-il tendre la main à François Bayrou comme l'a fait Ségolène Royal ?

 

 

 

 

 

 

Jean-Luc Mélenchon. - À François Bayrou, c'est du temps perdu. Comme l'a très bien dit François Hollande, François Bayrou, c'est la droite. Mais je crois que Ségolène Royal est en train, très habilement, de le mettre au pied du mur. Je crois qu'elle veut obliger François Bayrou à sortir des généralités pour permettre à ses électeurs de se faire leur propre opinion. De toute façon, c'est aux ci-toyens que l'on s'adresse dans un deuxième tour d'élection présidentielle et pas aux états-majors.  

 

Mais elle lui a proposé une rencontre...  

 

J'ai décidé de faire le pari de la confiance. Je ne crois pas qu'elle souhaite cette rencontre pour faire une alliance. Ce serait trop contre-performant. Il en résulterait une confusion et des divisions immenses à gauche. Soyons clairs : pour la gauche, il n'y a pas de majorité présidentielle possible avec Bayrou. Mais nous espérons que ses électeurs nous aideront à en constituer une.  

 

Existe-t-il des points de convergence entre la gauche et le centre comme Ségolène Royal l'a laissé entendre ?  

 

Pour moi, le centre n'existe pas. Ce qui existe, ce sont des millions de citoyens qui ont voulu remettre en cause le système et qui ont pensé le faire à moindre risque en votant Bayrou. M. Bayrou a clairement dit au premier tour qu'il rejetait le projet de Nicolas Sarkozy. Au deuxième tour, ce rejet a un nom : Ségolène Royal. C'est pourquoi François Bayrou se fera dépouiller dans le débat.  

 

 

 

Sur la question européenne, par exemple, elle semble pencher davantage vers le centre que vers les anciens partisans du non...  

 

Le débat ne se pose pas ainsi. Il y a d'un côté ceux qui veulent soumettre toute nouveauté institutionnelle à référendum et ceux qui sont contre comme Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal a répété son respect du non le soir même du premier tour.  

 

Le centre de gravité du PS est-il en train de se déplacer sur la droite ?  

 

Alors, il serait à contresens de ses électeurs. Le vote utile qui a eu lieu dimanche a conduit des milliers d'électeurs communistes, d'extrême gauche et altermondialistes à choisir Ségolène Royal dès le premier tour. Pour ceux-là comme pour des milliers de socialistes, Bayrou est à droite. 

 Compte tenu de son faible score, la gauche de la gauche a-t-elle encore les moyens de peser sur le PS ?  

 

Comme je l'avais annoncé, l'autre gauche, parce qu'elle est entrée divisée dans l'élection, en est sortie atomisée. Unie, elle aurait créé une dynamique. Sa division a un prix pour toute la gauche. Pour autant, les socialistes ne peuvent pas la mesurer à l'aune de ces résultats. Ce serait aberrant de reprocher à ces électeurs d'avoir fait le choix du vote utile. Pour la candidate PS, ce serait une erreur

 

 

 

 

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Presse
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Jeudi 5 avril 2007

Pour information

Réunion publique avec José Bové ,candidat à la présidentielle

           Le 11 avril à 18h30 àDijon salle Devosge 

un autre monde est en marche

 

 

 

  

Meeting.Débats.Rencontres.Quelles propositions pour la gauche ?

 

 

 Soirée avec animations,musique,buvette  

 

 

   Un autre monde est en marche

                   Un autre monde est possible

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Presse
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Samedi 10 février 2007

  

L'association " les Amis du Monde Diplomatique_Dijon " organise une conférence débat sur une figure importante de la gauche :Jean Poperen 

 

 

“Les Amis du Monde Diplomatique” -DIJON-  

 

  

 

 

Mardi 13 février à 20 h  

 

CONFÉRENCE-DÉBAT     

 

MARIE-THÉRÈSE MUTIN  

 

ancienne première secrétaire fédérale du Parti socialiste de Côte d’Or   

ancienne conseillère régionale   

ancienne députée européenne    

présentera son ouvrage  

 

"Poperen tel qu'en lui-même"  

 

 

25 ANS DE L’HISTOIRE DU PARTI SOCIALISTE:  

d’EPINAY à nos JOURS   

Jean Poperen, historien, ancien ministre de F.Mitterrand    

 

 

                      A la Maison des Association- Rue des Corroyeurs à Dijon   

 


      

50 ans d'histoire de la Gauche en France 

 

25 ans de l'histoire du Parti socialiste né en 1971 à Epinay  

"... Nous avons progressé parce que, rejetant toute attitude sectaire, d'isolement, nous avons appliqué une politique d'élargissement, de contacts, nous n'avons pas gardé notre politique pour nous, nous avons cherché à la faire appliquer par d'autres. " Toute la stratégie de Jean Poperen tout au long de sa vie politique tient dans cette phrase. Contrairement à nombre d'hommes politiques jaloux de la paternité d'une idée émise, soucieux de prendre le pouvoir pour la mettre eux-mêmes en action, pour Jean Poperen, grand pourvoyeur d'idées, l'important est qu'elles vivent même si elles sont mises en oeuvre par d'autres. Si on ne comprend pas cette exigence, on ne comprend rien à son parcours politique... " (extrait des pages 234-235 ).  

 

"Jean Poperen n'est pas fidèle à une organisation en particulier mais à la gauche elle-même et à l'organisation qui l'incarne le mieux à un moment donné. " (Annie PHILIPPE- Daniel HUBSCHER : Enquête à l'intérieur du PS - Ed. Albin Michel-1991).   

Jean Poperen, historien, dirigeant de partis (PCF, PSU, UGCS, PS), député-maire dans le Rhône, ministre de 1988 à 1991, a été, pendant un demi-siècle, l'un des artisans essentiels du rassemblement de la gauche et des forces populaires : pas de parti sans base militante, pas de gouvernement durable sans fidélité aux promesses, pas de succès politique pour la gauche sans le rassemblement de toutes ses composantes et sans un lien puissant avec le mouvement social.  

 

Un homme de contraste et de paradoxes :   

" Ce marxiste rigoureux est devenu un partisan inconditionnel de la démocratie, parce que pour lui la place de la France est d'être aux côtés des démocraties occidentales et donc des Etats-Unis. C'est aussi une des raisons de son soutien indéfectible à Israël, seule démocratie du Moyen-Orient. C'est ainsi que cet anti-rocardien constant se révèle un ministre particulièrement loyal avec Michel Rocard, un ministre des relations avec le Parlement apprécié des parlementaires de droite qui s'attendaient à rencontrer un sectaire. Ainsi, ce dirigeant que l'on a souvent vu comme une incarnation de l'appareil - et qui n'a jamais voulu sacrifier à une ascension dans l'appareil une indépendance d'esprit intraitable - cet homme qui consacra son existence à l'action politique fut plus que tout autre ouvert à la culture et prit l'initiative de somptueuses rencontres entre intellectuels de haut niveau qui le tenaient pour un pair. " (Claude Dupont - article pour l'Ours)

Jean Poperen : un intellectuel militant :   

" Etre un intellectuel en politique, c'est replacer chaque fait dans son cadre historique, c'est savoir s'indigner, refonder, innover devant l'Histoire pour la faire avancer, regarder le futur, éduquer, éclairer pour expliquer, enrichir la doctrine et l'indispensable idéologie, celle qui encadre les projets longs, celle qui donne du contenu et du sens." (Laurent Fabius - Hommage rendu à Jean Poperen en 1997, lors de la rentrée parlementaire)

Jean Poperen et le Parti socialiste   

Jean Poperen, si lucide dans ses analyses sur le comportement des électeurs, se trompa beaucoup plus sur celui des adhérents de ses partis successifs : en 1967, quand la coalition des ténors du PSU fut défaite par les autonomistes de Rocard, comme en 1990, au Congrès de Rennes, quand il surestima la capacité ou l'envie des militants de s'en tenir aux textes d'orientation. Mais c'est l'erreur tactique du Congrès - fondateur - d'Épinay qui est la plus souvent évoquée. C'est que Jean Poperen croit trop exclusivement à la force intangible de la ligne politique alors que, dans la vie d'un parti, on ne peut pas évacuer l'aspect émotionnel et subjectif. En l'occurrence, il n'avait pas perçu l'ampleur du rejet de Guy Mollet de la part des nouveaux arrivants.   

Cette erreur d'appréciation laissera des traces profondes. Jean Poperen ne fera jamais partie du premier cercle des "mitterrandistes", ceux à qui Mitterrand confie les postes-clés. Malgré sa loyauté à toute épreuve, rien ne lui sera octroyé : il devra guerroyer pour obtenir les postes de responsabilités où, pourtant, il excella. Mais il ne réussit pas à réaliser son rêve : devenir Premier secrétaire du PS.   

Pourtant, grand pourvoyeur d'idées, il n'a cessé de donner un corps de doctrine au PS : le Front de classe et l'union de la gauche avant 1981, le compromis et la confrontation sociale après la victoire, jusqu'à ce que la politique de la "deuxième" gauche triomphe, sinon dans les Congrès du moins dans les esprits.   

Ecarté du secrétariat, il n'abandonne pas la lutte idéologique. Conscient de la mondialisation inévitable, il étend le champ de ses réflexions à l'Europe et à la planète.   

"On ne peut pas gagner la bataille politique sans mener le combat d'idées" (Jean Poperen - Le nouveau contrat socialiste - 1985)   

Toute la vie politique de Jean Poperen est une illustration de cette exigence.   

La vie politique actuelle, politique-spectacle faite en fonction de la courbe des sondages, manque d'hommes et de femmes de cette trempe. Dix ans après sa disparition, sa démarche n'a rien perdu en actualité. 

Jean Poperen tel qu'en lui-même : cette biographie permet, à ceux qui le souhaitent, de mieux comprendre l'évolution du Parti socialiste et de la gauche, dans la dernière moitié du XX ème siècle. Le livre de 496 pages est construit en deux parties : la 1ère a été écrite par Poperen lui-même : ce sont des mémoires inachevés qui content la jeunesse de Poperen jusqu'en 1953. La 2ème partie écrite par Marie-Thérèse Mutin couvre la période de 53 à 97. 

      

      
par Pour la République Sociale 21 publié dans : Presse
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Mercredi 3 janvier 2007

 

Du suicide des baleines

Analyse concernant l'échec de la candidature unitaire

Article de Bernard Langlois .Bloc note Politis décembre 2006

Pour lire l'article cliquer sur le lien :Politis

par Bernard Langlois publié dans : Presse
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Vendredi 29 décembre 2006

Jean-Luc Mélenchon sur RTL  

 

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL le mercredi 20 décembre. Vous trouverez ci-après le texte de cette interview que vous pouvez également écouter sur le site de la radio.

  

 

 

 

 

 

 

- Jean Michel Aphatie : Bonjour Jean Luc Mélenchon.

 Jean Luc Mélenchon : Bonjour.   

 

- Donc, hier, à nouveau les organisations anti-libérales ont essayé de s'entendre sur un candidat commun. Ce soir, à nouveau, les militants communistes sont appelés à voter pour voir si Marie George Buffet peut ou non être leur candidate. Rien n'avance dans cette Gauche anti-libérale ?   

Et c'est un Socialiste qui vous commente tout ça. C'est une situation qui ne manque pas de sel, n'est-ce-pas !  

 - Qu'est-ce que le Socialiste en commentaire, qu'est-ce qu'il dit ?   

Non, je pense que c'est fini.   

- C'est fini ?   

Oui parce qu'ils ont dû faire le constat que y'avait pas de consensus sur un nom. C'est dommage !  

 - Il n'y aura pas de candidat commun de la Gauche anti-libérale ?   

Non, il n'y en aura pas. C'est dommage pour deux raisons. La première parce qu'il y avait une véritable attente dont je peux témoigner. Vous savez, je suis allé au meeting de Montpellier, le lendemain de l'investiture socialiste, et je dois dire que ce qui m'a le plus surpris c'est pas ma propre audace, c'est d'y voir 4.000 personnes, c'est-à-dire autant de monde (c'était la même salle) que ce que j'avais vu pour le référendum sur le NON. Il y en avait 3.000 au Mans, 2.000 à Caen, c'est-à-dire des masses de gens considérables ...

 - Une attente ?    

... oui, une attente. Et cette attente est déçue. La deuxième mauvaise nouvelle, c'est pour le Parti Socialiste lui-même, mon parti, parce que quand bien même ferait-il un score extraordinaire, absolument merveilleux, du jamais vu dans notre histoire -30% au premier tour de l'élection présidentielle- ce serait extraordinaire, n'est-ce-pas !   

- Ce serait extraordinaire ! Si peut-être François Mitterrand, non ?   

Jamais.   

- En 88, non ? Peu importe ! 

Le Président Mitterrand a dû faire 32 ...   

- Ah, le Président Mitterrand, comme vous dites, voilà !  

 Le deuxième mandat, oui. Supposons qu’on soit cette fois-ci à 30 %. De 30 à 51 ou à 50,1 voix, il manque encore 20 points. Il va donc falloir les trouver. Après avoir fait le vide de candidats, ce qui est une bonne chose, maintenant il faut faire le plein des voix. Et honnêtement, il y a maintenant tout un secteur de la Gauche et de la population qui ne va pas se sentir représentée. Il ne faut pas croire que, moi jesuis mécontent parce que j'ai une mauvaise tête. Je ne me suis pas senti représenté après le débat interne au Parti Socialiste. Et comme moi, des milliers de gens (ce n'est pas offensant pour notre candidate que de le dire !). Premier élément : les gens pas représentés.. Et puis deuxièmement, ce sont ceux que moi j'appelle les désorientés, c'est-à-dire une masse de gens qui ne sait plus du tout à qui se référer.

 - Et vous Jean Luc Mélenchon, savez-vous justement la campagne de qui vous ferez ?  

 

 Oui, mais moi c'est très simple. Ca présente d'ailleurs peu d'intérêt. Qui suis-je ? Une personne. J'ai une voix, un bulletin de vote, je vais dans l'isoloir comme tout le monde et je le dépose dans l'urne, voilà.  

 - Allez-vous voter Ségolène Royal -c'est ça ma question- vous, membre du Parti Socialiste ?  

Franchement, si je ne veux pas avoir d'ennui, je vous réponds : oui, on passe à l'affaire suivante. Mais ça ne serait pas honnête. Que deviennent les gens comme moi ? C'est-à-dire ceux qui comme moi, ont cette sensibilité du socialisme qui, par exemple, n'est pas d'accord avec l'abrogation de la carte scolaire ou n'est pas d'accord avec une certaine conception de l'Etat où la Loi n'est rien et le contrat est tout. Bref, toutes ces questions ont une réalité. Je peux me taire. Je peux rentrer chez moi et dire : je n'ai plus rien à dire. Je vais faire autre chose. Mais c'est une réalité : si on veut que la Gauche gagne, il faut que les gens comme moi trouvent leur place dans cette bataille. Par conséquent, il va falloir que la candidate -Ségolène Royal- trouve le temps non seulement de parler avec les autres mais aussi avec des gens comme moi.  

 - Mais, en tout cas, vous, pour cette campagne présidentielle qui s'annonce, qui va commencer, vous l'imaginez vivre à l'intérieur du Parti Socialiste en soutenant la candidate du Parti Socialiste ?

 Moi, je suis un citoyen engagé. Toute ma vie est dans l'engagement politique. Donc, je m'engagerai. Je vais essayer de trouver la forme utile. Mais vous imaginez bien, Monsieur Aphatie, qu'on ne va pas me demander d'aller faire des meetings pour expliquer des choses auxquelles je ne crois pas. Donc, ou bien on discute pour voir comment les uns et les autres s'y retrouvent ; ou bien on ne discute pas et puis je ferai la campagne dans mon coin là-bas en Essonne. Ils seront tout contents de m'avoir sous la main.
Mais je crois que ce n’est pas cela le fond de l'affaire. Le fond de l'affaire, c'est que ce pays - que ça nous plaise ou non à nous les Socialistes - est en ébullition. Personne ne peut dire, aujourd'hui : c'est sûr, voilà comment vont se passer les élections. Voilà comment ça va se finir. Non. Non. La situation est très volatile et nous pouvons nous attendre à d'immenses surprises dans cette élection.  
 

- L'immense surprise ce serait que, par exemple, la candidate socialiste ne soit pas au 2ème tour, quelque chose comme ça ?  

 Des catastrophes, on en a déjà vêcues une particulièrement meurtrissante, injuste qui nous a blessés, je crois, très profondément. On peut en vivre d'autres. Aujourd'hui, tout le monde trouve tout à fait normal de dire : ah ben oui, au 2ème tour, y'aura M. Le Pen. Donc, la question c'est de savoir qui va être au 2ème tour en face de Le Pen ? On se frotte les yeux. Quelle évolution inouïe dans le paysage politique français. Jusqu'à quelle catastrophe faudra-t-il aller pour qu'on comprenne qu'il y a une masse de gens qui a besoin d'être représentés et qui a besoin que sa vie change. C'est au point de départ de tout ce que nous vivons. Il y a la misère, la dureté de la vie, de plus en plus dure. Voyez-vous, nous venons d’entendre des gens qui pleurnichent à propos des impôts ; je leur demande de regarder dans la rue. Ca n'est pas supportable que dans un pays aussi riche, il y ait 200.000 personnes qui dorment dans la rue avec un froid pareil. Moi je suis prêt à donner ma paie pour qu'il n'y en ait plus un demain.  

- Puisqu'on en parle des Impôts .... Vous approuvez l'interview de François Hollande, ce lundi, qui a dit : si on revient au Pouvoir, les Impôts vont augmenter ?  

Qu'il dise qu'on allait revenir sur les avantages fiscaux qui ont été consentis à certains, alors là, je suis tout à fait d'accord.  

- Les avantages fiscaux ... l'impôt sur le revenu a baissé et la totalité de la pression fiscale a augmenté. Opération blanche pour les contribuables. Donc, l'impôt sur le revenu va augmenter.  

 Oui, oui, ce ne sont pas forcément les mêmes qui paient. Je trouve qu'il est normal dans un moment de difficultés que la partie supérieure des revenus paie davantage, franchement, on aurait du mal à pleurer. A l'heure à laquelle nous parlons, la première fortune de France (on va me dire que c'est simpliste ... mais pour moi, y'a un rapport entre la misère et la richesse), la première fortune de France gagne un SMIC et demi annuel par heure, même quand elle dort.  

 - C'est qui la première fortune de France ?  

C'est pas la peine de personnaliser ...  

- Ah, c'est vous qui le faites !  

Non, je dis la première fortune de France ...  

 - Oui, donc c'est personnaliser quand même.  

Moi je n'aime pas frapper les personnes, ni les montrer du doigt, on me le reprocherait. Je décris une situation sociale qui est absolument anormale. Il est absolument anormal que tant de richesses s'accumulent d'un côté, tandis que tant de pauvreté gagne de l'autre. Et ceux qui sont au milieu et qui disent : c'est à nous qu'on va prendre de l'argent, se trompent totalement. Il ne s'agit pas d'eux. Il s'agit des revenus les plus hauts. Je vous signale que c'est comme ça que Lionel Jospin avait repris l'économie en mains. C'est comme ça que nous avons créé 2 millions d'emplois. On a commencé par surtaxer les 75 premières entreprises du pays. Par conséquent, qu'on n'aille pas dire que ce pays manque de moyens pour s'occuper de chacun de ses enfants, ce n'est pas vrai.  

- Voyez, Jean Luc Mélenchon, vous êtes déjà en campagne. Vous approuvez François Hollande ; donc vous soutenez la campagne de Ségolène Royal. 

 Si ça vous fait plaisir à cette heure-ci, moi je veux bien tout ce que vous voulez Monsieur Aphatie ...  

- C'est gentil de me faire plaisir.  

... mais y'a une chose que vous ne pouvez pas m'enlever, je suis un homme de Gauche quoi. Je crois que ça s'entend.  

 - Est-ce que Jean Pierre Chevènement ne vous a pas montré le chemin ; lui, il a rejoint Ségolène Royal sans se poser de questions ?  

 Mais lui il n'est pas membre du Parti Socialiste, il devait le rejoindre. Moi, j'en suis membre. Ce que je dis seulement, à cet instant : il serait vain de croire qu'avec le canon du revolver du vote utile, on va mettre tout le pays au garde à vous, derrière une candidature. On peut le croire. Si c'est comme ça, tant mieux ! On n'a même pas besoin de faire campagne. Mais je ne crois pas que ça se passera comme ça. Donc, j'adjure mes camarades de comprendre que ça n'est pas une affaire qu'ils ont à régler avec un de leur fils rebelle, au Parti Socialiste. C'est un problème qu'ils ont avec un secteur de l'opinion de Gauche, qui ne se sent pas représentée et deuxièmement, avec une masse de gens qui ne sait que penser.

 - Jean Luc Mélenchon qui ne demande qu'à être convaincu par Ségolène Royal, était l'invité d'RTL ce matin.   

A discuter : en tout cas, ça c'est clair. C'est une offre publique que je fais là.  

 - Bonne journée !

 

 

 

 

 

par Pour la République Sociale 21 publié dans : Presse
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Vendredi 1 décembre 2006

« Je serai là où le devoir commande », un entretien avec Jean-Luc Mélenchon.Fondateur de PRS

Denis Sieffert et Michel Soudais

 

 

 

 

 

Sévère sur la victoire de Ségolène Royal et l’évolution du PS, l’ancien ministre Jean- Luc Mélenchon soutient la tentative d’union de la gauche antilibérale, à laquelle travaillent déjà ses amis de PRS au sein des collectifs. Peut-il être le candidat qui incarnera ce rassemblement en 2007 ? S’il ne dit pas « oui », le sénateur de l’Essonne n’exclut pas non plus cette hypothèse. 

 

La désignation de Ségolène Royal est-elle un événement